Avec Muertos, Pierre Place prouve que les zombies ne sont pas que des couillons de morts-vivants

Qu’il taille les discriminations, la société de consommation ou nos rapports aux médias, Romero a su le premier faire usage de la métaphore du mort-vivant pour prendre avec virulence le pouls de nos sociétés en complète dégénérescence programmée. La nuit des morts-vivants date de 1968 et on ne va pas jouer au vieux con en disant que c’était mieux avant. De Danny Boyle à Sam Raimi en passant par Edgar Wright et Andrew Currie, l’évolution du genre a permis d’être témoin de la déambulation de ces sombres créatures et de ce qu’elles avaient à nous raconter. Alors quand une BD de Zombies pointe le bout de ses crocs, on est évidemment tenté de la comparer à un film, surtout quand son traitement révèle un aspect hautement cinématographique, chiadant un noir et blanc à la limite de l’expressionisme. Seulement voilà, Muertos de Pierre Place ne ressemble à rien de connu. Pire, le livre est d’une originalité qu’on pensait elle aussi zombifiée.
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Les pulsions graphiques de Christophe Bier

France 1970, quelque part sous la démocratie coincée du cul de Georges Pompidou. Pendant que la télévision s’installe tranquillement dans plus de la moitié des foyers, un homme décide d’investir les kiosques à journaux grâce au PFA (Petits Formats pour Adultes). Cet homme, c’est Georges Bielec.  ses périodiques de bande dessinée, format poche et dos carré, seront conçus par des adultes, pour des adultes, imprimés en quantité industrielle et raconteront tou la culture France côté Pulp, mais en noir et blanc. Presque 50 ans après, Christophe Bier a décidé de raconter cette histoire, haute en couleurs, dans un livre nommé Pulsions graphiques. Entretien.
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L’histoire fumeuse de Viper, premier fanzine français dédié à la défonce

A l’évocation du mot Viper, les plus dingues s’imaginent déjà faire des cabrioles au volant de la dodge éponyme, mais le sujet dont il est ici question roule, mais pas des mécaniques. De 1981 à 1984, Gérard Santi a fait planer la France grâce à Viper. L’expression, slang de jazzmen qui signifie « fumeur de marie-jeanne » était aussi le titre d’un magazine, premier représentant officiel de la contre-culture cannabique à la Française, alors distribué en kiosques. Son créateur, forcément engagé, nous a raconté cette stupéfiante odyssée au format A4.
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