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ROCK À LA CASBAH # 46
« Déclaptoniser » le blues

Certains se donnent des missions quasi divines. La tache qui incombe aux Hell’s Kitchen est de cet ordre. Redonner ses lettres de noblesse aux blues des origines, celui qui raclait jusqu’à l’os la mémoire de la souffrance et de la solitude. Celui qui ne s’encombrait pas d’artifices et d’effets techniques pour cacher un déficit d’émotion et de cœur.

Certains se donnent des missions quasi divines. La tache qui incombe aux Hell's Kitchen est de cet ordre. Redonner ses lettres de noblesse aux blues des origines, celui qui raclait jusqu'à l'os la mémoire de la souffrance et de la solitude. Celui qui ne s'encombrait pas d'artifices et d'effets techniques pour cacher un déficit d'émotion et de cœur.

On parle du blues de Robert johnson, Son House ou RL Burnside. Sortir le blues de l’ornière dans laquelle une poignée de jeunes blancs pétris de technique l’ont laissé. Declaptoniser cette musique serait le mot juste. Tuer le faux prophète que mille et un gogos aux oreilles pleines de cérumen suivent avec aveuglement.
Nous avons rencontré les Hell’s Kitchen, trio Helvète, à l’occasion de la sortie de leur album « Dress to dig ». Avec eux nous allons creuser leur démarche, leur musique et en particulier ce dernier album co-produit par Rodolphe Burger. Entre les lignes vous entendrez du Tom Waits, du Johnny Dows, les Flaming lips et bien sûr des extraits de leur discographie. La declaptonisation peut débuter.

Emission 362 – freak is the artist Hell’s kitchen by rock’n’roll casbah

1 Comment

  1. Thierry Saint-Louis

    6 mai 2012 at 0 h 44 min

    Colère !
    Qu’il faille « déclaptoniser » le rock et le blues, je suis d’accord. Mais que des Suisses prétendent « Redonner au blues ses lettres de noblesse des origines; celui qui raclait jusqu’à l’os la mémoire de la souffrance et de la solitude. ….  »
    Quand on sait que le blues vient tout droit des champs de coton du Sud et des fabriques du Nord où s’étaient réfugiés les Noirs cherchant à fuir comme ils pouvaient le racisme blanc, il y a lieu de s’enrager.
    Il ne fait aucun doute que la musique qu’il joue est bonne, très bonne même, mais leur discours, ou celui qu’on leur fait tenir, n’est rien moins qu’une imposture, un vol, une captation d’héritage. Qu’ils lisent, ou relisent s’ils connaissent déjà, « Homme Invisible, Pour Qui Chantes-tu?  » de Ralph Allison, alors ils comprendront.

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