C'est une constante sociétale, on trouve désormais des bancs de meufs de seize ans bourrées dans n'importe quel club de la capitale. Dans un pays où la loi serait appliquée de

C’est une constante sociétale, on trouve désormais des bancs de meufs de seize ans bourrées dans n’importe quel club de la capitale. Dans un pays où la loi serait appliquée de manière stricte, elles n’auraient évidemment rien à foutre là. Mais au pays des discothèques, les physionomistes règnent en maîtres et faut croire qu’ils n’y voient que du feu. Mais c’est normal, ces jeunes filles sont les enfantes de la génération porno, et s’habillent de manière bien plus hot que ta mère à 30 piges. Plus rien m’étonne, jusqu’ici tout va bien.

Le numérique a tout révolutionné. Quand on avait 13 ans et qu’on était encore puceau, avoir notre shoot de porno était une vraie galère. On était obligé de se faire tourner des vieilles cassettes de Rocco Siffredi avec des footballeuses, de mater le film érotique du dimanche sur M6 ou encore squatter de manière exceptionnelle devant Canal+ le premier samedi du mois parce que les parents d’un pote étaient partis en weekend et avaient eu la gentillesse de nous confier la baraque. C’était l’âge pré-numérique. N’importe quel gamin qui a seize ans aujourd’hui a trempé dans le haut-débit depuis qu’il a du poil. Or qui dit haut-débit, dit pornographie sans limite à disposition. Peer 2 peer, Youporn-like, et sites de bouls gratuits à outrance. Pour peu qu’ils soient un tantinet dévergondés, tous ces gamins grandissent avec un vivier de pornographie sans limite à portée de clics. Ce qui n’est pas sans conséquence.

Arrivées à l’âge de seize ans, une jeune fille moyenne en 2009 possède un éventail de connaissances en matière de sexe sans doute plus développé que n’importe quelle autre femme moyenne de 16 ans dans l’Histoire de la Femme. Il existe une sorte d’assurance dans le comportement de certaines de ces jeunes filles même pas majeures. Elles revendiquent aimer les Porn Movies dans leurs profils facebook, pratiquent le sexting en envoyant des photos d’elles plus ou moins dénudées à leur petit-ami du moment via leurs téléphones et ont une connaissance en matière pornographique à faire pâlir une nonne. Que penser dès lors quand un pote de pas loin de trente ans te confie que la meilleure baise de l’année fut incontestablement cette meuf de seize ans chinée à la sortie des Disquaires et adepte du deepthroat? Que c’est un putain de pédophile? Que c’est la faute des parents? De l’ADSL?

Et puis il y a les comportements numériques qui vont avec. Le sexting donc pour les plus soft, et surtout les sites de partage de vidéos amateurs à l’instar de Submityourflick, submityourmother et toutes les déclinaisons possibles qui exhortent les utilisateurs, comme le nom l’indique, à soumettre les vidéos de leurs exploits sexuels de la vraie vie. Idéal en cas de rupture douloureuse pour expier le mal et balancer à la face du monde la sextape tournée cette ex qui couche désormais avec ton meilleur ami.

Une fois qu’on a ces quelques éléments en tête, difficile de feindre l’étonnement à l’inverse de quelques journalistes néo-zélandais qui réalisaient récemment que le dating a été totalement remplacé dans la culture des jeunes locaux par le « fuck & see if it can works », l’acte sexuel étant désormais devenu l’acte fondateur de toute relation sérieuse. Mais ce qui est assez dingue dans le fond, tient surtout au fait que d’ici une quinzaine d’années des centaines voire même des milliers de gamins de treize ou quatorze ans se foutront de la gueule d’un leurs potes parce qu’ils auront retrouvé une vidéo de la mère de celui-ci en train de faire dérouiller par un salaud bafoué qui avait posté une vidéo vengeresse une décennie plus tôt. Franchement, si vous pensiez comme un vieux con que les jeunes sont impitoyables, dites-vous bien que vous n’avez sans doute encore rien vu.

23 commentaires

  1. Merci pour ce genre d’article qui me permet de m’apercevoir combien je suis vieux, et de ce fait un peu con d’être vieux, mais une question me (restons dans le sujet) turlu-pine gravement :
    c’est un constat sexiste ou bien le sexe fort n’est pas sujet à tout ça, restant sagement cantonné au Web des roses et des chous ?

  2. Je trouve ton article plaisant à lire et tu touches du doigt pas mal de vérités générales, comme le fait que les nouvelles générations ont accès plus facilement et de plus en plus jeune à l’industrie pornographique.
    Néanmoins, je ne vais pas y aller par quatre chemins, mais ton article reste creux, sans fond, vide de sens.
    J’ai l’impression d’entendre les mêmes idées reçues qui font et refont le tour de l’opinion publique depuis une dizaine d’années.
    J’ai lu l’article une première fois et j’ai trouvé qu’il ressemblait à une description des différents maux et déviances de notre génération, relevée à coup de « facebook » et autres « porn movies » afin de montrer ô combien la situation est actuelle, le genre pseudo-lucide que l’on peut trouver dans n’importe quels romans de Bret Easton Ellis ou de Lolita Pille.
    Puis j’ai relu l’article et j’y ai décelé un semblant de critique gratuite qui ne tient que sur un des plus grands préjugés du moment, le fameux « C’était mieux avant ».

    De plus, je ne vois pas vraiment l’intérêt cette critique, je ne vois pas en quoi la libération sexuelle « précoce » (la majorité sexuelle reste l’âge de 15 ans) de ces jeunes filles dérangent, à part si l’on se base sur des valeurs christiano-conservatrices ou que l’on a des mœurs datant du régime de Vichy.
    Le seul passage de ton article qui, à la rigueur, soulève un problème, c’est lorsque tu parles de ces amants éconduits qui mettent en ligne des vidéos de leur ébats afin de se venger de leur ex. C’est assez ennuyeux mais dans le fond, ça ne reste que des images, images pornographiques certes, et qui ne sont pas plus choquantes que celles d’une violence inouïe (Irak, Afghanistan…etc) que l’on voit tous les soirs au Journal de 20h et pour lesquelles on ne trouve rien, ou presque, à redire.
    Tout cela reste, en somme, un problème de la Doxa, qui voudrait que le sexe soit un sujet honteux et sale, dont on ne doit pas parler, et c’est ce genre d’article qui fait qu’on n’en sort pas.

  3. Les images de conflits en Irak ou en Afghanistan, c’est de l’information,
    Mettre en ligne des vidéos d’ébats sexuels avec ton ex sans son consentement, c’est un délit, au minimum une atteinte à l’intégrité morale de la personne, espèce d’imbécile…

  4. Je trouve certains des commentaires démesurément virulents… Personnellement, j’ai apprécié cet article, parce qu’il me semble bien écrit, et que la manière de poser les différentes problématiques qu’il soulève me paraît habile.
    Evidemment, la violence de l’éducation sexuelle (parce qu’il s’agit de ça, dans le fond, et qu’on ne peut plus vraiment parler d’éducation mais plutôt d’affront, pour ce qui concerne l’approche / la rencontre de la sexualité que les ados ont de nos jours), face aux violences plus souvent étalées dans les journaux de 20h, ça semble « moins grave » quand on frise la démagogie… Mais merde, on a bien le droit de parler d’un autre sujet sans constamment entendre des réactions aussi réac’ que « si tu crois que ton problème est intéressant alors qu’il y a des guerres » !!! Au demeurant, la violence de la sexualité est un sujet grave, parce que la sexualité est fondatrice des civilisations, que ça vous percute l’idée ou non.
    Reste que, mère d’une gamine de quatre mois seulement, je suis amenée à être plus attentive que je ne l’étais auparavant quand je croise des enfants dans la rue. Ce qui me scie le plus aujourd’hui n’est pas l’utilisation des possibles qu’on met à disposition des adolescents. Non, ce qui m’inquiète le plus, ce sont les accoutrements à visée hautement séductrice et sexuée dont lsont affublées des gamines qui ne sont pas encore en âge de choisir leurs vêtements toutes seules. Ce sont bien les parents qui les habillent et les confrontent aux regards et attitudes forcément sexués que leurs allures appellent. Ca, pour le coup, ça me semble participer beaucoup plus de la paupérisation de la sexualité, tant au niveau des atours qu’elle peut prendre, qu’au niveau de la portée psychologique que cela peut avoir sur des enfants… et des adultes, notamment ceux qui souffrent de maladies telle la pédophilie.

  5. « Que penser dès lors quand un pote de pas loin de trente ans te confie que la meilleure baise de l’année fut incontestablement cette meuf de seize ans chinée à la sortie des Disquaires et adepte du deepthroat? Que c’est un putain de pédophile? Que c’est la faute des parents? De l’ADSL? »
    Que c’est un putain de pédophile, le fait qu’elle soit « bonne » et une adepte « expérimentée » de deepthroating et autre gagging ne change rien. Je pense hélas, que trop de gars cherchent des prétextes pour réaliser leurs fantasmes (fourrer des mineures), du genre : « elle m’a dit qu’elle était majeure », « t’as vu comment elle est bonne », « c’est bon elle est majeure sexuellement », « t’as vu comment elle habillé ? » etc…

  6. Dommage de trouver un article comme celui-ci dans une revue se réclamant du gonzo journalisme.

    Lorsque Thompson se penchait sur les Hell’s Angel, l’une de ses démarches fut de s’intéresser à la Vérité. De faire ses p’tits chiffres, de voir ce qu’il y avait derrière les « on dit que » et « j’ai déjà vu, une fois… », cumulée à ses délires fabuleux (du type : « et si je les suivais, pour voir ce qu’il se passe réellement »).

    Déjà, savoir si les moeurs sont plus libérées ou non qu’autrefois… à voir.
    La moyenne des partenaires pour les nanas ou mecs ont à peine changé. Au mieux, le nombre de partenaires féminins a doublé pour une raison très simple, expliquée par les chercheurs de ce domaine : autrefois, elles cachaient la moitié de leurs amants.

    L’âge à laquelle on réalise sa première relation sexuelle n’a pas vraiment changé, par contre.

    Et cela peut étonner, mais des filles « faciles » mineures, y’en avait pas mal autrefois aussi. Et si j’ai bien compris, plus dans les campagnes que dans les villes. Désormais, il y a peut-être un alignement…

    Autrefois, c’était plus caché.
    Et les nanas n’avaient pas nécessairement une éducation sexuelle aussi poussée.

    Plus faciles, je sais pas.
    Plus « bonnes », je sais pas non plus. C’est pas le porno qui donne les meilleurs codes pour une bonne baise.
    Plus « jeunes » lors de leur premier rapport… hum… suffit de lire « Confessions sexuelles d’un anonyme russe », ou de constater à quel point « Lolita » de Nabokov peut choquer les jeunes générations (dont je fais parti) pour se dire que finalement, il existe désormais un tabou au niveau de la jeunesse des partenaires.

    Bref, y’a un excellent sujet, là. Mais mal traité, même si l’article est agréable à lire, mais sans plus.

    Le Chien

    PS : l’enquête sur la sexualité des français est en vente, hein. C’est un pavé immense, qui a demandé un max de boulot à pas mal de chercheurs, mais ça reste intéressant, à ce niveau.

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