ALINE
Les danseurs se cachent pour draguer

C’était déjà l’été moite dans mon slibard, et je ne serais jamais allé à cette soirée si on ne m’avait pas mille fois confirmé qu’il y aurait des meufs et de l’alcool trop sucré. Il y avait aussi de la musique, une piste de danse, l’horoscope promettait trois soleils… à tel point que j’avais fini par oublier que le Seigneur, dans sa miséricordieuse négligence, m’avait laissé en chantier en m’abandonnant sur des jambes molles et sans souplesse. L’écoute du premier EP d’Aline n’y a rien changé : je ne sais toujours pas danser.
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“SCHYZOPOLIS” DE BO
Bo le lavabo

Nous avons reçu le nouveau disque de Bo, “Schyzopolis”. D’abord on a lu le communiqué de presse et puis on s’est dit que forcément l’album ne pouvait pas être aussi catastrophique que ça, ou alors vraiment tres tres catastrophique, du Paco Rabanne, de la fin du monde musical, le point zéro de la néo chanson francaise. Alors on l’a écouté. Crash-test avant et après écoute, une conversation entre Cajon Kiddo et William Burren, sur les communiqués de presse, le dandysme et la bôté.

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COWBONES
By its cover…

Lorsqu’on ouvre le boîtier du compact-disc du dernier album de Fergus et Geronimo – Bester en causait l’an dernier – on trouve écrit sur le disque, à la place du nom du groupe, à la place du nom de l’album, cette question laconique : « YOU STILL BUY CD’s ? »
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THE POPOPOPOPS
A Quick Remedy

Lorsque l’arnaque devient trop pressante et oppressante, le parti pris réactionnaire a la valeur d’un puissant vaccin. Subjectivité habile et objectivité éclairée se mêlent jusqu’à faire ressortir le détail qui tue, et libèrent le lecteur d’un tas de questionnements nauséabonds et inutiles. Sur les traces des Breton de Londres, les Popopopops, purs produits de l’industrie musicale française, démontrent en un EP toute l’inutilité de leur existence.
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ADRIEN VIOT
AV (Maria)

7 février 2012. 22h30. Pop In, bar rock du 11e arrondissement de Paris. Dans la salle format garage bas du front du lieu, au sous-sol. Une attente sexy. Curieuse. Ressentie. Pour rigoler, on se lance des « Ouais, ouais, ouais, ouais » potaches inspirés de l’addictif « Venus Bar » d’Adrien Viot. « Ouais, ouais, ouais, ouais » qui foutent un peu le zboub. On dirait qu’on conjure quelque chose (la sensation qu’il va se passer quelque chose ?). Qu’on joue avec des capotes. AV va apparaître.
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EDH
Hiver nucléaire

C’est en écoutant le “Yaviz” d’EDH que je compris que l’apocalypse nucléaire avait finalement eu lieu; que les machines avaient gagné mais que nous n’en avions rien su grâce à cette histoire de mec venu du futur pour retrafiquer notre passé. Bref. L’affaire avait été transparente mais il nous restait ce disque. Et tout allait recommencer à nouveau. La dame de la pochette s’apprêtait-t-elle pas à arracher son visage pour révéler sa vraie nature, celle d’un Terminator ? L’espace d’une chronique, prêtons l’oreille et tendons l’oeil.
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La playmate du mois

NEONBIRDS
Ignition’s cold, oxygen’s pale

Parler d’un album dès sa sortie n’est pas forcément la meilleure chose à faire. Ressorti du frigo dans le froid sibérien de l’hiver, le « Ignition’s cold, oxygen’s pale » des Neonbirds en est encore un bon exemple. C’est entre deux coupures d’électricité dans un monde industriel qui n’en finit pas d’agoniser que le disque des parisiens prend toute sa force.

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MINA MAY
Everything Was Beautiful And Nothing Hurt

Et mon top ten de cette fin d’année est… Ah bah non, 2011, c’est déjà fini. Pourtant, un dossier sommeillait dans mon ordi. Un album nommé « Everything Was Beautiful And Nothing Hurt » qui date de 2011, ça compte pas ? Nan ? Le groupe s’appelle Mina May. Un nom un peu nul. Ils sont français. Leur disque est top. Rien entendu de mieux l’année dernière. Ni de plus surprenant. Ni de plus rageur. Ni de plus élégant, éclectique, chiadé, transpirant, électrique, excité, énervant. Bon alors ça compte ? Non, toujours pas ? J’appelle le syndicat.

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