Après avoir écouté « This (Is What I wanted To Tell you) », vous ne direz plus « il y a une vie après la mort » mais vous appellerez votre mère pour qu’elle referme votre cercueil.

Les tests le prouvent tous les jours : la haine, sur internet, est bien meilleure vendeuse que les bons sentiments. C’est un mal de l’époque, inhérent au cynisme désormais généralisé et il faut avoir le cœur gonflé à bloc, une plume solide et un paquet d’amis rémunérés pour parvenir à imposer l’amour en masse sur les réseaux sociaux. Ce laïus introductif ne suffira certainement pas à expliquer l’avis qui suit, mais on peut néanmoins refuser de sombrer dans l’inertie contemplative qui semble accompagner « This (Is What I wanted To Tell you) », dernier somnifère en date de Kurt Wagner, décrit ça et là par de vieux mâles blancs dominants comme un pur chef d’œuvre.

Ballonnement gastrique éjecté dans la foulée du déjà très pénible « Flotus » que certains estiment « épistolaire » (notre manière à nous d’employer des adjectifs insignifiants), ce quatorzième essai voit donc Wagner tripoter un autotune (comme sur « Flotus ») et ceux qui n’ont pas mis les pieds dehors depuis le suicide de Cobain crient donc au génie au simple prétexte qu’un vieux mec doté usant d’un outil de rappeur serait donc un visionnaire. Comme la substance de ce papier, c’est un peu court.

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Evidemment, si vous êtes mort.e cliniquement depuis 20 ans et que votre respiration est assurée par une infirmière fan de Bon Iver, il y a de grandes chances que « This (Is What I wanted To Tell you) » vous accompagne encore quelques années, le temps que des zombies fan de Slayer ne viennent vous dévorer vous et votre tisane à la Verveine (à l’heure qu’il est, elle doit être froide). C’est vrai que parfois, c’est beau. Mais c’est tellement chiant. On se croirait presque sur la côte anglaise en plein été ; c’est globalement plat, banal, triste, figé ; aucune douche ne permettra d’enlever ces grains de sable soft-rock coincés entre vos orteils.

Le monde peut bien pleurer la mort de Scott Walker, un autre artiste visionnaire que seuls des chroniqueurs encore moins en forme que Stephen Hawking continuaient d’écouter pour accompagner leurs déglutitions, Lambchop fait partie de cette même catégorie d’Américains insignifiants anoblis par la vieillesse (le syndrome Leonard Cohen). Après ça, le bruit d’une chasse d’eau doit certainement ressembler aux chutes du Niagara (une autre arrive sur Flower, seul titre à sauver, en clôture). Le reste, c’est de la romance pour étudiants en LEA; le disque, dans son très grand ensemble, donne juste à écouter la vie des canards dans une bibliothèque jazzeuse d’abonnées à Telerama. Etait-ce tout ce que tu avais à nous dire, Kurt Wagner ? Si oui, merci, mais c’est vraiment de la merde en barre. Réveillez-nous quand ce sera la fin du monde.

Lambchop // This (Is What I wanted To Tell you) // City Slang

8 commentaires

  1. je suis un gros fan des premiers album de lambchop ,mais depuis que kurt wagner c’est mis a l’ autotune ,j’ai fuis a toute jambe c’est aussi mauvais que woods du tete a claque de bon iver. je me demande si l’idee de l’autotune n ‘aurais pas eté soufflé a kurt wagner par le bellâtre Tim Burgess des immondes the charlatans

  2. , “mais c’est vraiment de la merde en barre “c’est du copyright made in Mr Persévérance lol ,raboule l’oseille sur mon CCP mon cher BESTER DE GONZAI

  3. Stade presque maximum sur l’échelle de Richter de la logorrhée, votre article… Et je ne parle même pas de la concentration de poncifs au centimètre carré !

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