Le 23 novembre se tenait un concert de Cléa Vincent à la Cigale. Plein de bonne volonté, je m’y suis rendu pour voir si elle réussirait à retenir mon désir en live, et puis aussi pour prouver que chez Gonzaï, tout le monde a le droit à une deuxième chance.

Il faut d’abord re contextualiser l’affaire, il y a un an et trois jours très précisément un article avait été publié, comment dire, peu élogieux sur Cléa Vincent. C’est vrai que comparer sa musique au fait « de passer son avant-bras dans un hachoir en écoutant Banana Split de Lio », c’est était un peu brutal. Mais peut-être pas complètement faux.

Bref, étant joueur (et un peu maso) je n’ai pas pu résister à l’occasion de passer 90 minutes debout dans une salle remplie (sans que l’étage soit ouvert, faut pas déconner quand même) principalement de femmes, mais aussi de quelques hommes. J’ai malheureusement raté Ricky Hollywood, la première partie, car j’étais trop occupé à prendre un apéro digne de ce nom pour arriver euphorique au concert qui suit.

Le show commence, Cléa arrive sur scène, accompagné d’au moins cinq musiciens, ce qui n’est pas sans me rassurer sur l’ambiance qu’il y aura. Au début c’est cool, la rythmique est sympa et les musiciens jouent bien, ça commence à se trémousser et y’a de l’ambiance. Le problème avec Cléa Vincent, et peut-être que l’alcool y est pour beaucoup, c’est qu’elle chante comme si elle venait de se faire plaquer ou qu’on avait menacé toute sa famille avant l’entrée en scène. Et c’est peut-être ça qui plait à son public et à ses fans : le chant de Cléa Vincent est dénué de toute énergie ou convictions. C’est plat. Pour les titres qui « bougent » c’est essentiellement grâce au rythme, mais pour les chansons plus lentes, les slow slows, les genoux grincent à force d’être statiques et le haut du corps, à force de devoir se balancer comme un métronome, a envie de renvoyer le cocktail avalé une heure plus tôt. Et on ne parlera pas des paroles, pour ça je vous laisse consulter l’article de l’année dernière. Bref. Les invités défilent sur scène jusqu’à l’arrivée magistrale de Philippe Katerine habillé en capitaine de bateau, ce qui est surement avec le jeu des musiciens (et l’alcool) la seule raison qui fait qu’on pourrait bien conserver un bon souvenir de cette soirée.

A la fin, la lumière s’éteint. Cléa quitte la scène; je me précipite dehors pour prendre l’air sans attendre de rappel. Heureusement que ça ne durait pas quatre heures mais dans l’ensemble ça allait. Le véritable souci, c’est que jamais quelqu’un ne devrait avoir à payer 30 euros pour voir Cléa Vincent. Tout au plus, on conseillera son univers culcul aux soirées privées où les gens prennent un verre avec une chanteuse à la voix fluette cachée dans un coin, et qu’on n’entend pas. Sauf que là, on était à la Cigale.

Pour les plus téméraires, l’actu de Cléa Vincent c’est par là

3 commentaires

  1. cet article est juste nul, de la négativité sans intérêt.
    ça sert à quoi d’écrire ça ? ça apporte quoi au lecteur? c’est le genre d’article qui parle beaucoup de celui qui l’a écrit. C’est un trip égocentrique plutôt qu’une critique

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