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Queens of the Stone Age en discorama

Alors voilà : comme souvent avec les blockbusters de l’industrie discographique, le septième album des Queens Of The Stone Age a fuité. Leur maison de disques avait pourtant sécurisé l’affaire par tous les bouts, mais à quoi bon ? Il suffit aujourd’hui d’un rien. Qu’importe : Josh Homme et les siens n’en ont cure, ce disque va encore faire un carton. La seule question qui se pose dès lors est : "Villains" est-il bon ? Et puis d’abord, bon par rapport à quoi ? Vingt ans de carrière, ça laisse quand même des traces, non ? Voyons cela de plus près. 

On ne va pas vous refaire l’histoire : tout le monde la connaît. Mais pour recadrer brièvement : Josh Homme se fait connaître à l’orée des 90’s au sein de Kyuss, groupe formé avec deux potes d’enfance qui va vite devenir l’un des fers de lance de la scène « stoner rock » américaine. En meute, ils organisent des « generator parties » dans le désert californien (avec des groupes électrogènes et tout plein de potes gavés de bière et de substances bon marché), se font acclamer dès leur deuxième album, en sortent quatre, puis splittent. Homme a beau être guitariste à l’origine, c’est un leader en puissance. Il décide alors de monter son « propre » groupe, les Reines de l’Âge de Pierre (ça claque), et les nombreux changements de personnel qui jalonneront son histoire en disent long sur l’ego et les ambitions qui caractérisent le grand roux (il en sera en vingt ans le seul membre permanent). Mais Homme est aussi quelqu’un qui a du charisme, une éthique, un réseau, et cela lui donnera de fait l’assurance de piloter un gang d’album en album – et non pas un projet solo amélioré. Cette dernière chose – un cas d’école – est très importante pour une raison simple : aux yeux de tous, QOTSA est une entité collective, un idéal en chantier permanent, et personne n’aurait l’idée de se faire tatouer « Josh Homme » sur le bras (quand bien même il reste le principal moteur de la machine)… 

 

Alors venons-en maintenant à cette discographie. Quasi-exemplaire, sinon on ne se casserait pas le cul à en parler ici. Disons les choses clairement : le rock des années 00 appartient aux Queens. Durant cette décennie, ce sont eux les plus grands. Les Strokes, White Stripes, Libertines, Black Keys ? Mais de quoi parle-t-on ? Ce sont des fifrelins à côté. La première force des Queens est d’avoir inventé un son (à défaut d’avoir décalqué leurs modèles comme les formations susmentionnées) et de l’avoir fait évoluer petit à petit alors que tous les indicateurs, qui plus est dans ce registre burné, auguraient d’une impasse dans un champ labouré depuis des décennies. La deuxième, c’est de l’avoir fait en faisant fi des oripeaux généralement liés à la scène metal au sens large : hormis les tatouages de circonstance, pas d’apparat superflu ou de code vestimentaire propre à une tribu, juste des mecs dont la seule présence sur scène suffit à calmer tous les déguisés du Hellfest… et qui font le boulot mieux que personne. Enfin, la troisième, c’est d’avoir su toucher un public qui était initialement loin d’être le leur, par la force conjuguée de leurs chansons, de leur constance et de leur intégrité. Si la décennie suivante (la nôtre aujourd’hui) a vu l’émergence dans le monde du rock d’une autre scène avec ses nouveaux leaders (Ty Segall, Thee Oh Sees, King Gizzard & Co…), les Queens figurent donc déjà en bonne place dans la grande encyclopédie. Alors, que retenir d’eux en 2017, et que vaut vraiment ce nouvel album ? Des réponses, vite ! 

« Queens Of The Stone Age » (1998) 

Queens-Of-The-Stone-Age-coverDans l’histoire du rock, il y a deux sortes de premier album : celui où un groupe donne le meilleur dès ses débuts (question d’urgence) et celui où un autre n’offre pour le moment qu’une ébauche de ce qui suivra ensuite (question de mise en place). Pour ce qui est du premier long format des Queens, on est un peu entre les deux cas de figure : c’est un formidable coup d’essai, novateur, singulier, mais il est évident qu’il n’offre qu’un aperçu du potentiel de la bête. Loin de ce qu’il donnait à entendre avec ses collègues de Kyuss, Josh Homme organise ici la rencontre de la puissance du metal avec la rectitude du rock motorik allemand. Un peu comme si Black Sabbath rencontrait Neu! sous un soleil de plomb… mais il y a plus encore.

Les « Desert Sessions » sont dans l’ADN du groupe (elles serviront d’ailleurs de base à ses compositions tout au long de sa discographie) et celui-ci porte en lui quelque chose de profondément solaire : dans le chant de Homme (qui ne hurle pas comme un goret pour se faire entendre) et dans son écriture (ce mec pond des chansons qu’il pourrait facilement reprendre « unplugged », dont acte). Les riffs sont très répétitifs, certaines parties rythmiques font déjà montre d’un groove démentiel… Homme parlera d’ailleurs de « robot rock » pour définir sa musique – jamais de « stoner ». Pour autant, le Malin est déjà à l’œuvre sur ce disque… mais il est séduisant : c’est le compagnon de route que vous avez volontairement pris en stop parce qu’il avait un joli petit cul moulé dans un short en jean… et qui vous a planté en pleine nuit dans le motel après vous avoir baisé dans tous les sens du terme. A l’époque, la critique a applaudi mais le public n’a pas suivi. La faute à une distribution destinée à un auditoire spécialisé ? À des moyens encore limités ? En fait, on pourrait simplement avancer que les Queens arrivèrent un peu trop « tôt »… Car en réécoutant la chose, et même si on le savait déjà, il n’y a quasiment rien à jeter sur ce disque. Pour tous ceux qui en doutent, celui-ci a été réédité en 2011 avec deux titres en plus qui n’ajoutent rien à l’affaire – puisque celle-ci était déjà entendue. 

 « Rated R » (2000) 

 « Nicotine, Valium, Vicodin, marijuana ecstasy and alcohoool… Co-co-co-co-co-co-caïïïïïïne ! » Ainsi démarre en trombe le deuxième QOTSA, et cette ritournelle supersonique (dont c’est l’unique message) s’appelle très naturellement… « Feel Good Hit Of The Summer ». C’est la fête au campus, tout le monde s’éclate ! Ouais, sauf qu’ici on ne fait pas semblant, et ces messieurs ne vont pas se priver de faire connaître leurs penchants pour un certain hédonisme – quitte à y consacrer un album entier. De drogues (surtout), de sexe et d’expériences diverses, il sera partout question sur ce disque, très logiquement nommé « Rated R » (« Classé X ») comme pour aller au bout du truc une bonne fois pour toutes. C’est que, déjà, ce fondu de Nick Oliveri (basse, ex-Kyuss) a rejoint le projet, mais aussi tout un tas de malades ayant du métier derrière eux : Mark Lanegan (ex-leader des Screaming Trees), Dave Catching ou encore Chris Goss, figure cultissime du stoner (via son groupe Masters Of Reality) qui va ici produire l’ensemble des sessions. Oliveri prend vite ses marques (il écrit et imprime sa marque ouvertement punk sur trois titres), Homme élargit sa palette (l’excellent single « The Lost Art Of Keeping A Secret » en donne un bon aperçu) et Goss se charge de canaliser ce joyeux foutoir où chacun apporte sa pierre – sans lui, Rated R serait sans doute parti dans tous les sens, en vrille, en vrac, et certainement en couille. Sur le fond comme sur la forme, c’est donc leur disque le plus déjanté, mais aussi celui qui traduit au mieux l’ouverture à 360° voulue par Josh Homme : on y trouve des ballades ou des parties instrumentales, de vrais morceaux de bravoure (le bien nommé « Better Living Through Chemistry ») comme de courtes décharges boostées à la poudre…

Désormais signé sur Interscope, le groupe voit ses ventes décoller un peu (notamment en Angleterre) et grâce à l’appui d’un certain Dave Grohl, fan de longue date, va faire les premières parties des Smashing Pumpkins et… Foo Fighters. Pour QOTSA, une brèche est ouverte, et chacun en convient aujourd’hui : Rated R est son premier classique. A moins qu’il ne s’agisse du deuxième ?



 « Songs for the Deaf  » (2002) 

Quand soudain… Tous les éléments convergent pour propulser les Queens sur le devant de la scène. Il y a d’abord le contexte, point inévitable a posteriori : tout le monde se met à réécouter du rock – mais alors tout le monde, c’est la nouvelle tendance lourde. Ensuite, il y a Dave Grohl : l’ex-batteur de Nirvana, qui se serait bien vu convié aux séances de « Rated R », rejoint le groupe momentanément pour revenir à ses fondamentaux (soyons clairs, ses Foo Fighters n’ont jamais pesé très lourd à côté).
Tout repose ici sur sa phénoménale force de frappe (même si, avant comme après lui, les différents batteurs au turbin n’ont jamais été des manchots). Enfin, et bien sûr, il y a le disque. Assurément le plus brutal, le plus direct enregistré par ce qui est alors devenu essentiellement un trio – Mark Lanegan est toujours de la partie avec quelques autres, certes, mais c’est avant tout l’alchimie qui unit Homme, Oliveri et Grohl qui impressionne. Le moule de « Songs For The Deaf » est peu ou prou le même que « Rated R » : un assortiment hétéroclite où chacun est entendu s’il apporte le meilleur de lui-même. Or chacun est au top. Pour donner du lien à l’ensemble, Homme décide d’entrecouper les chansons de courts intermèdes « radio » – une idée qu’il avait eu en faisant régulièrement des trajets entre Los Angeles et son Joshua Tree désertique d’origine. D’où ce concept à l’arrache : l’album s’écoute comme une traversée à toute blinde des routes mythiques du grand Ouest américain. Deux singles en béton armé (No One Knowset Go With The Flow) emmènent l’objet à la pochette démoniaque vers le sommet des charts : il s’en vendra un million de copies aux Etats-Unis et installera les Queens comme un nouveau poids lourd à l’international. Chose d’autant plus méritoire que, hormis ses singles et quelques titres (Gonna Leave YouDo It Again), « Songs For The Deaf » n’est pas un disque « grand public » : il doit beaucoup au heavy metal, est joué sur des tempos très rapides… et compte moins de temps forts que ses prédécesseurs. Comme Josh Homme, beaucoup considèrent qu’il s’agit là du sommet créatif des Queens. Il n’est pas interdit d’avoir un autre avis. 

 « Lullabies to Paralyse » (2005) 

Après « Songs For The Deaf », l’attente est devenue énorme autour des Queens Of The Stone Age. Problème : juste avant que celui-ci ne sorte, et après quelques concerts de chauffe, Dave Grohl s’en est parti rejoindre ses Foo Fighters (lol). Et puis il y a le cas Oliveri : en découvrant que celui-ci avait la main un peu lourde sur sa femme, Homme l’a viré sans ménagement fin 2004. Il lui dédiera d’ailleurs un « Everybody Knows That You’re Insane » bien dans les dents… Qui reste-t-il alors dans le bateau ? Le vieux pirate Mark Lanegan (fidèle au poste pour la dernière fois), deux nouvelles recrues engagées sur la tournée précédente (Joey Castillo  à la batterie et Troy Van Leeuwen aux guitares) ainsi que le multi-instrumentiste Alain Johannes – en sus des habituels invités conviés ici et là à faire une bricole (genre Shirley Manson ou Billy Gibbons de ZZ Top)… Mais tout cela est anecdotique puisque, aux yeux du grand public, seul compte désormais un nouvel album des Queens.

Sans surprise, « Lullabies to Paralyse » fait un excellent score dès sa sortie. C’est mérité : au-delà de sa pochette hideuse, le disque est très cohérent et capture tout ce qui a défini l’essence même du groupe. Mieux encore : il voit celui-ci avancer dans des contrées jusque-là inexplorées, plus sombres, plus aventureuses, sur des tempos généralement plus lents mais en faisant preuve d’une inventivité foisonnante (pour le coup, les grandes chansons sont légion : Burn The Witch, Little Sister, les sept minutes fantastiques de Someone’s in the WolfBroken Box, le très beau final Long Slow Goodbye…). Une forme de psychédélisme malade recouvre le tout, comme si quelque chose s’était pourtant définitivement brisé en cours de route. En fait, Homme n’a pas digéré d’avoir été contraint de virer Oliveri, et intrinsèquement de continuer l’aventure en tirant un trait sur ses années folles… Il considéra « Lullabies to Paralyse » comme le point le plus bas alors atteint par ses troupes, ce qui montre tout de même son manque de recul à l’époque : en continuant à avancer sans se répéter, il venait tout simplement de livrer un nouveau chef-d’œuvre. 

« Era Vulgaris » (2007) 

Remis de cette période vécue comme un peu douloureuse, Josh Homme retrouve du poil de sa bête en imaginant un nouveau concept pour l’album à venir : un peu sur le modèle de « Songs For The Deaf », le fil rouge d’Era Vulgaris (inutile de traduire : il parle de son époque) sera inspiré d’une virée en voiture à travers le faste d’Hollywood. A nouveau, il fait appel à Chris Goss pour produire la chose (cette fois-ci à ses côtés) tout en conservant à peu de choses près le même line-up (Joey Castillo et Troy Van Leeuwen aux avant-postes) puisque celui-ci fonctionne très bien en studio comme sur les planches. Mais une fois encore, Homme prend le contre-pied du disque précédent : « Era Vulgaris » brillera de mille feux sous les néons. La production est donc plus moderne, ce qui choquera une partie des fans de la première heure, peu enclins à voir leur groupe favori changer leur formule d’un iota… Seulement voilà : Josh Homme touche enfin réellement du doigt ce qu’il avait coutume de nommer « robot rock », soit une sorte de metal totalement obsédant dans sa mécanique répétitive, aussi insidieusement groovy que frontal dans ses attaques de guitares. Sur les douze titres que compte le disque, les huit premiers sont totalement imparables : c’est une enfilade de chansons parfaites aux harmonies vocales insensées, avec une intro démente, des accélérations (les singles « Sick Sick Sick » et « 3’s & 7’s »), des mid tempos à tomber par terre (Make It Wit Chu , Into The Hollow) et quelques-uns des trucs les plus efficaces jamais composés par Homme (I’m Designer, Misfit Love, Battery Acid). Ensuite, ça s’essouffle un peu (façon de parler) avant de se conclure en beauté (le terrassant Run, Pig, Run). Pourvu en sus d’un superbe artwork et disponible en édition limitée avec un second CD farci de bonus, « Era Vulgaris » se vend pourtant moins que ses prédécesseurs, les critiques étant à l’époque très partagées quant à ce nouveau virage. Et beaucoup considèrent, aujourd’hui encore, que ce disque est largement inférieur à « Songs For The Deaf ». Il n’est pas interdit d’avoir un tout autre avis (bis). 



« 
… Like Clockwork » (2013)  

Queens_of_the_Stone_Age_-_…Like_ClockworkUn an à peine après la sortie d’Era Vulgaris, il est déjà question d’un nouvel album. Jusque-là, les Queens en publient un tous les deux ans en moyenne – ce qui, au vu de la qualité de leurs sorties, relève de nos jours de la performance. Pourtant, cette fois-ci, il aura fallu attendre six avant que … Like Clockwork ne déboule dans les bacs. C’est long , mais ça s’explique : pendant que ses collègues s’affairent alors à leurs side-projects respectifs, Homme se fend d’un vieux rêve de gosse en montant le supergroupe Them Crooked Vultures – avec Dave Grohl et John Paul Jones – pour un album et une tournée afférente. A côté de ça, il produit une bonne partie du troisième album des Arctic Monkeys, puis plonge quelques mois en dépression suite à un court arrêt cardiaque… Seulement six ans, ça reste long, et du coup, il ne s’agit pas de foirer le retour de sa propre créature. De fait, et peut-être atteint par une forme de sagesse due à la fréquentation assidue du bassiste de Led Zeppelin, Josh Homme va pondre ce que l’on appelle un disque chiadé, celui de la maturité sans doute, avec d’anciens membres historiques à la rescousse (Dave Grohl à la batterie sur la moitié des titres, Mark Lanegan et Nick Oliveri aux… chœurs) mais aussi quelques nouveaux copains du métier dont la participation se résume à presque rien (Alex Turner, James Lavelle, Jake Shears ou… Elton John). A quoi reconnaît-on un bon album des Queens Of The Stone Age ? A sa faculté à nous faire dodeliner de la tête massacrer consciencieusement la nuque et à se déhancher en cadence suer du derche comme dans une bonne baise.De tout cela, il n’est presque jamais question tout du long de ces quarante et quelques éprouvantes minutes, au cours desquelles Homme et ses sbires se plaisent à enfiler ballades larmoyantes et midtempos dépourvus de leur touché d’antan. Seuls « I Sat By The Ocean » et le single « Smooth Sailing » (excellent pour le coup) se distinguent, ce qui n’empêche pas le public de suivre massivement (c’est leur premier numéro 1 aux States) et la critique d’applaudir (même dans ces colonnes – sans doute une question de principe). Convenons-en tout de même : c’est de loin leur pire album. 



« Villains » (2017) 

QOTSA_VILLAINS_1200X1200_9da2f804-26e1-4e06-b1bc-aace087c9cd8_1024x1024Finalement, l’une des principales choses à retenir de « … Like Clockwork », c’est qu’il avait vu QOTSA quitter le monde des majors pour rejoindre Matador, un gros label indépendant. Mais encore une fois, quatre ans après, que fallait-il attendre de ce retour annoncé avec fanfare et trompettes ? L’album que Josh Homme composa puis défendit sur scène pour Iggy Pop fut certes plutôt bon, mais son classicisme n’augurait rien de forcément très engageant pour la suite… Nous y sommes donc : « Villains » est dans les bacs. Le premier single sorti en éclaireur, The Way You Used To Do, a annoncé la couleur : à la fois rétro et très ancrée dans son époque, sorte de rockab’ monté sur une rythmique ultra contemporaine avec handclaps. Le producteur Mark Ronson (Adele, Amy Winehouse, Bruno Mars…) est passé par là, certes, mais le son des Queens est reconnaissable entre mille : ça fonctionne.

Ronson, justement. Tout le monde craignait qu’il polisse le son du disque avec ses petites mains n’ayant jamais touché le cambouis. Or c’est un fan de longue date, que Josh Homme est allé chercher pour avancer, une fois encore. Et le résultat surprend contre toute attente : « Villains » est réussi. Loin d’être aussi orienté vers la piste de danse qu’annoncé, resserré autour du line-up qui assura la dernière tournée (Van Leeuwen, Dean Fertita, Jon Theodore, Michael Shuman) et sans invités inutiles, il redresse la barre vers ce que savent faire de mieux les Queens : des hymnes survitaminés (Head Like A Haunted House, l’intro Feet Don’t Fail Me qui semble monter des enfers pour défoncer ensuite vos enceintes sur fond de guitares wah-wah), de longues plages épiques (Un-Reborn Again et surtout The Evil Has Landed – de loin le meilleur morceau) et bien sûr de grandes chansons (Fortress, Villains Of Circumstance). Alors forcément, le décorum est plus soigné que lors des débuts du groupe, mais ce n’est pas en soi une mauvaise chose : il y a cette fois-ci évolution, redéfinition. « Villains » n’est certes pas un classique de la trempe de ceux qui sortaient il y a dix ou quinze ans, mais c’est un excellent cru. Qui l’eut cru ? 

 

6 Comments

  1. Vernon

    26 août 2017 at 15 h 03 min

    Ce n’était pas une question de principe ! J’ai adoré le précédent. Bisous fous.

  2. madonnasummer

    26 août 2017 at 17 h 06 min

    Mon Vernon, je sais bien que tu l’as aimé pour de bon, comme beaucoup… moi c’est tout le contraire, grosse déception à l’époque ! Bisous itou.

  3. tous les 2, seuls.

    28 août 2017 at 16 h 33 min

    vous vous faites chier donc un samedi,

    • madonnasummer

      28 août 2017 at 21 h 47 min

      Toi c’est le lundi visiblement. Et sinon après ta virgule, t’avais un autre truc à dire ?

  4. tous les 2, seuls.

    29 août 2017 at 9 h 20 min

    suce cêpes t-i-b-l-e, hopes dont met U @ the morgue.

  5. Juge

    8 septembre 2017 at 18 h 48 min

    Il m’a fallu 4 écoute avant de savoir si j’aime et ce que j’apprécie dans Villains. Je pense que l’album était sûrement un gros chantier à composer au détriment de certaines transitions et de choix de compos que je n’ai clairement pas compris (synthé un peu trop kitch ou à la limite de la blague). Il y a des arrangements qui me rendes fou mais je pense qu’il y a clairement des moments de « bas les couilles frères ». Sinon je vais quand même devenir amoureux de l’album dans 1 a deux semaines grâce aux guitares et la voix de Josh.
    Ah oui et pourquoi la Drum ne casse pas des culs like before? Merde le petit vient de Mars Volta je m’attendais juste a un truc un peu plus chiadé et bourrin!

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