Pour présenter Gabriel Matzneff, on tergiverse des heures avant de revenir vers l’un de ses titres : l’archange aux pieds fourchus. Comment mieux résumer cette alchimie de soufre, de sincérité, de scandale et de style qui fait l’attrait de ses livres ?

Séraphin, c’est la fin !, son dernier recueil d’articles (paru aux éditions La table ronde) n’échappe pas à la règle et passe sans précaution de Casanova au tailleur Arnys, de Kadhafi au fantastique Jacques Perret, sans oublier Pierre Clémenti dans le galop du libertin. Avec les yeux grands ouverts et une certaine distance, Gabriel Matzneff a traversé le 20ième siècle, de Montherlant à Mitterrand. Le 21ième ne lui dit rien qui vaille mais, en bon stoïcien, il supporte et s’abstient. « J’ai acquis le droit au déshonneur », glisse-t-il à la fin de l’émission. A chacun ses médailles.

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