4 janvier 2015

NOT ON TOP #6
Robert Mapplethorpe

Robert Mapplethorpe

Certes, grâce à la biographie Just Kids de Patti Smith, il était définitivement sorti du placard de photographe gay new-yorkais des années 80. Mais cette année, ça a été sa fête à lui tout seul, via deux expositions parisiennes. La première, au Grand Palais, était une rétrospective à visée grand public. Sous prétexte d’une poignée de zizis en érection, une petite salle était interdite aux moins de 18 ans : les bobos à poussettes étaient donc attendus en masse.
Auront-il mesuré, lors de cette manifestation trop linéaire, la beauté suprême (et le Love Supreme aussi, d’ailleurs), de Mapplethorpe ? Au delà de ses portraits de people arty type William Burroughs ou Susan Sontag, il faut s’attarder sur ses fleurs, bouleversantes ou vicieuses, parfois les deux à la fois. Ses nus nous touchent littéralement, s’échappant de tout désir sexuel pour renouer avec un classicisme à la Michel-Ange. La seconde exposition, également sténographiée sous la houlette de Judith Benhamou-Huet, biographe officielle de Mapplethorpe, se déroulait au Musée Rodin et s’est révélée nettement plus… excitante. Le but était de rapprocher tout en délicatesse (ou pas) le travail respectif d’Auguste Rodin et du photographe américain. Détails, drapés, contrastes et, évidemment, sexualité : leurs similitudes se sont imposées, prouvant que Mapplethorpe était bien plus qu’un photographe de la hype new-yorkais qui fut trop vite dévorée par le SIDA. C’était un faiseur d’images majeur, et sans éviter un traitement scolaire, les expos parisiennes de 2014 l’ont prouvé une fois pour toutes. Mapplethorpe for ever.

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