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‘LE MORAL DES TROUPES’ EST LE PREMIER FILM ROCK FRANÇAIS

Cinéma français et rock, ça fait deux. Ah bon. Ca tombe bien, ils sont...deux, Benoît Sabatier et Marcia Romano, à avoir réalisé le premier long-métrage électrifiant de bout en bout sur ce truc à qui on tend apparemment pas trop la perche et la caméra alors qu'on parle de lui tout le temps, partout, même que certains disent qu'il est mort depuis on ne saurait calculer quand : bah oui, le rock. "Le Moral Des Troupes" parle de lui, de rock, exclusivement, alors on en parle, en avant-première, là, tout de suite, maintenant.

Le moral des troupes 4Est-ce que le cinéma français a un problème avec le rock ? C’est con mais, avant d’approcher Le Moral des Troupes, on serait tenté de se poser la question. Tenter seulement, l’évidence se pose illico. On connaît la chanson, la réponse : c’est oui, il y en a un, de problème. Bon, après tout, on pourrait citer en vrac quelques repères, comme ça, histoire de se contredire d’entrée de jeu. Fin des 60’s, Barbet Schroeder, dès son premier long, More, suit la progressive descente aux enfers de deux hippies à Ibiza accompagné de prog-rock floydien. Celui-ci, oui, jusqu’à Amnesia, une romance sur fond d’initiation électronique avec le même décor ibizien plein de couchers de soleil et de vagues à l’âme, 30 ans pile après More, comme pour boucler les boucles de synthés. Début 90’s, Les Nuits Fauves de Cyril Collard, en film-étendard de la génération sida, réalisé avec une certaine urgence punk, pas le choix, le film devant être achevé avant que Cyril clamse pour de vrai. Et puis bon, Nicola Sirkis était pressenti pour jouer le « rôle »… Quoi d’autre ? Les premiers Assayas, aux titres signifiants (Désordre), aux b.o compatibles (New Order), la fraternité avec Michka ; et puis Clean donnait la réplique à…Tricky ; à la fin de L’Heure d’été, le poste crachotait du… Plasticines. Ah. Ok, sinon Bus Palladium du fils Thompson (Danielle, pas Hunter) ? Hum. Tel Père Telle Fille, l’adaptation du Teen Spirit de Despentes avec Eudeline en clin d’oeil derrière les lunettes noires ? Despentes, tiens, oui, Baise-Moi, de son titre jusqu’à son tournage chaotique puis sa réception non moins tourmentée, sa bande-son qui fait la part belle à la scène punkie d’ici (Peuple de l’herbe, etc). Les rockstars françaises aussi ont trempé leurs grolles dans le septième art. Christophe qui joue lui-même chez HPG ou Giannoli. Bashung et Arno qui dialoguent, lessivés, devant la caméra de Benchetrit, responsable d’un Janis Et John (involontairement) comique. Johnny taiseux chez un autre Johnnie, To, ou qui fait mumuse pour Lelouch ou dans des médiocrités prime-time anecdotiques – qui se rappelle de Pourquoi Pas Moi ? Pas moi. Ou encore : Gainsbourg qui a eu droit à son tribute cinéma. Tribute, oui… difficile de prononcer le terme biopic quand on parle de cinéma français, on pense direct aux cours du soir téléfilmés sur la vie de Jean-Paul Sartre.

Ce que je ne comprends pas, c’est que la « culture rock » est partout et pourtant, il n’y a aucun film rock’n’roll en France. (Benoit Sabatier)

Bon. Last but not liste : l’alterno Le Grand Soir des Grolandais, Godard qui filme Les Stones, Carax qui cale en synchro du Bowie (Mauvais Sang) ou du Scott Walker (Pola X), Pop Rédemption avec Julien Doré (ouh la…« Un vrai film de potes boosté par des acteurs rock’n’roll » écrivait Rolling Stone), Dupieux Oizo, la clique post-Starfix, plus réalisateurs électroniques (c’est Boukhrief qui l’a dit, à propos de Noé)… Mona et Moi avec Johnny Thunders, me souffle-t-on. Stop. Pas de problème, le cinoche français en a glissé du rock, au sens large, à l’intérieur, plein même, en faisant jouer ses « acteurs », en rythmant des séquences avec des standards ou des artistes tendance, voire en se découvrant une légèreté pop qu’on qualifie de pétillante (tous les « films-playlists », pour paraphraser Marcia), un certain état d’esprit rock en toile de fond comme il y a une ribambelle d’écrivains français estampillés rock, pourquoi pas, mais des films SUR le rock en tant que mode de vie, avec l’esthétique qui en découle, les décharges électriques, non, pas vraiment vu. Qui pourrait contredire ça ? D’entrée de jeu, Le Moral des Troupes.

Réalité sociale et fantasme rock

« Oui, ce que je ne comprends pas, c’est que la « culture rock » est partout et pourtant, il n’y a aucun film rock’n’roll en France. Le rock’n’roll d’aujourd’hui n’est jamais traité dans le cinéma français. Les mecs de cette scène, le crevards, les backstages, la défonce, les embrouilles, le sexe foireux… C’est ce qu’on a voulu montrer, avec surtout pas une approche postmoderne petit-malin second degré mais au contraire avec de l’amour pour ça » explique Benoît Sabatier. Pourquoi y en a pas alors ? Décalage culturel, évidemment. C’est un secret pour personne, le cinéma anglo-saxon n’a aucun problème à produire pléthore de films rock (« 50 % des films que je vois ! »), des biopics pop, qu’ils se basent sur des mythes éternels (Johnny Cash avec Walk The Line, Ian Curtis avec Control, etc), des stars en vie (Eminem et 8 Miles, 50 centimes aussi), des freaks sans gloire (Anvil) ou même des labels/courants (Factory, le post-punk, 24 Hours Party People), docus, fictions, faux docus, doc fictions, post-fictions, rockumentaires, ascension, dégringolades, zones d’ombre d’un génie, lives tonitruants, peu importe, en tout cas de la matière solide pour raconter des personnages bien installés dans les consciences de masse comme des héros aux destins bouleversants. Sous cet angle, c’est sûr qu’en France, c’est nettement plus compliqué de faire Dig! Marcia : « Souvent les films français doivent être ancrés dans une réalité sociale identifiable. Et celle du rock ne correspond pas à la notre, ça reviendrait à fantasmer sur quelque chose qui n’existe pas. Cela dit, la musique est devenue très importante dans les films. Je me souviens que dans une école de cinéma, les jeunes citaient Gaspar Noé et Xavier Dolan en tant que réalisateurs préférés. Pourquoi ? Principalement à cause de leur rapport à la musique dans leurs films. Pour l’instant, c’est la seule alternative possible. ».

Le Moral des Troupes - Axel

La folie des glandeurs

Les jeunes, parlons-en. Le Moral Des Troupes, c’est plus un film sur le rock ou sur la jeunesse ? Les deux, liés, à l’évidence : on n’est pas dans une fiction-fantasme d’un âge d’or basé sur une réunion d’anciens qui radoteraient du « c’était mieux avant » à gogo. Benoît : « Pour nous, c’était important de faire un film sur des groupes contemporains, pas sur Richard Hell ». Le rock à travers le prisme de la jeunesse (et réciproquement), c’était déjà le sujet du livre Nous Sommes Jeunes Nous Sommes Fiers du même Benoît Sabatier, et plus largement SON sujet, approfondi depuis une vie à l’écrit, désormais à travers le cinéma, « objet esthétique qui englobe tout ». Marcia : « On décrit la période entre 24 et 27 ans, le moment où tu te dis qu’il faut passer à autre chose et celui où tu le mets en pratique. ». Les deux doigts dans la crise. Rien n’est encore perdu mais tout semble déjà foutu. Ce passage étroit qui ressemble à un permanent pogo intérieur où l’adulte se frotte à l’adolescent, à ceci près que les coups secouent davantage quand on s’entend dire qu’il faudrait peut-être grandir, les résonances font plus mal aux oreilles que les stridences fuzz d’un concert garage. Des rues aux boîtes rock, Axel et Teddy traînent, leur jeunesse s’enfuit. Les potes qui gravitent, premiers rôles pour chacun des acteurs, occupent autant le premier rang, faisant du Moral Des Troupes un vrai film de bande, logique avec un titre pareil. Look, gouaille, sensualité. Pas naturaliste, naturel. Blondie magnétise. Rythmé par une bande son atomique qu’on entendra pas autre part (Quetzal Snakes, Sergent Poppers…), il se regarde comme un road-movie dans lequel les personnages font du surplace. L’impuissance. Fuir ? L’herbe est peut-être plus verte ailleurs, plus fumable. Demain est une autre nuit. Blanche peut-être mais surtout trop noire pour y voir vraiment clair. Est-il déjà trop tard ou peut-être trop tôt ? Il n’y a plus qu’à dormir ou pleurer ? Non, il y a la fureur de vivre, intacte, de vibrer, l’envie de s’éclater, de tout éclater, la liberté (la seule ?) de se marrer encore très fort, au moins jusqu’à ce que l’aube pointe le bout de son néné.

Le moral des troupes 6

Peu de sexe, peu de drogue mais beaucoup de rock’n’roll

L’aube… du sud, en l’occurrence : les deux réalisateurs ont choisi de filmer la vie électrique de Marseille plutôt que celle de la ville lumière. C’est là qu’ils y ont puisé une vitalité rock, fraîche, plus fragile, en marge et spontanée, alternative à la hype parisienne difficile à contourner, au formatage de petits rockeurs revenus de tout, y compris de soirées où on peut s’encanailler pour 15 euros le fond de verre de glaçons imbibés au Martini : « Si on l’avait tourné à Paris, il y aurait peut-être eu un côté Hedi Slimane qu’on ne voulait pas. A Marseille, les salles sont authentiques comme La Machine à Coudre, des petites poches de résistance, des endroits condamnés. » Tourné sur trois étés dans trois salles, le film déroule son programme en temps réel, « une expérience sur le temps pour les voir changer physiquement ». Aucune trace de maquillage pour vieillir la face des personnages, qui auraient pu être abîmés par des excès de bibines ou de sels de bain, ces machins qu’ils se mettent en tête d’ingurgiter pour se la retourner. Le rock’n’roll ? Oui, celui des concerts sauvages, comme si la vie, c »était que ça, un festival ininterrompu, anar, où les seuls trucs consignés seraient les verres à ramener au comptoir. De toute façon, c’est mieux de picoler au goulot dehors, moins cher. A l’intérieur du film, 100 % de rock et pas que des morceaux. Du générique qui fait défiler les crédits sur une superposition de flyers jusqu’aux débats existentiels (le premier Frank Black est-il le meilleur Pixies ? ; les plus belles voix féminines sont-elles celles qui se masculinisent ? ; etc) en passant par le casting, composé de Cyprien, le leader de Catholic Spray, mais aussi exclusivement d’habitués de ces boîtes (sauf peut-être la grand-mère).
Le sexe ? S’il n’est pas explicité, c’est parce que c’est un échec, illustré dans une super scène où la baise est zappée comme s’il y avait autre chose à faire, comme, je sais pas, fumer des clopes. La dope ? A l’arrache, chipée en pharmacie, dans le but d’expérimenter des nouveaux remèdes foireux (les sels de bain donc, merci de suivre) et surtout pour en tirer des situations humoristiques : le film carbure en tant que comédie. Pas si plombé que ça, le moral des troupes. Ça se marre, en long en large, de travers. Et sans forcément avoir recours à la défonce. Pas de bad trip, juste des descentes, de bouteilles. « C’était important pour nous de ne surtout pas glamouriser la drogue, sachant que c’est une étape obligatoire à cet âge-là. Les gens ont envie de voir des trucs qu’ils ont déjà vu : une jeunesse trash, ils l’ont vu donc ils veulent pouvoir plaquer les films qu’il y a eu là-dessus sur celui-ci. Nous, on voulait faire le portrait d’un petit groupe qui échappe à ces clichés. » développe Marcia. Et Benoît aussi, en fan hardcore du film Moi Christiane F, 13 ans, Droguée, Prostituée.

Les Français sont obsédés par les films sociaux.

Beautiful losers, grand film fauché

Le Moral des Troupes - la Blondie« Les Français sont obsédés par les films sociaux. C’est super de parler des quartiers, des prolétaires, mais on voulait traiter d’une classe sociale pas vraiment définissable. Est-ce que ces personnages sont issus de la classe moyenne ? Est-ce qu’ils sont des fils de bourgeois déclassés ? Des enfants de prolo plutôt blancs mais classés ? ». On ne sait pas, ils sont en tout cas des beautiful losers, finalement moins perdants que perdus. Des crevards. Rien à voir avec Bref ou des conneries du genre qui glorifieraient la lose sur un mode fun ; pour reprendre le livre de Sabatier, rien à voir avec le « Nickhornbisme », une posture, cette façon de faire l’apologie du jeunisme à travers de la déco, du factice, de la coolitude par diktat, la grande panoplie rock’n’roll mais le mode de vie très petit bourgeois. « C’est le contraire de ces gens qui sont dans cette culture de la win, qui ont les moyens, et qui se font passer pour des losers. Pour détourner l’adage qui dit que l’argent ne fait pas le bonheur : est-ce que la réussite sociale fait le bonheur ? Ça se transcrit dans le rock tel qu’on le connaît, il y a des losers tellement magnifiques, Stockholm Monsters, TV Personalities, des mecs qui ne seront jamais célèbres, qui n’auront jamais d’argent mais qui sont géniaux. » Du coup, Le Moral des Troupes, c’est, par essence, un film politique ? Benoît, ad lib : « Pas sur la politique avec des gens sociaux qui vont s’inscrire dans une asso, mais un film politique sur le désengagement. C’est un film très à gauche, contre le matérialisme, sur l’espérance d’une vie meilleure à travers des chocs esthétiques qui n’ont rien à voir avec la réussite. De toute façon, la droite n’existe pas, elle est horrible. Pour moi la gauche, c’est une idée de grandeur, la classe, la classe dans la lose. La gauche, c’est Charlot. ». A l’image du film, financièrement plus proche d’un disque de Go-Kart Mozart que des Strokes. « Un disque fauché, c’est pas de chance et c’est de la chance. Pour reprendre le cas de TV Personalities, Dan Treacy ne pourra pas faire d’album à la Phil Collins, c’est une chance. Et c’est pas de chance parce qu’il n’a pas de fric, pas de studio, rien, mais à l’arrivée, ça crée bien plus d’émotions. Nous, on s’est dit que, grâce au fait qu’on est totalement fauchés, on allait pouvoir faire quelque chose qui ne peut pas exister chez les mecs riches. ». Budget limité, film bigger than life. Du style, du panache.

Question fabrication, ce qui est passionnant, pour l’un, c’est le côté candide de la première fois derrière la caméra mixée à l’érudition dans la musique, le rock, pour l’avoir vu, vécu, écrit dessus ; journalisme et réalisation se font échos (angles, direction, montage, écriture de dialogues dans les interviews…) ; l’expérience et l’innocence s’accordent comme des instruments. Et pour l’une, passionnée de rock et d’imageries (clips, concerts…), l’adaptation scénaristique d’un monde, un choix d’écriture, de prises de vue, de visions – on n’est pas dans un délire de spécialistes ès jeunesse qui décortiqueraient un langage ou des attitudes en prenant des notes sur un petit calepin. La suite, déjà en boîte, annonce un volume 2 avec les mêmes personnages (plus Orties en guests !) devenus de grands adultes par la force des choses. Et ça causerait d’une nana qui tombe amoureuse… d’un synthé maléfique. « C’est sûr qu’on appartient à aucun courant de réalisateurs : c’est notre fierté et notre drame. On revendique le fait de faire un cinéma à part mais c’est vrai que si tu ne fais pas partie d’une scène, tu es dans la merde. » Cinéma français… Rock… Un effort, allez, putain.

Sortie prochainement, mais déjà sélectionné au Paris Indépendant Film Festival.
Le site officiel

10 Comments

  1. David Burne

    4 novembre 2015 at 12 h 21 min

    Et les films de Bernie Bonvoisin, antisocial, tu perds ton soutif ? En tout cas, super article et trailer.

  2. Meinhof

    5 novembre 2015 at 2 h 36 min

    Mec tu veux des loosers magnifiques? La pire chose à faire est de faire des films sur eux.Laisse les français sans film rock, laisse les descendants des poetes ignorants,ne leur vole pas leur connerie.Laisse les venir,doucement,se détruire calmement,sans le savoir.
    Putain de cinéma, putains de cinéastes,touchez pas à la musique,elle vaut dix fois vos putains de clips,branlez vous devant votre putain de fiction,vos putains d’acteurs,justes bons à se faire mousser dans la peau d’un autre,à intégrer leur putain de showbiz,putain de monde du mensonge auto alimenté,auto sucé,la seule chose de bien dans ton trailer est la musique,les commentaires sont risibles,la blonde est aussi risible que son short,la punk idéale emmerde les bimbos et se fringue comme un mec,les seules troupes que tu auras dans le futur sont ces putains de rockeurs pour le style,le rock pour la frime marseillaise,on repassera pour l’honnêteté,on repassera pour l’urgence, on repassera pour la médication,ton héros ressemble à tous les cultivés qui remplissent les fosses,des têtes de winners tragiques au lieu des jolis loosers,sûr qu’il va vite se sortir de son guépié de dévergondage, sûr qu’il se va se rendre compte que ça rime à rien, le rock n’est pas un défouloir pour gens bien, c’est un asile pour gens mauvais., et là tu les vaccines connard.

  3. Arto Lindsay Lohan

    7 novembre 2015 at 15 h 07 min

    Quetzal Snakes et Sergent Poppers à la BO, génial, là ça change. Et la super musique du trailer, je retrouve pas, c’est ni Catholic Spray, ni marseillais ? Bravo pour l’article.

  4. Alain Parqueur

    7 novembre 2015 at 17 h 33 min

    Il y a pas que le rock dans la vie ! Le cinéma se suffit très bien à lui-même ! Mais c’est vrai que quand les deux se percutent, ça peut donner des sacrés trucs – je pense, en docu, à « You’re Gonna Miss Me », « GG Allin & the Murder Junkies », et en fiction, à « Ex Drummer », « Decoder », etc (pour citer des films qui ne sont pas dans l’article, par ailleurs très exhaustif dans son parti-pris).

  5. Meinhof

    7 novembre 2015 at 18 h 21 min

    Le cinéma est un masque, les acteurs des petites connes de soirées déguisées,et les documentaristes seulement les premiers partis.

  6. Sanofi

    10 novembre 2015 at 19 h 00 min

    Il faut que Gonzaï fasse un portrait/interview de Lech Kowalski, un proche de Johnny Thunders et Dee Dee Ramone, réalisateur de deux docus sur eux, plus de l’excellent « DOA », et d’une fiction (« Story of a Junkie ») assez stupéfiante. Il habite aujourd’hui en France: allez, Ligammari, une autre rencontre électrisante en perspective ?!

  7. Lydia Dîner

    11 novembre 2015 at 23 h 05 min

    C’est génial “Human Punk” ! Et tout John King, j’avais aussi beaucoup aimé son bouquin “ Football Factory”, qu’il a fait adapter au cinéma, excellent ! A propos de punks, John Lydon, Richard Hell et Joe Strummer, plusieurs films à leur actif, sont des acteurs assez sousestimés, non ? (Genesis P-Orridge et Blixa Bargeld, parmi tous les musiciens passés devant la caméra, font aussi des acteurs impressionnants !). C’est génial la no-wave ! J’adore DNA, dont le leader, Arto Lindsay, est aussi compositeur de musiques de films et un excellent comédien – on le voit dans huit films, dont “ Recherche Susan désespérément”, super apparition. J’adore aussi la no-wave à travers son cinéma, avec des réalisateurs comme Nick Zedd et Richard Kern, des acteurs comme Lydia Lunch et James Chance, qui jouent dans pas mal de films… La no-wave, les acteurs punks, John King, le cinéma, une connexion électrique et magnétique, merci à cet article de le rappeler.

  8. Bester

    18 novembre 2015 at 7 h 53 min

    Commentaires modérés à partir de maintenant, avec suppression de tous ceux dépassant les limites (on voit de qui on parle). Cheers

  9. Meinhof

    19 novembre 2015 at 22 h 10 min

    Avec modération.
    Ce film donc fait sa première au Reflet Médicis le lundi 30 novembre 2015 à 22h,
    Fans de musique, je vous conseille également Une Jeunesse Allemande qui y est également projeté.
    Je ne doute pas que les vrais fan de musique prendront leur pied en écoutant la musique de ce film,putains de bon morceaux,une manif combat de rue sur un morceau chanté en Allemand,le morceau qui lance le changement de stratégie activiste,putain de bon d’entendre ça dans une salle de ciné.
    Tout ce dont a besoin le fan de rock aujourd’hui.
    Se remonter le moral avant la manif,avant les urnes.
    Remonter le Moral Des Troupes.

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