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Que fallait-il retenir du festival F.A.M.E. 2017 ?

Quatrième édition du festival F.A.M.E (Film & Music Experience) organisé par Olivier Forest & Benoît Hické à la Gaîté Lyrique. Malgré son empreinte un peu bobo cinéphile, ce festival à taille humaine fait du bien et a su régaler par sa programmation encore une fois tournée vers le monde, celui des musiques traditionnelles et actuelles.

Depuis 2014 le festival F.A.M.E donne une autre dimension aux films portés sur la musique. En quatre jours, c’est plus de 25 projections, une partie hors les murs, des tables rondes, une chambre sonore, une web tv et même un bar partenaire (attention quand même à l’ambiance policé). Allant du désert du Sahel, aux Etats-Unis, en passant par la Norvège, les décors, les cultures et les musiques passent mais ne se ressemblent pas.

Cette année les films ayant été récompensé sont Where you’re meant to be de Paul Fegan, qui a reçu le prix du jury (composé notamment d’Arnaud Rebotini, à l’origine de la BO de 120 battements par minute), Jazz – portrait d’une âme oubliée de Detroit d’Arno Bitschy (prix Muby), La Bouche de Camilo Restrepo (prix étudiant) et  « Zerzura » de Christopher Kirkley (prix du public).
Les deux films qui suivent n’ont pas étaient primés mais, ils méritent notre attention.

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Prince Parmi les Hommes

Ce film parle de la condition des Roms le long du Danube à travers leur musique festive, composée de clarinette, de violon, de violoncelle et autres instruments caractéristiques de la musique des Balkans. A travers la très grande pauvreté quotidienne et la haine permanente du reste de la population, on en apprend plus sur l’histoire de la plus grande minorité ethnique d’Europe, leur origine indienne (« Rom » signifiant « Homme » en sanskrit). Esma Redzepova témoigne et raconte sa carrière, décédée depuis, elle était considérée comme la reine de la musique tzigane.

A History of Sahel Sounds

Ce film (hors compétition) de Neopan Kollectiv, montre le travail fait par Christopher Kirkley pour dénicher des musiciens africains au Sahel. Son but : diffuser leurs musiques à travers le monde par le biais de son label (Sahel Sounds Record) avec comme support le bon vieux vinyle. Et quelle musique ! Des chanteurs accompagnés d’instruments traditionnels ou de guitares acoustiques aux rockeurs du désert armés de guitares électriques douteuses et branchées sur des radios par un montage de câble encore plus douteux,  tout y est. Ajoutez à ça cette joie de vivre qu’ont les africains même si ils ne possèdent souvent moins que les occidentaux, et vous faites craquer une salle pleine à craquer de hipsters.

Le festival s’est terminé dimanche en apothéose sur Mamaia (1967), un film (présenté comme le bijou du festival) de José Varela réalisé façon Godard, avec en vedette Jean Pierre Kalfon, sur fond de pop-yéyé française, en Roumanie. Vu comme ça on peut se dire que les 95 dernières minutes du festival ont été rudes. Comme le dit si bien Jean Pierre Kalfon qui avait fait l’honneur de sa présence pour la présentation, à l’époque le scénario tenait sur 20 pages et les acteurs étaient complètement libre sur le texte. Une liberté qui a pu pousser certains spectateurs à quitter la salle pendant la projection.

 

1 Comment

  1. pot pourri qui nous dit

    21 novembre 2017 at 10 h 14 min

    ah! Les comedia musicales!

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