Chacune de ses chansons Youtube oscille dangereusement entre 10 et 1000 vues, à chaque fois dans des genres aussi différents que le nombre de couleurs sur un pull Desigual, et pourtant rien ne semble arrêter Kim Giani, auteur de quelques 40 albums en 24 ans. Dont le petit dernier, « Omnichordia », qui ne ressemble évidemment à aucun de ses petits frères bricolés.

Ty Segall peut aller se recoucher, mais alors tranquille. On pensait l’Américain hyperactif (et c’est vrai qu’il l’est : top 3 des rockeurs les plus prolifiques des années 2010 avec King Gizzard et Thee Oh Sees) mais ce n’est finalement rien en comparaison de la folie constructrice qui semble habiter Kim Giani, dit Kim pour les intimes.

C’est bien simple : sa discographie ressemble à un malade atteint de Parkinson déambulant dans un hypermarché ; difficile de s’y retrouver. A tel point qu’on n’a pas écouté la moitié des liens envoyés depuis plusieurs années, persuadé (à tort ou à raison) qu’il s’agirait encore d’une démo bricolée avec un ukulélé à poil de chat enregistré dans une cave pourrie d’Île-de-France avec Cléa Vincent (les deux sont amis et collègues-chansonniers). Tout cela, c’était jusqu’à ce que notre John Peel français, aka Rubin Steiner, lanceur de bonnes alertes depuis plus de 20 ans déjà, ne nous alerte, justement, sur le dernier né : « Omnicordia », un Ovni instrumental de 33 minutes composé sur des synthés modulaires invoquant l’esprit de Egyptology, Tangerine Dream, Vangelis et François Mitterrand (rayez la mention inutile). Trois longues plages de toute beauté à écouter pendant vos longues soirées fiscales, et qui permettent de se plonger plus assidument dans la grande sonothèque mondiale de Kim, l’homme qui n’arrêtait jamais.

Le reste n’a pas besoin d’être décrit avec beaucoup de mots ; il y a là autant de maitrise que d’amateurisme (dans le bon sens) et si Elon Musk parvient un jour à envoyer les astronautes de SpaceX sur la planète Mars, surement auront-ils une belle bande-son à se coller sous l’oreiller pendant le voyage. Celui de Kim a débuté depuis 1996 et visiblement, celui qui accompagna Daniel Johnston, autre fou furieux de la démo tape, il n’est toujours pas arrivé. Cela vous laissera le temps nécessaire pour le rattraper, bien que sa bande magnétique semble impossible à rembobiner.

Le disque planant sort le 20 février en vinyle et digital dans toutes les bonnes épiceries du cosmos. Plus d’infos ici.

 

27 commentaires

  1. CHER BESTER j’ai changé d’adresse mail ,je demande d’effacé tous les nouveaux commentaire qui seront publié sur gonzai à partir de l’adresse hanslucas12@gmx.fr ,je fatigue de tous ses mecs qui se font passé pour moi ,j’ai le dos large mais j’ai aussi mes limites ,je te demande de faire le nécessaire svp merci

      1. merci bester les trolls ont surtout officiez dans l’article sur en attendant anna ,tu reconnaîtra aisément les trolls qui me pastiche et mes vrai commentaire a moi

  2. pour conclure cher bester JE NE SUIS EN AUCUN CAS UN TROLL OU UN HATERS la vrai définition de ce que je suis c’est GUIMAUVE dans soul kitchen en 2012 qui l’a inventé il m’a défini comme étant” un l’éternel grincheux mélomaniac” ,je suis assez d’accord avec cette définition

      1. j’ai toujours su AVANT tout le monde ce qui étais de bon goût et je laisse les hipsters et BOBOS inrocks technikart répandre leur diarrée écrite sur toute cette soupe PSEUDO-BRANCHOUILLE et je ne suis pas un TROLL ou un HATERS !!!!!!!
        BESTER quelqu’un se paye ma tête de TROLL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        1. “j’ai toujours su AVANT tout le monde ce qui étais de bon goût” lol n’importe quoi j’ai jamais eu le monopole du bon gout ni ne suis précurseur en rien ,je decouvre comme je peux les artistes ,parfois en avance mais aussi souvent avec du retard mais peu importe

      2. cher monsieur je ne sais pas qui vous etes mais en 1997 je suis deja plus chez babouin a colmar mais je suis projectionniste de cine art et essai sur mulhouse

  3. Alexandre Perseverance n’existe pas ,c’est un sobriquet ,un pseudo que j’ai pris à la mort de Serge Daney en 1992. PERSÉVÉRANCE Ce fut aussi le nom de mon premier programme radio en 1994 (Radio Dreyeckland à Colmar) et en 2015 pour le compte de Radio Dio à Saint etienne ,c’est aussi un label depuis 2011 : Les Disques Persévérance et un blog PERSÉVÉRANCE VINYLIQUE depuis 2010.Le livre d’entretien Persévérance m’a bouleversé à sa sortie,il m’a sauvé de la médiocrité de mon sort. A ma bien modeste échelle depuis 1988 j’essaye d’être un passeur et de transmettre ma culture musicale, J’entends défendre aussi bien des artistes émergents que d’autres un peu plus accomplis mais je souhaite avant tout soutenir les artistes en marge qui ne bénéficient d’aucune médiatisation. Nous avons besoin de marqueurs forts. En 2020 la musique est partout et nulle part, nous avons plus que jamais besoin de passeurs et de prescripteurs et j’entends à ma bien modeste échelle apporter ma pierre à l’édifice. Mes maîtres mots sont : qualité,diversité, pluralité et éclectisme.(A.P)

  4. forcement à dans la quantité en cherchant bien on trouve un peu de truc bien, mais de la a citer space x ça en devient ridicule

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