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OF MONTREAL
Live at the Batagland

Que retenir de tarlouzes plumées jusqu’au rectum, Bee Gees des temps modernes, révoltées des temps passés ? Une bouse nuancée.

Que retenir de tarlouzes plumées jusqu'au rectum, Bee Gees des temps modernes, révoltées des temps passés ? Une bouse nuancée.

Que retenir de tarlouzes plumées jusqu’au rectum, Bee Gees des temps modernes, révoltées des temps passés ? Une bouse nuancée. Une comédie romanesque sur-jouée et des dérives sonores épileptiques me rendent hystérique. Les dégénérés d’Of Montreal m’ont bousillé un samedi soir. Un putain de samedi soir. Cette rampe enflammée vers la décadence heureuse. Cette nuit où tout est permis. Le pire, c’est que des samedis tout pourris, j’en vis du lundi au vendredi.

Chaleur, chaleur. De l’exotisme noix de coco qui me saoule. Mais me saoule que j’ai, à peine le rideau levé, déjà envie d’évasion. Pour être au plus près de la Bête, je me faufile discretos au sein d’un public amorphe, éparse et qui tire clairement la gueule. Retour nostalgique dans le passé, Flèche d’or et folkeux dédaigneux. Mais non. Je suis bien là. Au Bataclan. Avec cette acidité de gueule de bois qui revient sans cesse. Du genre « Gronlandic Edit » qui tourne en boucle. Strident et vociférant. Et bordel fallait que je tombe dans ce marasme transsexuel, nez à bite avec un gay luron qui se trimballe en slibard orange pour épater ses connes du premier rang qui me gâchent la vue.

Pute, laisse-moi voir le désastre.

La fraicheur est absente. La moisissure transpire. Et ce n’est pas les dérives scéniques chtarbées qui remonteront la pente d’une avalanche de conneries. Un porc qui taille une pipe à un ninja de combat, franchement. Je vous demanderai deux secondes de réflexion sur la phrase précédente. Je me rends compte que le temps n’avance pas. C’est bel et bien ce foutu concert qui court se péter la gueule à grande enjambée. Expédié aussi vite qu’un live des Vampire Weekend. Ou Little Joy au choix. Le rappel est de trop. En plus ce con m’a canardé des plumes dans la gueule. Ce porc m’agace ! Qu’on lui tranche la gorge une fois pour toute. Oui, il est grand temps de partir. Tout part à volo.

Of Montreal se perd à force de persévérer dans une hype qui n’est pas la sienne. Qu’il dégouline de foutre dans la décadence de Brooklyn est une chose. Mais faire de même au temple du mauvais goût parisien est une autre. Crash océanique en pleine tempête des sables. Of Montreal explose son capitale empathie pour fournir une dope dépassée. No réactions. Ils n’y sont pas. Ancré dans la hip new-yorkaise, ils bafouillent. Enchainent titres sur titres pour oublier leur âme perdue. Et nous rappeler, sèchement, que le CakeShop n’est pas le Baron.

C’est pantois que je cherche encore la réponse à l’énigme. Une tarlouze tapissée de mousse à raser peut-elle forcément avoir tort ?

www.myspace.com/ofmontreal

1 Comment

  1. Matt Oi

    5 février 2009 at 0 h 16 min

    Tu dois avoir raison; « leur âme perdue »…

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