T'aurais vu la gueule de mon calepin lorsque s'est achevé mon Paris-Nice en TGV IDnight, j'aurais même pas eu besoin d'écrire. A deux doigts de le jeter parmi les Worst 2000',

T’aurais vu la gueule de mon calepin lorsque s’est achevé mon Paris-Nice en TGV IDnight, j’aurais même pas eu besoin d’écrire. A deux doigts de le jeter parmi les Worst 2000′, ce papelard refoule le gonzo-trip à plein nez. Alors on embarque. Gare de Lyon, IDnight n°7989, voie F, voiture 16, place assise 92. 21h49.

Lorsqu’on atteint un certain niveau d’éclatitude et qu’on doit se taper 11h de tchou-tchou by night, on est bien content, pour une fois, de constater la ponctualité de la SNCF. Le train est sur ses rails, d’autres s’en tapent sur les quais. Je m’assied et le bonheur à deux francs six sous commence. « Bien le bonsoir à bord de l’IDnight numéro 7989 (blablabla…). Ce soir, ce train propose la nuit des nuits et ça va être la fête en voiture 14 ! Nous vous attendons tous ! ». Et merde.

Sur les coups de 23h, c’est décidé. Je vais jeter une pupille. Tout juste à l’entrée de la voiture 15, j’aperçois un light show aux frontières du dément dans le wagon restaurant. Un vrai sapin de noël à la ricaine. Trois putes et deux beaufs se déchainent, l’un d’entre-eux lâche un petit « qu’elles aillent se doigter le cul », très bien placé. Un boutonneux mixe sa soupe sur le zinc en s’éclatant quelques spots dès lors qu’un sample est assez long et ne nécessite pas d’appuyer sur « delay » toutes les deux secondes. Ça sent le culte. 0h30 : Pause clope à Dijon. J’en profite pour aller chercher carnet, stylos et appareil photo quand j’aperçois 5 mecs plutôt chauds, shiloms à la main. Ça promet. Quand je reviens, on n’a toujours pas quitté moutard’ land et une bossa-nova lugubre habite la voiture 14. Max, le barman de la boite en mousse, est partant pour une interview. Cette fois-ci, je claque que je bosse pour « Summer-Night ».

Alors mec, c’est quoi pour toi une soirée IDnight ? Fais putain de concis stp…

250€ dans la poche, du bonheur, la fête, des rires, l’occasion de voir un nouveau DJ toutes les semaines sans oublier la création de couples et ça c’est merveilleux.

Ok… Donc ça baise dans le train tous les vendredi c’est ça ?

Non. Enfin ouais. Dans les toilettes. D’ailleurs pour l’anecdote, un soir il y avait une bonnasse qui s’est mise à crier « tout le monde danse comme des merdes ! ». Étant prof de danse, je suis allé la voir. Il s’est passé un truc entre nous. On a dansé comme des bêtes. J’ai décidé de fermer le bar et je l’ai défoncée derrière.

C’est génial ça mec, je pourrai le mettre dans mon article ?

Non ! (je vous rassure, je suis peut-être un connard, mais « Max » n’est pas son vrai nom…)

Cool, ça marche. Sinon au niveau de la gerbe et des bastons ça se passe comment ?

Ben il y a un flic en civil dans l’IDnight qui est là juste pour immobiliser des voyageurs qui seraient violents. Sinon, lorsqu’un mec fume dans le train (là, une sale odeur tout droit sortie d’Amsterdam envahie le wagon), on colle un avertissement. (Max s’absente pour aller chercher le pétard qui circule sur la piste, le prend, baisse le son, éteint le spliff dans l’évier du bar et gueule un bon coup). Ouais désolé. Et pour le vomi c’est tous les week-end pareil, il y en a toujours un qui dégueule dans les escaliers. Mais on est bien équipé, on a des kits de nettoyage. Par contre, si quelqu’un se prend deux avertissements, il descend au prochain arrêt.

Nom de dieu ! Et ça arrive souvent ?

Non, depuis janvier, j’en ai viré 6.

Tu me diras, si tu te tapes de la jeunette derrière ton bar, t’as autre chose à foutre que dégager de l’ivrogne…

(Rires). Ouais grave mais bon, tu dis rien.

T’inquiète mec, merci. Tu m’offres à boire ?

Ouais.

Vers 2h du mat’ le wagon est bondé, la musique me lamine le tympan, deux pisses-clichés de Tillate.com me harcèlent pour choper une photo de ma gueule sans cheveux devant les yeux, je me tape une discussion de comptoir (voire de sous le comptoir) avec je sais plus trop qui et Max, transcendé par le son, me confie que je peux lui demander autant de bières que je veux. Bref, une soirée qui oscille entre moments de dépression et situations chaotiques à crever de rire. Vers 4h : Black hole, faut que je pionce quand 2h plus tard, le mec de la discussion de comptoir me retrouve en train de dormir dans l’allée de ma voiture originelle et se met à hurler « Gaaaaars ! C’est la plus grosse soirée de ma vie, ramène-toi, c’est pas fini !!! ». D’où une légère envie de meurtre. Enfin, vers 8h30, je colle un pied à terre et songe achever le récit de mon périple à ce moment précis. Sauf qu’il faut le mentionner, dans le doute, à 9h, comme si ça suffisait pas, je capte sur le net que les
deux salopes de Tillate ont réussi à me shooter la face dans un moment de faiblesse : gisant au sol, tel un lamentable rocker en boite de nuit.

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47 commentaires

  1. Ah, tu ne comprends pas ce que je veux dire?
    Et bien, je vais te l’expliquer très clairement, coco.
    Je viens sur ce site pour lire des trucs en rapport avec la musique, et pas avec ta vie « gonzo ».
    Peu m’importe de savoir ce que tu fous de tes week-ends, si tu fais des partouzes dans des trains où ailleurs ou si tu pleures devant ta télé parceque t’es encore tombé sur une émission à la con…
    Et puis, je ne me cache pas derrière des « Gus » ou des « Pingouins », mais disons que j’ai un peu de mal avec les « guignols » ( tu préfères ce mot? )…
    Ne prends pas cela pour de la virulence, simplement un ras-le-bol général sur toute cette merde médiatique que l’on est sans cesse obligé de bouffer sans avoir son mot à dire.
    Si tu ne veux pas de réactions à ton texte, alors ne le publie pas!
    Ou alors essaye d’être un petit peu plus pertinent…
    C’est assez marrant: on peut lire quelquepart sur ce site un billet sur le « worst » des années deux-mille ( assez brillant, d’ailleurs ) dans lequel on se plaint d’une qualité musicale médiocre, et puis à côté de cela on nous afflige ton texte avec cette interview d’un guignol sans intérêt.
    Il est où le « worst » des années deux mille, à ton avis?
    Tès précisément dans ce wagon où l’on « gerbe » et se « bastonne » ( pour reprendre tes termes )
    Tu dis que la résistance en musique existe encore?
    Et ben pourquoi tu nous ponds pas un texte sur ce sujet alors? Ce serait sûrement plus intéressant à lire, tu crois pas, coco?
    Et puis apparemment, t’as que cela à foutre, répondre à des commentaires, puisque t’as répondu aux miens!
    Mais je te rassure, je m’en branle totalement que tu me répondes ou non!
    Je te laisse vaquer à tes vélléités d’écriture!
    Enfin, bref, j’espère quand même que t’avais compris que ma diatribe s’adressait pas à toi spécialement…
    Seulement, si tu vois pas le rapport entre le contenu explicite de ton texte et la situation musicale actuelle, alors tant pis pour toi! Mais essaye au moins d’interpréter correctement ce que j’écris, s’il te plaît.
    Je n’ai jamais stipulé que « c’était mieux avant ».
    J’ai simplement expliqué que faire la fête dans un train au tarif de 250 euros la nuit, c’est réservé à une certaine classe de la société, et que ce genre d’évênement un peu sauvage se rapproche quand même très fortement d’un mode de vie « rock’n’roll ». Or, prétendre depenser comme ça son pognon dans des évênements aussi futiles, et bien, excuse moi si je te choque, mais c’est un truc d’enfants gâtés.
    D’autant plus que le Rock’n’Roll, à la base, c’est plutôt l’affaire de gens issus des couches les plus populaires de la société qui ont un peu de mal avec les abus de leurs dirigeants et avec la bourgeoisie bien-pensante en général. Donc, avant de dépenser 250 euros pour une partouze,ces gens issus des couches populaires ont dû travailler et prouver ce qu’ils savaient faire, montrer leur talent, ect, ect…
    Ca y est? Tu saisis où je veux en venir, coco?
    Ne vas pas croire pour autant que je suis un marxiste convaincu.
    De même que je ne suis pas sarkozyste, ni raciste, ni frustré.
    Non, j’essaye simplement de revenir à des « valeurs » simples au lieu de penser en permanence à ma petite gueule et trouver comment m’en foutre plein dans le gosier…

  2. bien ! alors avant de continuer, l’idnight Paris-nice coute 15€, c’est la ligne la moins chère en france car pas de couchettes. sinon, sur le plan musical je pense qu’on se retrouve, bien que je trouve bas le fait que tu te vénères sur ce papier LÀ ! « Si tu ne veux pas de réactions à ton texte, alors ne le publie pas! » très bien cocotte, si tu veux des articles consacrés exclusivement à la musique, ne lis pas ce que je publie. t’énerver sur le son dans un papier qui n’a rien de musical, ça refoule. On dirait un élitiste qui tente de prouver à son nouveau groupe de copains que lui aussi est calé niveau son alors que sa bande de pote parle bière. tu piges ? Je parle sons dans certains pap’ dont un à venir. Si tu veux du papelard de zicos, gonzai n’en manque pas… t’aime bien le dernier Mùm ? je t’embrasse. T

  3. Tu dis que tu parles pas de zique dans ton papelard? Pourtant, y’à bien un mec en train de tripoter sa platine en photo, non?
    A moins que tu considères que l’électro prout-prout n’est pas vraiment de la musique, et là je te donnerai raison…
    Donc, si je te suis, ton billet avait pour sujet la bière?
    Bon, ben excuse alors, j’avais pas vu cela comme ça…
    Pour ce qui est de Mùm, je ne suis pas un grand fan…
    Mais tu sais quoi, le truc vraiment original et intéressant en ce jour serait de parler du premier album solo de Simon Scott, le batteur de des défunts Slowdive. Son disque est un véritable trip en terres ambient, avec des influences diverses et variées.
    Bon, au final, c’est vrai que c’est pas vraiment le disque idéal pour baiser des gonzesses dans des wagons apprêtés gentiment par le SNCF, mais au moins, et puisque tu parlais « résistance musicale », ce mec a le bon goût de sortit un truc personnel en marge de toute mode.
    Je t’embrasse également.

  4. niveau prout prout on se rejoint… Les gonzesses j’en ai rien à carer si ce n’est ma muse. j’ai jamais aimé le train ni sa revendication culturelle (d’où ce papelard)… et niveau gratouille musicale, j’ai pas mal de boulot devant moi… Restons-on là, embrassons-nous.
    Mes meilleures,
    T

  5. « N’y penses plus, c’est oublier »

    « Va faire la vaiselle, je me charge du reste »

    « Va t-en, reviens »

    « Je t’en prie, ne m’en veux paas »

    « Je t’aime, enfin je crois »

    « Je crois que je taime, un peu »

    « Un peu, beaucoup »

    « Non, mais oui »

  6. Y a un dude qui nous parle des Eagles et personne remarque???
    On parle « valeurs », on dit « coco », « sarkozyste », « travail », « Pink Floyd »…
    C’est clair, soit on a affaire à des kids qui commente comme des vieux, soit l’inverse, je sais plus.
    On s’approche du vide intergalactique des comments de chez Stereogum…en vachement plus ringard. Alors que l’article est plutôt marrant et que moi aussi je déteste les trains, les cons et certaines putes.
    Et donner mon avis alors que ça ne sert strictement à rien si ce n’est à se régaler d’une potentielle réponse de « j’assume! » (alleeeeeezzzzzz!)

  7. Salut, gros!
    Dis-moi, de quoi tu parles au juste?
    T’as remarqué que j’ai aussi mentionné le nom de Simon Scott?
    Tu sais qui c’est, au moins?
    Bon, alors, bien sûr, pour toi c’est sûrement un vieux ringard ( parceque j’imagine qu’il y a une date limite de consommation aux artistes que tu écoutes, c’est à dire un an maximum? ), mais je t’assures, tu devrais écouter ce gars.
    De même que tu devrais également te purifier les oreilles en prêtant une nouvelle attention à tous ces artistes « périmés », comme tu sembles le penser, tout simplement parcequ’au contraire de beaucoup de groupes actuels, et bien, les Eagles, Pink Floyd et consorts ont gravé une musique extrêmement riche et sur laquelle le véritable mélomane revient tout le temps parce qu’il y a toujours quelque chose à découvrir.
    Peut-être que mes commentaires ne te sont d’aucune utilité, en revanche, les tiens et ceux de tes collègues ( ? ) m’inspirent beaucoup, comme tu peux le voir.
    Et désolé si je m’étale sur cette page, mais un article aussi pitoyable se devait quelques petits commentaires dont je savais d’avance qu’il choquerait le bourgeois.
    C’est le premier effet Kiss Cool.
    Mon nom est David Cantin.

    J’attend tes commentaires d’amour et de passion.

  8. Euh… l’auteur est sûrement assez grand pour se défendre tout seul mais je trouve quand même que son article fait plus que tenir le rail…

  9. Oui son article tient le rail de coke mais lui déraille cher ami. Ne défend pas l’indéfendable. Le style est mauvais, l’article est mauvais. Se torcher avec son papier serait lui donner trop d’importance

  10. J’ai refais une de tes phrases en espérant te montrer le chemin :

    Les deux nans de Tillate ont réussi à me shooter la face dans un moment de faiblesse : gisant au sol, telle une lamentable grosse merde, couverte de pisse, au fond des latrines

  11. J’aime bien comme ça ouais. Sauf que niveau style, « grosse merde », je trouve ça pas terrible-terrible. Je m’attendais à un peu plus de finesse de ta part sur la métaphore… (rien de méchant) tu m’en refais d’autres mec ? Bises. T

  12. Grosse merde c’est tout ce qui me me vient quand je pense à toi… j’y peux rien c’est comme ça… le vide appelle le vide.
    Quant à la finesse je crois tu es mal placé pour en parler tellement ton article est abjecte.
    Au fait contrairement à toi à ce niveau de la phrase bien qu’étant placé devant telle, je ne cherchais absolument pas à faire une métaphore avec grosse merde. Simplement à t’évoquer dans ton meilleur état.
    Je passe pour la bise excuse

  13. Ici, tu vois, le « grosse merde » introductif était nettement mieux placé. Sinon, d’un point de vue extérieur, voir une chiure se vénère à ce point sur un papelard gratté en pleine décuve mériterait une étude sociologique. Descendance humaine du vautour qui attend constamment, perché, l’erreur d’un phacochère pour que celui-ci se fasse fumer par un lion… Prémices d’un repas ? l’attente de l’erreur… En tout cas ce mets te régale. n’oublie pas de faire ton rot et surtout de te branler la plume devant la magnificence et le style de ce qui sort de ton corps. Bises (j’insiste). T.

  14. Ton histoire d’Arche de Noë et Walt Disney mélangé c’était marrant quand même … ton passage sur le vautour perché ça m’a rappelé La Fontaine en moins bien.
    Pour le reste je crois finalement que tu décuves encore… c’est donc là dessus que je te laisse dormir dans ton vomi.
    J’espère que pour toi demain sera un autre jour.
    N’oublie pas « la vie est une fête ».
    Je ne te salue pas
    YG

  15. Tu vois T., quand tu veux tu peux mettre un tout petit peu de style dans tes écrits. Pourquoi alors avoir écrit une telle merde sur iDNight, vulgaire et qui plus est mensongère?

  16. Pourquoi t’offrirais-je ce plaisir ? celui de gratter pour toi ? Selon ta charte et les vérités que tu réclames ? Le style que tu demandes ? Les mots et les histoires que tu voudrais entendre ? Ce peut-il que tu sois du staff de IDnight ou que tu te sentes romancier déchu pour qui l’autre est à jeter dès lors qu’il ne colle pas à ton reflet ?

  17. Parce que tu te sens romancier toi? Tu me fais marrer ! Si aligner 4 saloperies par ligne c’est ce que tu appelles écrire, alors non en effet nous n’avons pas la même conception des choses. Et crois moi ce n’a été d’aucun plaisir de te lire, ne t’embêtes pas pour moi. A l’avenir, si tu pouvais même garder tes merdes pour toi…

  18. OK, enough !
    Les enfants vous finissez de ranger votre chambre et vous arrêtez votre guéguerre puérile. Sinon je clôture l’article et les commentaires.

    Thanks for yr comprehension.

  19. Bordel on doit pas prendre les mêmes trains putain ! Idnight pour moi c un mec qui passe des mp3 itune (la chanson c’était un truc genre « vas-y Zidane !!! »), devant 2 pov meufs de 17 ans à l’air apathique et 1 vieux affalé.
    T’as du faire une remontée de trip mec !

  20. « Les deux nans de Tillate ont réussi à me shooter la face dans un moment de faiblesse : gisant au sol, telle une lamentable grosse merde, couverte de pisse, au fond des latrines »

    je ne vois pas en quoi le fait d’être emphatique et vulgaire donne du style ? ?

    -> « shooter » sans précisions c’est confus (pistolet? coup de pied? appareil photo?)
    -> moment de faiblesse : trop vague, on devine la fatigue et non le sommeil
    -> « lamentable grosse merde » : attends, je crois qu’il manque encore cinq ou six adjectifs péjoratifs pour que ce soit équilibré…

    les français aimant les auteurs américains adorent ce genre de commentaires…

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