26 octobre 2018

S’enfermer dans le noir en écoutant « Pleurs Magnétiques » de Bernard Grancher

Le nouvel album de Bernard Grancher s’appelle « Pleurs Magnétiques » et il porte bien son nom. 

Avez-vous déjà entendu pleurer une machine ? La Meta-Machine de Jean Tingely par exemple. Non ? Eh bien c’est triste et beau à la fois. Mélangé avec quelques notes de guitare et des vocales métalliques par ci par là, ça donne les « Pleurs Magnétiques » de Bernard Grancher. Un album sombre qui nous fait perdre espoir en l’humanité et annonce un futur triste et gris. Un avenir froid comme une plage en hiver.

Après « Cocktail Monotone » en 2016, on retrouve un Bernard toujours aussi fou, qui expérimente et pousse à fond un style hybride et encore jamais vu (ni entendu). Parfois ça donne mal à la tête, mais ça, Bernard s’en fout. Rien n’est laissé au hasard : de son identité visuelle post brutalisme signée par Nicolas Nadé aux titres de l’album, tous plus barrés et sans espoir les uns que les autres. Quelques exemples triés sur le volet : La Fatigue Et L’Insupportable Bonheur Du Prochain, Prenons Le Temps De Disparaitre ou encore Fabriquer Son Propre Ammoindrissement (il y a un « m » de trop). C’est à écouter sans modération.

Pleurs Magnétiques, la 38ème sortie de Da ! Heard It Records est librement écoutable et téléchargeable à ici.

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