21 novembre 2011. 19h. Un mail : « Là, il est 23h57 et je commence à avoir sommeil. Il faut que j’apprenne à m’écouter et ne pas trop attendre, sinon c’est reparti pour quatre heures. C’est grave, docteur ? », me demande, plantant le décor, Carla Pallone, « moitié » violonne du duo Mansfield. TYA, qu’elle forme avec Julia Lanoë (guitare, chant). Car leur troisième album, sorti le 17 octobre, rend hommage à la nuit. Celle où l’on perd ses repères. Et l’oNYX sa mère.

J’ai toujours été circonspect à l’égard de ce groupe. J’avais reçu « June », leur premier album sorti en 2005 (Teona/Wagram). Je me souviens de sa pochette anthracite et déserte comme celle de « La Fossette », qu’à l’époque Dominique A les soutenait, et du refrain aïe-coup de Pour oublier je dors qui passait un peu sur les ondes : « Si je vais mieux maintenant / Je ne me le demande pas / Car j’ai défoncé ses dents / Pour qu’on ne me retrouve pas ». Sourd-noise.

La mandale de ce refrain s’avançait sur une mélodie de piano toute douce, cousine du Mary des jumelles de Taxi Taxi ! Idem pour celui, fluet, de Mon amoureuse : « Sous une pluie moqueuse / Je te vois t’éloigner / De moi mon amoureuse / Telle une mer pressée ». « Tour à tour berceuse et martiale, leurs chansons font mal. Ça ne veut pas dire que leur musique soit inécoutable. Ça veut juste dire qu’elle laisse des traces », avais-je alors écrit dans Rockmag.

C’était en 2009 pour l’album suivant, « Seules au bout de 23 secondes » (Teona/Vicious Circle). J’y avais retrouvé cette sourde tension raccord avec leurs références : « Dominique A période ‘La Fossette’ pour le minimalisme dans le déguisement. La sécheresse de l’électricité apportée à l’amour de PJ Harvey période ‘To Bring You My Love’. Et les traumatismes des précurseurs dans le domaine : le Velvet Undeground période Nico ! » Du détail – frontal – dans l’émail.

C’était le huis-clos de petits meurtres entre amies (cherchant le garçon ?), le reflet d’un amour qui les travaille. Loin d’être une pâle VF de la folkeuse US Scout Niblett, ça m’avait rappelé l’album de Yann Tiersen & Shannon Wright et Joan As Police Woman, ex-violoniste de Lou Reed et accessoirement ex de Jeff Buckley, qui disait : « Beauty is the new punk rock ». « I’ll be your mirror » (déformant). Je m’étais de nouveau heurté à cette diplômée en musique classique « à la sensibilité toute baudelairienne » (Carla, tif) et cette beauzariste à la « forte condensation de pensée » (Julia, tondu), ensembles (à la scène et non à la ville) depuis 2002. On ne sort pas indemne de Lointaine, Sur le plafond et Je ne rêve plus. Mais j’en étais resté à cette chro moignon. Questionnant : « Pourquoi rallonger quand tout est dit, expurgé ? »

Pour moi c’était le prototype du groupe que j’écoute peu, voire pas, mais qui exerce une forte impression sur moi, comme un caillou dans la grolle. En fait, ce que j’aime dans leur musique, c’est qu’elle n’est pas la bande-son de ma vie, mais quelque chose qui ne me regarde pas et qui ne me ménage pas si jamais j’ose m’y frotter. C’est une force « poétique » qui m’habite comme une différence nette, possible, secrètement, à part, et vraiment là, concrète à la fois. Mais j’en étais resté là avec elles. Ah non, j’oubliais ! Je les avais interviewées en 2006. C’était au Printemps de Bourges, au débotté. Car elles étaient là, disponibles, intrigantes. Je ne sais plus ce qu’on s’était dit mais je me souviens de leur concert au théâtre Jacques Cœur, juste elles, intenses. Plus tard on s’était recroisés dans un bar en ville, on avait bu des bières en parlant de je ne sais plus quoi dans une bonne ambiance. Comme durant l’interview, je crois.

Et puis voilà, vu que je n’ai pas trouvé le moment ni l’envie, et que d’autres lui ont grillé la priorité, l’interview est restée sur bande au fond d’une boîte. Je ne sais pas dans quel état elle est, mais j’aimerais la sortir comme une pelloche jamais développée. La retrouver comme un vieux texte oublié et m’apercevoir, le relisant, que j’ai changé, mais que quelque chose était déjà là, en germe. Quelque chose qui fait que je m’y reconnais à moitié. Qu’il faut continuer.
Souvent je m’inquiète pour ces K7 aux airs de petites voitures Majorette. Souvent j’ai envie de ranimer leurs mécaniques pour montrer ce qu’elles ont encore sous le capot. Mais il faudrait tant de temps pour les retaper et faire de ce cimetière un moment de Fantasia. Et ce serait une telle victoire non négligeable sur ce bon vieux fantasme de ménage définitif de ma tête, que plus d’une fois l’effroi me saisit de me dire que je n’y arriverai pas, que c’est trop tard.

Alors quand j’ai reçu le nouvel album des TYA (Vicious Circle/Wagram) je me suis senti testé. Par ses consonnes, sa dévotion nocturne, sa pochette très L’Exorciste, ses chiffres romains, ses constellations (bis)cornues, son côté TNPS, la moue androgyne de Julia (prête à gifler ?), le visage de saule de Carla (prête à pleurer ?). N’ayant rien demandé, j’ai pris ça comme un défi. Allaient-elles encore me faire la nique ? Me pousser à l’interview dont je ne saurai que faire après ?

A l’image du single, Des coups, des cœurs, la musique de NYX est plus noire, radicale et ludique que tout ce qu’elles ont déjà fait. Elles s’affranchissent de l’écueil folk « on se frotte en ciseau et c’est chiant parfois » qui menaçait dans leurs morceaux en anglais. Armé de coups de triques et de coupes symétriques, « NYX » évoque vraiment le « Hidden » des jeunes Anglais de These New Puritans. Alors voilà, c’est beau, oui, bizarre même, mais leur musique, je ne souhaite pas trop en parler. Ce n’est ni mon objet ni ce qui m’a vraiment conduit dans cette aventure. Ça a joué bien sûr, mais ce n’est pas réellement ce qui m’a fait me lancer dans cet entretien (la nuit), moi qui, « avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées », « âme timide », dirigeais mes « talons en arrière et non en avant » comme le dit Maldoror dans ses chants NYXtalopes.

Un mec qui plante bien le décor, Maldoror, car en manque d’aubes, tout ça. Mais cette fois la musique n’a pas été mon fire starter. D’ailleurs, écrire « sur » la musique c’est souvent (quand c’est bien fait, dirait l’autre) écrire higher, sur un autre plan, où la musique n’est que pré-texte. D’ailleurs – quand c’est bien fait encore une fois hein, quand le disque est un album, comme un grimoire de chansons et d’images, la musique n’est-elle jamais qu’un pré-texte ?

Mon déclic ? La rencontre (fortuite ?) sur ma table de dissection d’une photo des Mansfield, d’une citation trouvée dans le numéro d’été 2011 du mag Citizen K et des pubs de The Kooples. Un processus de cristallisation a alors débuté, embrasant bientôt cette forêt de signes, me révélant ce que dessine ce duo (l’anti-Kooples ?) et me permettant de cracher le morceau. Car j’y avais pressenti ma propre interview, ma nuit, un voyage. Mais ça, c’est une autre histoire.

Bonjour Julia, bonjour Carla. Sur une photo du communiqué de presse qui accompagne la sortie de « NYX », vous apparaissez masquées, auréolées d’un halo en forme de majeur dressé. C’est un « fuck you » de bonnets d’ânes, de braqueuses cagoulées ou de femmes voilées ?

Julia : Je suis très heureuse, à Bordeaux nous avons fait un excellent concert. En début de tournée nous avions un peu peur d’être dans la redite ou de ne plus nous amuser, mais bien au contraire nous avons inventé la bataille scénique. Cela me rend très heureuse. J’aime jouer avec Carla, nous sommes devenues très complices. Nous pouvons être les complices du chaos que nous fabriquons en le détruisant.

Carla : Il doit s’agir d’une image tirée de la vidéo d’Animal, que nous avons faite avec ThomR. Nous aimons son travail. Ses images justes et sincères nous parlent et sont fidèles à ce que nous pensons montrer. Nous ne voulions pas filmer la musique de manière anodine, nous avions envie de la mettre un peu en scène, d’où les masques. Et comme Thom nous suit depuis plusieurs mois, il pourra bientôt nous montrer sa vision personnelle de « NYX », la nuit.

A quoi ressemblera le film que Thom.R prépare sur « NYX » ?

J : À un film sur la fin du monde !

C : Quand Julia joue, elle croit qu’elle fait de la peinture, mais quand Thom filme, il croit qu’il fait de la musique. Moi, je dois être plus réaliste, je suis sûre que je joue du violon !

Ce nouvel album parle donc de la nuit ? Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ?

J : J’ai du mal à me concentrer plus de 45 minutes.

C : La nuit, il y a le calme, la peur, les rêves, le silence, l’obscurité, les étoiles, les cauchemars. Ça fait déjà beaucoup.

À ce propos, le communiqué de presse précise que « Nyx est la déesse et la personnification de la nuit » et qu’« elle et son frère sont les premières divinités issues du Chaos primordial ». Comment s’appelle le frère ?

J : C’est l’Erèbe, les ténèbres infernales.

C : J’ai voulu lire la théogonie d’Hésiode, mais je me perds complètement dans la mythologie et sa complexe généalogie !

« NYX » est aussi le nom d’une marque de cosmétique. Le saviez-vous ?

J : Ah, ah, ah ! Cool. J’ai vu aussi en cherchant « les indignés » sur le Web que c’était une marque de slips pour homme ! Je cherchais ça car je serais bien allée voir ou dormir sur le parvis de la Défense, mais j’ai rien trouvé à part des slips.

C : Non, je ne savais pas. Nous l’aurions nommé « NYX » pour avoir des crèmes gratuites ?

Vous y citez le groupe de rock anglais These New Puritans comme l’un des trois inspirateurs majeurs de « NYX ». La découverte de leur musique baroque laminée de rythmiques tribales a-t-elle fourni une sorte d’étincelle privilégiée dans l’élaboration de l’univers de cet album ?

J : Raphaël Enthoven.

C : Non. Nous partageons nos découvertes mais nous n’avons ni références ni modèle quand nous composons. Pour ce troisième album, notre thème était simplement la nuit, qui se rapporte autant à des images qu’à des sons.

Qu’est-ce qui vous plaît dans leur musique ?

J : Je n’écoute plus de musique, ça m’emmerde. Mais j’aime France Info. Durant l’écriture de « NYX » j’écoutais notamment Les nouveaux chemins de la connaissance de Raphaël Enthoven (qui a un enfant avec Carla Bruni, le pauvre, et qui doit donc parfois croiser le président Sarkozy). Cette année, j’ai tendance à me lever trop tard pour écouter l’émission. De toute façon maintenant c’est Adèle Van Reeth (que j’aime aussi beaucoup) qui la présente.

C : Peut-être leurs rythmiques ou la richesse et la variété de leurs sonorités, l’utilisation étonnante des instruments à vent qui rappelle l’orchestre symphonique. Je ne sais pas. Je n’aime pas trop analyser le pourquoi du comment. Julia a vu leur concert avec orchestre (c’était le 18 décembre 2010 à Beaubourg – NdA), et ça semblait faire envie. Nous avons effectivement des périodes de boulimie musicale, de recherches, mais aussi des moments de silence nécessaires et tout à fait reposants. Je supporte de moins en moins de ne pas écouter tout à fait.

Lully est la deuxième influence majeure autoproclamée de « NYX ». Qui est Lully ?

J : Jean Baptiste Lully est un compositeur baroque (on dit baroque pour la période avant Bach, m’a appris Carla). En 1670, Molière a écrit la comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme, et Lully a composé cette musique. J’adore. On dirait de la techno avec des vieux instruments.

C : Ah, ah, ah ! Je n’ai pas dit ça. Ce serait hyper prétentieux, je trouve ! Mais j’aime et je joue de la musique baroque, Lully parmi d’autres.

Lars Von Trier est le troisième « parrain » avoué de « NYX ». Dans quelle mesure ?

J : Dans la mesure où nous aimons Antichrist.

C : Oui, le côté beau et inquiétant de la forêt. « La nuit, le chaos règne », dit le renard.

On sait que votre nom de groupe est tiré de celui de June Mansfield, qui fut la muse d’Henry Miller (américain) et d’Anaïs Nin (française). Mais d’où vient le « suffixe » TYA ?

J : Nous sommes un peu chagrinées en ce moment parce que notre ingé-son (Antoine, aka Sonoss, le dieu du son) va partir à l’étranger. Nous étions tellement satisfaites de nous entendre… J’y pense parce qu’il vient de nous offrir le dernier prix Femina (un prix littéraire dont je ne comprends pas l’intitulé car l’auteur peut être un homme !) sur la vie de Jayne Mansfield. Ça n’a aucun rapport avec nous mais c’est un homonyme de June Mansfield, et j’avoue très mal connaître la première.

C : Ce qui est commode avec les initiales, c’est que chacun peut y voir ce qu’il veut. Dans « TYA » on pourrait par exemple lire : « Ten Years After », « Taxi Yougoslave Autonome » ou (je ne trouve pas en italien) « The Yeat’s Album ».

Vous préférez le studio ou la scène ?

J : Parfois je me demande si je ne vais pas tout arrêter pour mourir dans un coin du studio.

C : Les deux, mon général. J’admire les plasticiens et les vidéastes. Ils sont très seuls, comme nous en studio, mais nos concerts nous donnent un autre équilibre, fondé sur le partage.

Pour vous, que représente un album studio comparé à vos concerts (plus de 200 en France, Canada, Italie, Allemagne, Tchéquie, Chine…), vos maxis (May, 2004), vos EP (Fuck, 2006) vos 45 tours (Oui Oui Non Non, 2007 et La Petite Troupe Ne Connaît Pas La Peur, 2009) et vos musiques de films (recomposition de la bande-son du moyen métrage Un chant d’amour, unique film de Jean Genet) ou de spectacles de danse contemporaine ?

J : Je déteste Vincent Delerm et Olivia Ruiz.

C : Il n’y a pas de hiérarchie, ce sont des démarches complémentaires. Un mode de vie aussi.

Vous combinez reconnaissance de Télérama et tournée des squats européens. Avoir un pied dedans et un dehors, c’est important ?

J : Je hais Télérama et les squats : Télérama n’a jamais voulu nous chroniquer et les squats ne sont jamais chauffés. Mais je déteste plus encore Vincent Delerm et Olivia Ruiz ! Et, par-dessus tout, ceux qui disent que quand même, c’est pas mal fait techniquement !

C : Autrefois à Nantes, il y avait le Fouloir. J’y ai vu (écouté) beaucoup de groupes. J’y ai aussi un de mes meilleurs souvenirs : nous, jouant dans la piscine, avec Raymonde Howarde, Agathe Max et Lippie. J’ai même espéré y habiter. Mais maintenant, c’est muré. Je ne veux pas être élitiste, dans un sens ou dans l’autre. J’aime que notre musique soit accessible, que les gens l’écoutent, toujours plus, mais ne pas oublier d’où nous sommes parties non plus.

Pensez-vous vraiment que votre musique soit accessible à tous ?

J : Je ne sais pas, mais je ne souhaite pas accéder à tout le monde.

C : Elle l’est à ceux qui savent écouter. J’aimerais qu’ils soient nombreux, mais je n’en suis pas sûre. Il faut lui donner sa chance, l’écouter encore un peu. Elle a le mérite d’être sincère.

Quelle est la critique qui vous a fait le plus plaisir ?

J : Je ne lis que les critiques positives, celles pleines d’éloges. On évite de me faire lire les autres, car alors je déprime et j’ai envie de tout arrêter ou de m’immoler. Du coup, les critiques positives ne me font pas plaisir non plus, car je ne regarde que le côté plein de la bouteille.

Toutes les deux, comment vous êtes-vous rencontrées ?

J : Nous étions dans le même club de karting.

C : Julia, je n’aime pas le karting. Je ne sais d’ailleurs pas bien ce que c’est.

Certaines de vos chansons sont le fruit de collaborations avec Marion Jdanoff, Julie Redon et Christelle Lassort. Et vous dites qu’Etienne Bonhomme et Manuelle Lahaye « sont venus dormir sur le disque ». Qui sont ces gens et pourquoi ne pas fonctionner en duo strict ?

J : Les gens vont et viennent au studio, se servent dans le frigo, vont au marché, reviennent jouer du tam tam et piquer un somme.

C : Notre duo nous permet de respecter un minimalisme qui nous correspond parfaitement, mais qui nous offre par ailleurs, paradoxalement, le luxe de pouvoir régulièrement y convier des amis, qui apportent une nouvelle vision, une fraîcheur à notre musique ou à nos textes.

Mansfield TYA serait-il une sorte de petite tribu ?

J : J’aime nous comparer à des gitans. Nous sommes soudés et prêts à nous battre pour nos droits. Nous sommes toujours sur la route et nous vivons dans un sac à dos entre Paris, Nantes, la Grèce et la Floride. J’ai aussi un couteau en permanence dans mon soulier.

C : Je fonctionne beaucoup, peut-être trop, à l’affect. Ce besoin d’entourage vient peut-être alors compenser le fait que les périodes de création peuvent être très déstabilisantes. Nous aimons aussi porter une certaine attention au visuel. D’où notre travail avec Studiolent sur une série de posters intitulée « La petite troupe ne connait pas la peur ».

Julia, tu te décris en « poète française, née et morte à St Nazaire » dans le communiqué de presse. Pourquoi poète et pourquoi vouloir finir tes jours à St Nazaire ?

J : St Nazaire, j’y ai commencé mes jours, je m’y vois très bien les finir. Et la poésie, c’est pour camoufler mon amour de la peinture.

En France, musicalement, de qui vous sentez-vous proche ?

J : Vincent Delerm.

C : Julia, tu mens ! Comme elle est à Rennes, je pense à Lætitia Shériff ! J’aime aussi Stradivaria (ensemble qui joue la musique baroque des 17e et 18e siècles avec des instruments d’époque – nda), qui sont à Nantes.

Sur son site et dans ses interviews, Dominique A n’a jamais caché qu’il aimait beaucoup ce que vous faisiez. De votre côté, êtes-vous sensible à sa musique ?

J : Oui. C’est un garçon très musclé.

Aimez-vous jouer au Scrabble ?

J : NYX = 21 points.

C : Étant peu sociable, je n’aime pas beaucoup les jeux de société. Mais le Scrabble est sans doute ce que je préfère dans ces jeux que je n’aime pas. Mais ça vous intéresse vraiment ?

Avez-vous avez déjà fait du spiritisme ?

J : Oui, nous avons parlé à Alain Afflelou et Jean Louis David.

C : Non. Même Shining me fait peur.

Quelle est la chose la plus folle que vous ayez faite par amour ?

J : Mourir.

La plus folle que vous ayez faite par amour de l’art ?

J : Ressusciter.

Vous semblez faire partie de ces groupes qui ne sont pas accros à la pop. Je me trompe ?

J : Je n’aime pas la pop, je trouve ça ennuyeux.

C : Mon premier 45 tours, que j’écoutais dans mon mange-disque, c’était les Beatles accompagnés d’un arrangement de cordes. J’aime bien les Marine Girls aussi. Il me semble que c’est de la pop. Sinon je préfère le silence.

Quels sont les premiers disques, films ou livres qui vous ont retournés ?

J : Un dîner presque parfait avec Jack Lang.

C : Belle du seigneur. Plus récemment Edouard Levé.

Votre mot préféré ?

J : TF1.

C : Malinconia. À l’inverse de piéton, qui sonne très mal !

Si je vous dis « Beauty is the new punk » ?

C : R.A.S.

« Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie » ?

J : Ah, là je dis : « D’accord ».

C : Pour notre « carte noire » à l’Antipode, Marie avait ramené un animal empaillé mi-écureuil mi-corbeau. Je ne sais pas comment on l’appellerait dans la mythologie.

Que pensez-vous du départ de Bernard Lenoir ?

C : Qu’il est toujours là parce qu’il revient sur Le Mouv’. Heureusement que nous avions déjà fait une white session avec lui.

Booba ou Joey Starr ?

J : Boobarr.

C : Ça ne m’intéresse pas. Mais je dirai Joey parce que je viens de voir Le Bal des Actrices.

Une drogue ?

J : La chute d’eau.

C : Je suis très indécise par nature.

Un dessin animé ?

J : Salo ou les 120 journées de Sodome avec la voix de Gérard Jugnot dans le rôle du cochon.

C : Les Lascars, Fabienne Dupond

Dans les photos de « NYX » je vous vois toutes seules toutes les deux. Orphelines. De quoi ?

J : De repères.

C : Ma famille va bien, merci.

Mansfield. TYA // Nyx // Vicious Circle
http://www.mansfieldtya.com/

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