POTEMKINE
Cinema paradiso

Quand je maile bdalle@potemkine.fr, je m’attends à parler à Béatrice Dalle reconvertie en éditrice artistique d’un vidéoclub bobo du 10ème arrondissement de Paris. Déception totale quand rendez-vous pris, je m’aperçois qu’à la terrasse de Chez Prune m’attend un jeune homme tout ce qu’il y a de plus classiquement prénommé Benoît. Sans tambour ni trompette, il m’invite à le rejoindre à sa table. En me penchant pour lui serrer la main, j’examine le bombement de sa lippe qui ravive l’éternel espoir d’avoir affaire à un aïeul de « Lèvres de feu ».
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A DANGEROUS METHOD
L’Europe avant la bascule

« Dans 100 ans, nous serons toujours aussi détestés », prophétisait Freud. Nous sommes en 2012, et il avait vu juste. En témoigne le succès du livre de Michel Onfray, “Le Crépuscule d’une idole”, best-seller qui se veut le réquisitoire le plus implacable élevé contre le père de la psychanalyse : fasciné par le fascisme, antisémite, belliciste, méprisant envers les pauvres, anti-communiste et amant de sa belle-sœur. Bel hommage à un homme dont les livres furent brûlés, les sœurs massacrées, lui-même chassé par les nazis, et qui mourut dans la pauvreté à Londres en 1939.
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TERRENCE MALICK
La perception et la berlue

Palme d’or 2011, film controversé, le “Tree of Life” de Terrence Malick n’a pas fini d’alimenter les débats endiablés de cinéphiles, transcendentalistes, philosophes et simples spectateurs comme moi. En compagnie de Jean-Michel Durafour, nous revenons sur le cinéma malickien, son travail sur la perception, son rapport à la nature, de “La Balade sauvage” à “La Ligne rouge”, des “Moissons du ciel” au “Nouveau Monde”.
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ABEL FERRARA
Forza Cinema

61 ans au compteur et toujours vaillant, le New-Yorkais est venu présenter à Paris son dernier film, “Go Go Tales”, produit en 2007 et seulement sur nos écrans aujourd’hui. Jetlagé à mort, totalement épuisé, shooté au café, le réalisateur culte de Bad Lieutenant ou The King of New-York, a baillé, beaucoup, fermé les yeux, tout le temps, mais incroyablement affable, il s’est tout de même prêté à l’exercice de l’interview filmée.
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DUCH
Le maître des forges de l’enfer

Entre 1975 et 1979, c’est à dire entre l'”Été Indien” de Joe Dassin et la sortie du premier album de Dire Straits, les Khmers rouges du Kampuchea démocratique ont tué environ 1.8 millions de Cambodgiens avant de retourner dans la jungle, chassés par les Vietnamiens. Depuis la jungle, ils poursuivirent leurs activités révolutionnaires, c’est à dire leur auto-digestion, jusqu’à ce que Ta Mok aka “The Butcher”, le numéro 2, arrête, juge et bute Pol Pot en 1998. Après ça, c’était fini. Ce qu’il reste maintenant, c’est un tas de crânes et des enfants bourreaux.
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La playmate du mois

J. EDGAR
G-men

Clint Eastwood livre, avec « J. Edgar », un objet étrange. Sous couvert d’un biopic historique, il filme une histoire d’amour contrariée. Sans grand recul, il nous plonge dans la psyché retorse et tourmentée de son héros. Sinueux mais parfois un peu vain, le film déroule le combat idéologique d’Edgar Hoover comme le combat d’un homme contre lui-même.
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TAKE SHELTER
Le chaos rampant

Tout le monde connaît l’histoire des trois petits cochons. C’est une histoire que l’on raconte aux enfants qui vivent dans des maisons en pierre : c’est une histoire qui rassure. Pour les enfants qui vivraient dans des tipis ou des cabanes en bois, je pense qu’il faut l’éviter. “Take Shelter”, c’est l’histoire du troisième petit cochon qui serait devenu psychotique, et qui déciderait de se construire en annexe un abri antiatomique, un refuge ultime, qui parerait à tout.
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