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10 avril 2017

Monstromery & Cie

En guise de disque, un dossier. Je m’y ferai jamais. Trois titres. Le 3, le 4, le 9. Quel bordel. Trois clics plus tard, on apprend que le 9 est né en automne, que le 3 et le 4 sont sur le bandcamp des gars et ça ressemble à un deux-titres ; que les gars sont rennais. Le temps de se demander si le tout a été droppé à la truelle, un soir de fatigue par le patron [l’album est sorti en décembre 2016, Note du Patron], le son déborde déjà de partout. C’est mal peigné mais bien fait, ça accroche et ça crache, ça tabasse, ouais. Voilà déjà le second morceau. Les Légions. A l’écoute, on se voit bien défourailler du zombie (vieux tropisme) à la guitare-tronçonneuse (vieux fantasme) avec l’espoir vain de se débarrasser enfin du vieux monde (vieux pieu).

Impossible de trouver une vidéo entière [putain t’as pas beaucoup cherché, Note du Patron]. Vous vous démerderez. Le troisième tire est vachement bien, il est plus calme, comme du Pink Floyd sans le succès, le cheveu gras et les accords barrés d’avant les pédales bruyantes. Il y a des ponts, des surprises, du chant en français mais j’ai rien compris, un solo de guingois et j’aime bien les types très adroits dans la maladresse. C’est dimanche, je vous écris depuis le jardin, je vous embrasse et je vous encourage à écouter Monstromery.

PS/ Je viens de retourner sur leur bandcamp, ça dit que les deux titres sont parus en 2010 [Ah bah bravo, Note du Patron]. J’avais toute une théorie sur la vie à rebours à vous raconter mais j’ai préféré réécouter ce – parfois – joyeux bordel.

PPS/ Le premier album de Monstromery est sorti en décembre dernier, c’était moins une avant qu’on passe pour des branques.

Monstromery //怪物たちの音楽 // Patchrok/Impersonal Freedom,
https://monstromery.bandcamp.com/releases

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