“SPENT” DE GEOFFREY MILLER
Darwin au marché

« Si, à cinquante ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie », a dit un jour le poète. Avec “Spent”, excellent essai de psychologie évolutionniste à ce jour non traduit en français, Geoffrey Miller soulève que « de nombreux produits s’avèrent être signaux avant d’être objets ». Parce que c’est bien de pouvoir lire l’heure, mais c’est mieux si c’est sur une montre qui vaut cinquante fois le salaire mensuel d’un congénère appartenant aux classes populaires.
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MILES KANE
Casimir VS Mr Hyde

Il est bien loin, le temps où le rockeur britannique avait une aura sexuelle palpable à 3 kilomètres à la ronde. Aujourd’hui, la querelle oppose les Kooks aux Arctic Monkeys, rien de très excitant. Et quand bien même suis-je accro au binôme Rolling Stones/Kooks, Miles Kane est quant à lui 100% Beatles/Artcic Monkeys, tout droit sorti d’une publicité pour Penhaligon’s feat. the Kooples, avec une tête de sale gosse et des futals trop bien coupés pour être honnêtes. Miles Kane ? Un nom qui est à lui seul une véritable marque de fabrique “made in UK”.
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LED ZEP 75 DE STEPHEN DAVIS
Phénoménologie Gonzo

Est-il vraiment possible d’approcher un groupe tel que Led Zeppelin ? C’est l’expérience que tente le jeune Stephen Davies, muni d’un pass all access sur la gigantesque tournée qu’entame le groupe en 1975 à travers les États-Unis. Une commande pour un article fumeux dans The Atlantic Monthly — l’équivalent de notre Figaro, période Mauriac plutôt que Dassault — qui sera bien sûr refusé au final. Mais peu importe. Sexe, drogues et magie noire ?
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MONSIEUR UNTEL
« Opération Johnny »

20 mai 2011. 21h. 18e arrondissement de Paris, chez Untel. « Les lentilles corail, tu aimes ? », me demande mon hôte, le nez dans la cuisine qui est aussi le salon. Tout prince qu’il est, monsieur Untel ne mène pas la vie de château. On papote sur fond de musique classique pendant qu’il jongle au four et au moulin. La raison de ce dîner : Johnny. Johnny Hallyday.
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La playmate du mois

DROKK
Geoff Barrow, Stallone et John Carpenter

Un machin synthétique censé servir de bande originale à un film fondé sur la ville imaginaire d’une BD dans laquelle évolue le super héros Judge Dredd, avec des robots vampires venus du futur. C’est en ces quelques mots, à la fois clairs et précis, que le patron m’a refilé cet album qui s’avère finalement être une assez bonne surprise, même si j’avais plus réagi aux mots « robots vampires venus du futur » qu’au reste.
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FETICHISME DU VINYLE (3/3)
Victor Kiswell

Qu’il s’agisse des gothiques portés SM ou des amoureux du disque, le vinyle est une matière qu’on caresse toujours avec envie. Ultime portrait de notre série consacrée à ce format qui refuse de crever : Victor Kiswell. Véritable explorateur en matière de musique, il parcourt les terres les plus arides pour dénicher la perle rare. Cet Indiana Jones du disque gère son commerce depuis son canapé. Et pour cause, sa mystérieuse boutique est installée chez lui, à Cadet. Kiswell, ouvre-toi.
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EL GRAN CHUFLE
Waitecas

Le chapeau d’un papier, c’est un peu comme une mineure bulgare égarée au bois de Boulogne passé minuit ; ça dandine du bas de casse, ça racole, mais l’extase n’est jamais garantie sur facture. À peine plus jeunes que Tristane Banon mais nettement plus cosmiques, les chicanos d’El Gran Chufle s’extraient quant à eux du trou noir – rien à voir avec Tristane – pour livrer un OVNI qui sonne comme le duo de Air qui aurait gobé du pris du Peyotl dans un saloon pour Playmobil avec Link Wray dans le rôle du parrain. Voilà pour la notice putassière.
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