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STEREO
Aux origines du sample

Si le rock est devenu un cimetière d’anciens combattants, le hip hop est son premier déserteur. En bon soldat biberonné au rap, le Beatmaker Hugues Coudurier retrace pour Gonzaï l’histoire du sample, pas si simple.

Si le rock est devenu un cimetière d’anciens combattants, le hip hop est son premier déserteur. En bon soldat biberonné au rap, le Beatmaker Hugues Coudurier retrace pour Gonzaï l'histoire du sample, pas si simple.

A l’image de ses premiers soldats MC’s reconvertis en prédicateur d’une culture de masse salement mercantile, le hip hop est désormais inscrit dans la longue tradition des oppressés désireux d’oppresser à leur tour. Confortablement installé au fond de son fauteuil Club, Calife à la place du Calife, le hip hop se délecte d’un passé glorieux en sirotant un Martini Blanc façon Johnny Rotten dans Sorry. Et sur la table d’appoint, pourrait bien se trouver cette œuvre ultime, STEREO, sorte d’encyclopédie répertoriant tous les samples du hip hop de 1986 à 1999. Son créateur, Hugues Coudurier, beatmaker aux talents aux multiples collaborations, tout juste sorti d’une école de design graphique Suisse (l’ECAL, NDLR), s’est attelé à la tâche, pas évidente. Et malgré nos désaccords, à savoir si le hip hop est belle et bien enterré, son ouvrage à paraître pourrait bien être l’objet ultime que tout mélancolique de la boucle funky devrait posséder. On ne m’enlèvera pas l’idée que l’album photo est ouvert une fois les armes déposées.

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A première vue, le travail engagé sur ton livre semble titanesque. Peut-on appeler ça un dictionnaire du sample ?

Non pas vraiment. J’ai d’abord commencé par réunir toute la matière dont j’avais besoin, pour voir la gueule que ça aurait. J’ai surtout puisé mes informations sur des sites participatifs comme Dubruit.com, Thebreak.com, et dans mes connaissances personnelles. Je pense avoir réussi à en caler au moins 36 000, ce qui est pas mal.

La première fois qu’on a utilisé un sample, dans le hip hop, ça remonte à quand ?

A ma connaissance, le premier morceau hip hop est de Herbie Hancock. C’est à base de scratch, du jazz funk chelou. Bon, c’est peu être pas le début historique du hip hop, le premier je n’en ai aucune idée. Le hip hop est né avec le sample de toute façon. Ils accéléraient le beat de vieux truc funk ou disco, ou le ralentissaient. L’âge d’or du hip hop des années 90, c’est là ou on commence à ralentir la vitesse du bpm. Parce qu’au début, c’était plus rythmé.

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On sait que la limite entre « sample » et « plagiat » et très difficile à délimiter. Toi, tu la situes ou ?

C’est une bonne question. Avant de faire ce livre, quand j’ai commencé à faire de la musique,  je récupérais des samples partout, même les rythmiques. C’est plus tard que j’ai voulu apprendre à faire moi même mes sons. Maintenant que j’ai plus de technique, je me dis que la créativité, elle est autour du sample. Avec la valeur ajoutée que tu apportes au morceau, on peut plus appeler ça du plagiat. Sinon, le premier type qui a fait un Do avec sa guitare, ça lui appartient à vie ?

Y’a l’enregistrement, le feeling.  Quelque part, tu prends la technique de l’autre…

Après il ne faut pas tout mélanger. Certains sentent le coup commercial, dénichent le sample évident, et se limitent à ça. Et puis y’en à d’autres qui retournent tellement le sample que tu l’entends même plus. David Guetta savaient qu’il y’avait un coup à faire avec Heroes (ndrl David Bowie). Justice, ils ont tapé dans les Gobelins, Les Dafts Punk avec Breakwater etc. Dj Medhi,  son morceau Signatune, c’est un sample de Dynasty, une boucle de 12 secondes avec des effets de freeze.

Tu ne m’enlèvera pas l’idée que, sampler, c’est un peu tricher.

Techniquement, quand tu regardes l’envers du décor, tu vois que les mecs sont vraiment forts. Tu ne peux qu’accepter qu’ils soient des voleurs.

Imagine un monde ou la création musicale se limiterait au sample. Plus d’instruments, juste le répertoire des 50 dernières années. C’est ta vision du progrès ?

C’est un peu ce qui se passe déjà.  Mais bon, à l’heure actuelle, il y’a des instrus hip hop qui sortent de nulle part. Asap Rocky, Tyler the creator, Lucki Eck$,  par exemple, c’est loin d’être les seul, mais ils sortent des sonorités qu’on n’avait jamais entendu auparavant ou du moins pas comme ça.

« Les grosses machines de l’industrie du rap sont arrivées à un point ou elles se samplent elles-mêmes. »

Ils font tous un peu la même chose, si tu compares avec Odd future, Kendric Lamar..

Carrément, c’est la nouvelle vague du hip hop. J’avoue que c’est compliqué, en 2014, d’écouter un titre et de ne pas y trouver une similitude avec un son que tu as déjà écouté auparavant. Ma dernière surprise, c’est Tame Impala. Ok, on sent le côté Pink Floyd etc. C’est une excellente copie de ce qui se faisait de mieux avant. Mais bon, on en est arrivé à un point ou on s’émerveille devant des mecs qui refont parfaitement ce qu’on faisait déjà avant.

Est ce que tu notes une différence dans l’utilisation du sample, d’une décennie à une autre ?

Dans mes banques de données, tu vois très bien qu’à un moment, les mecs ont arrêtés de sampler dans le hip hop, parce qu’il y’avait suffisamment de renouveau. Même maintenant au final, y’a jamais eu autant de mixtapes faites parce que l’artiste veut bosser avec tel ou tel producteur. Et ce n’est plus le producteur qui cherche à vendre ses instrus à des artistes, mais ces derniers qui font appel à tel ou tel producteur. Aujourd’hui, les grosses machines de l’industrie du rap sont arrivées à un point ou elles se samplent elles-mêmes, et du coup, elles sont à la source de leur production. Mais ça encore, ce n’est pas nouveau. Michael Jackson par exemple, s’est samplé lui-même sur Immortal, en reprenant un de ces anciens morceaux An other part of me. C’est un gain financier supplémentaire…

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Si on pousse plus loin, comme dans tout art, les bases ont été posées, et aujourd’hui il nous reste plus qu’à puiser dedans. Comme dans la musique classique, il ne reste presque plus que des interprètes. C’est le destin de la musique contemporaine aussi.

Si tu regardes les dernières prods de Jay Z, Nas, leurs instrus reviennent un peu à l’ancienne, avec des sons de batterie lourde, limite rustique… D’ailleurs, même l’invention de la batterie, c’est super récent en ce qui concerne la composition des toms basses, cymbales etc.

Dans les illustrations de ton ouvrage, tu as fait des collages avec des photos des auteurs originaux, que tu as inséré dans une photo du groupe sampleur. Les collages sont parfois un peu grossier, le détourage approximatif. C’est voulu ?

J’avais plus de 60 rappeurs découpés et affichés un peu partout dans ma chambre, une soixantaine de pochettes de vinyles aussi, donc le boulot a était énorme. Je n’avais pas de recherche esthétique, ou si peu, c’était surtout pour mettre en évidence des « collaborations »,  et quand j’ai commencé mes montages, je me suis rendu compte que ça manquait de précision, y’avait de la netteté et des flous mélangés, des bouts de papiers déchirés qui apparaissait. Au final j’ai voulu le laisser comme ça. Ca reste dans l’esprit d’un livre sur le sample. Comme quand tu découpes un sample, tu dois prendre en compte des aléas techniques.

Si j’étais étudiant en art, je te dirais que c’est une représentation picturale de l’utilisation abusive du sample dans la société contemporaine, comme un patch vulgairement découpé et reproduit sur 3mn30…..mais je ne suis pas étudiant en art.

Oui exactement (Rire).

« Tout est grillé, bétonné. Tu peux plus trop t’aventurer. »

Donc maintenant, il reste quoi à sampler ? Donne moi un tips, si je suis dj’s, que j’ai envie de ressortir un son dément introuvable, à un bon rapport qualité prix ? Je cherche à me mettre à l’abri financièrement…

Déjà, je ne te le dirai pas, je le garderasi pour moi. Au fond j’espère qu’il ne reste plus grand chose. Dans les sons que j’écoute en ce moment, on a l’impression que les mecs ont tapé dans du Phil Collins, au moins dans les influences. C’est par période, ça revient. Qui sait ce que l’on samplera demain ? Aujourd’hui, les producteurs font de la musique en fonction du marché, c’est juste une question de business. Quand IAM a fait appel à Ennio Morricone pour l’Ecole du Micro D’argent, ils l’ont planté pour faire leur projet sans lui. Résultat, il ne veut plus entendre parler de sample, il refuse catégoriquement maintenant. Tout est grillé, bétonné. Tu peux plus trop t’aventurer ; certains y arrivent encore, et franchement je ne sais même pas comment ils font.

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En fait, si on regarde bien, le hip hop sans sample, ça donne des instrus toutes nazes….

Non, y’a des vrais beatmakers. Il faut différencier 4 mesures prises d’un violon, et une seule note de violon ; là le sample n’est plus identifiable.

Qu’est ce qui l’empêche de faire lui même sa note de violon ?

Après c’est une question de moyen. Rien qu’à mon niveau, si j’avais dû jouer de la guitare à chaque fois que j’ai pris une note par ci par là…

Ben justement, à la base du hip hop, les mecs n’avaient pas de moyen ; maintenant, la plupart des grosses fortunes américaines sont, de près ou de loin, dans l’industrie du hip hop. Donc les moyens, ils les ont.

Justement, aujourd’hui Jay Z, il fait appel à des musiciens en studio, pour faire des chœurs, des grosses parties instrumentales. On revient à des énormes orchestrations comme à l’époque de Sinatra etc. Beaucoup de rappeurs bossent avec des grands orchestres.

« Le fric qu’on peut se faire avec le rap ! »

Dans le futur, on peut facilement imaginer une plateforme libre d’accès, avec tous les morceaux du monde samplés. On aura plus qu’à piocher…

Grave, putain. Le fric qu’on peut se faire avec le rap ! Donc c’est un truc à faire maintenant. Le plus gros site de rap, Booska-p.com, son créateur est millionnaire. Après, il faudrait inventer les beatmakers awards en France, comme aux Etats Unis, ou au moins les hip-hop awards.

Reconnais le, le hip hop est mort ?

Il n’a jamais été aussi vivant que maintenant. Il a eu une période creuse c’est vrai, mais à l’heure actuelle ; c’est le serpent qui se mort la queue. Que ça soit en France, avec toute la nouvelle vague, des petits jeunes ou moins jeunes. Même chose aux Etats-Unis, ils écoutent des trucs à l’ancienne comme des prods actuelles. Bon, il y’a beaucoup de merde, mais il y’a jamais eu autant de clips de rap que maintenant. Le rap est la musique qui vend le plus, il faut pas l’oublier, aujourd’hui un Maitre Gims en France vend plus que n’importe quel chanteur pop de merde francais, pour ne citer personne. Regarde Stromae, qui vient du rap à la base, c’est un ancien beatmaker, il a vendu presque 2 millions d’albums de son dernier. En France personne ne vend plus que lui. Aux US, le rap est une variété comme une autres, tout comme la pop, le rock, ou l’électro. En France c’est pas encore ça, mais ça arrive fort je te le dis !

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Qui est le plus samplé ?

James Brown. Sans compter les samples de sa choriste Lyn Collins, en cumulé. C’est largement le mec le plus samplé.

Les samples les plus improbables ?

Y’en a trop ; Jay Z est allé sampler Veronique Sanson. Ou Eminen avec Mike Brant ; Ils sont allés taper dans la chanson française, ça c’est improbable. La France est l’un des pays les plus consommateurs de rap.

Le sample le plus technique selon toi ?

Y’en a tellement… Night White Satin des Moody blues, je n’ai jamais réussi. Phil Collins aussi, y’a plein de trucs hyper complexes.

Le sample le plus crade ?

Pour moi la dernière escroquerie, c’est Cassius avec I love you so, samplé sur Gwen mcrae, I love your song

Tu as déjà eu des propositions pour éditer ton livre ?

Oui, mais par des structures qui n’étaient pas adaptées ; on m’a proposé de me financer pour que je m’autoproduise ; du coup ça j’ai refusé, car s’ils y voient un intérêt financier, c’est que ça en vaut la peine. Y’a aussi des boites d’édition, je suis en train de voir avec Acte Sud.

Tu peux expliquer le concept ? Tu as fait un système de classement par artiste.

Le but c’est que ça soit un livre qui en jette, posé à coté d’un fauteuil club en cuir (Rire). Plus sérieusement, pour un néophyte ou pour un professionnel, ça peut être un outil. C’est comme un Bescherelle du hip hop. J’ai voulu réemployer un langage graphique que l’on voit dans les logiciels de mix pour que ça parle aux pros. L’idée c’est de mettre en évidence les artistes les plus samplés ; qui est la référence, qui l’est moins. Ca ressemble aux patterns de musique, si tu fais du son tu va vite t’y retrouver.

Si tu parviens à publier ton ouvrage, ndrl « Stereo », promet moi une chose. Ne finis pas chez Colette….

Y’a un moment où il faut manger ! Souhaite moi fort d’aller chez Colette !

Propos recueillis par Baptiste Manzinali

9 Comments

  1. Jack Seps via Facebook

    28 janvier 2014 at 15 h 10 min

    Lud Le Scribouillard faut le chopper ça !

  2. Lud Le Scribouillard via Facebook

    28 janvier 2014 at 19 h 20 min

    Grave, pour les amateurs qu’on est, on va se goinfrer !

  3. Burp

    29 janvier 2014 at 16 h 01 min

    Triste point de vue que celui de l’auteur. Le sample, c’est avant tout connaître et saigner la musique. Les grands beatmakers des 90’s sont avant tout des types dont la connaissance musicale poutre les mecs de radio france. Un beat, c’est 80% d’écoute pour 20% de taf. Et c’est tout le génie de la chose. Le sample de Pete rock avec CL « TROY reminisce over you » (sur l’album Main ingredient) en est un parfait exemple.

    Ensuite, le discours: « ouais mais les mecs ils ne peuvent pas le faire eux-même avec des instruments ?! » est assez pathétique. Déjà parce que les gros producteurs le font, pour des questions de droits, et deuxièmement parce que l’intérêt réside justement dans le fait de sampler un drum, et de le travailler jusqu’à ce qu’il sonne comme on l’entend. C’est ça l’intérêt des grands sons 90’s, outre le sample mélodique, le travail ciselé du kick qui ne sonne jamais pareil.

    M’enfin encore faut-il ne pas être totalement péremptoire dans ses jugements musicaux pour s’en rendre compte.

  4. Baptiste Manzinali

    29 janvier 2014 at 16 h 21 min

    voilà un commentaire comme je les aime. Crois tu que j’aurais pris la peine d’écrire un papelard si j’avais aucune estime du travail engagé par les beatmakers dont tu parles ? Question d’équilibrer un peu la chose, histoire qu’on soit pas tous là à se sucer la bite les uns les autres en criant au génie. Mais bref, si tu veux me faire perdre mon temps à citer une flopée de connards qui ont ridiculeusement loopés des riffs géniaux jusqu’à les rendre rédhibitoire, Allons y.

  5. Burp

    30 janvier 2014 at 12 h 55 min

    Loin de moi l’idée de te faire perdre ton temps à citer « une flopée de connards ». Le truc, c’est que même à l’aune de ton commentaire je ne pige toujours pas ton propos. Déjà parce que tu fais un amalgame « sample = truc de pauvres or les mecs sont riches ». Rien à voir. Des live-bands, il y en avait déjà dès début 90, ce qui ne les a pas empêcher de sampler en même temps pour des raisons esthétiques.

    Jay-z et autres connards actuels samplent autant qu’ils font jouer, notamment parce qu’une interprétation permet souvent de ne pas passer à la caisse et payer des droits exorbitants.

    Maintenant j’aimerais bien savoir qui sont pour toi les « connards qui ont ridiculeusement loopés des riffs géniaux jusqu’à les rendre rédhibitoire ». Parce que foutre Jay Dee et Kendrick Lamar dans le même panier, c’est un crime autant qu’une bêtise.

    Et allez, puisque tu aimes ces commentaires là, alors je pousse un peu la chansonnette: je trouve dommage que tes questions soient pas plus chiadées compte-tenu du type que tu interviewes. Alors OK on est sur gonzai et tout le pack hip-hop/funk/library c’est pas vraiment la came locale. Mais là t’avais un mec en or qui potentiellement peut nous en apprendre plus que le mec de la radio-campus du coin. Alors pourquoi lui poser des questions de merde ?!

  6. Baptiste Manzinali

    30 janvier 2014 at 14 h 41 min

    C’est toujours pareil avec les trolls comme toi. Ca dégénère, ça proteste, mais ça vendrait sa mère pour finir sur skyrock. Ce que tu dis sur Jay Z, c’est exactement ce que l’on dit dans l’article. C’est un truc de rappeur de lire qu’une question sur deux ? Les connards qui ont « ridiculeusement loupés des riffs géniaux jusqu’à les rendre rédhibitoire » : Rick Ross est allé taper dans du Black Sabbath, le résultat est vraiment tout naze. Je parle même pas des Daft Punk et Guetta, tu risquerai de me reprocher de faire un amalgame (« c’est pas du hip hop »). vraiment, je pourrai te sortir une liste exhaustive, mais là, en commentaire, ça me flingue le moral. Si tu cherches une réponse, tu la trouvera sur MTV. Si tu n’es pas capable de reconnaitre qu’il y’a des escrocs dans l’industrie du rap (comme dans tous les genres, c’est pas la question) autant qu’il y’a des génies (c’est exactement ce qui est précisé dans l’article), si tu n’as pas compris que je me faisais un peu l’avocat du diable, histoire d’en sortir des réponses qui me semblaient pertinentes – pas suffisamment pour toi j’en conviens – alors je peux rien faire pour toi. Pour finir, ne prend pas la peine de répondre, je te censurerai pour abus de web-démocratie. Et puis, au pire, quand on est pas d’accord, on fait le boulot soi-même. J’attend avec impatience de te lire ailleurs que dans un commentaire. Tiens, tu veux un sample génial ?

  7. Romain Flno via Facebook

    30 janvier 2014 at 18 h 39 min

    Chouette article ! Je pinaille mais le groupe de Claudio Simonetti, c’est Goblin, pas les Gobelins.

  8. Sample&Grino

    1 février 2014 at 11 h 28 min

    L’escroquerie c’est genre « Gangsta’s Paradise » ou « Missing You » de Puff Daddy : reprendre un refrain entier d’un morceau que tout le monde connaît déjà.
    Quand c’est Daft Punk qui sample Breakwater, un truc pas jouable en club que personne ne connaissait, pour en faire un tube dansant, il y a transformation – même si le sample est ultra reconnaissable. Breakwater sont crédités, ils ont touché leurs royalties (c’est inespéré pour un groupe qui n’existait plus depuis 25 ans), win win.

    Sinon, le mec a bien raison de parler de Tame Impala : qui est le plus intéressant finalement ?
    Le DJ qui sample un truc pré-existant pour en faire un truc inouï ?
    Ou le vrai musicien qui part de zéro, joue tous les instruments, mais au final sort quelque chose qui sonne comme un truc pré-existant ?

    • Bester

      1 février 2014 at 13 h 52 min

      Remercions Coolio pour son emprunt sur « Gangsta’s paradise » (très mauvais film par ailleurs), c’est grâce à lui que j’ai pu découvrir Stevie Wonder et, accessoirement, arrêter d’écouter du mauvais rap. Comme quoi.

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