Du 25 avril au 3 mai, le festival international du film musical de Pau fera oublier la débâcle à l’écran du plus mauvais de ses acteurs (François Bayrou) avec une programmation à la fois exigeante et variée. Une initiative à saluer dans un paysage de plus en plus saturé par l’image et où la musique originale peine à trouver sa place.
« Il y a désormais une espèce d’inflation autour du documentaire musical ». Ces propos, tenus ici-même par les fondateurs du festival FAME, traduisent bien la problématique actuelle autour de ce format aux allures de cinquième roue du carrosse. Instrumentalisé par les grands marchands du temple comme un outil marketing à la gloire des tête de gondole (Orelsan, Taylor Swift, Stromae, etc) et devenu un produit consommable sur les plateformes sans aucun recul, le docu musical est ce parent pauvre du film et du biopic à la recherche autant d’énergie que de moyens ou de sujets intéressants à filmer.

C’est dans ce contexte que le festival historique Rock this town, lancé en 2007, se bat pour une diversité à l’écran, très loin du cancan parisien. Pour sa dix-neuvième édition, le comité de programmation rebat les cartes avec une sélection où se croiseront en concert ou en docu le Reverend Beat-Man, Sun Ra (The Magic City), Jeff Buckley (It’s never over), Fugazi (We Are Fugazi From Washington DC) ou encore Bertrand Burgalat (pour le documentaire Initiales BB produit par vos serviteurs). Un sacré mélange d’artistes contemporains projetés en grand format pour oublier les notifications et le monde extérieur pendant quelques dizaines de minutes. Et un exercice de plus en plus complexe, à l’heure des smartphones, pour nos idoles toujours plus petites et plus coincées dans nos petits écrans.
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No beatles, HellviSSe or record store death