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METZ ou le grand distributeur de claques

Grosse ambiance hier soir à Paris pour le dernier live en France de METZ après cinq dates sur le territoire. Et si vous les avez raté, vous pouvez toujours vous réconforter avec le nouvel album sorti chez Sub Pop en septembre, « Strange Peace ».

Découvrir METZ sur scène, et subir 90 minutes de pogo. Pour moi le choc a eu lieu le 21 novembre au Trabendo et mes jambes s’en souviennent encore. Alors bien sûr, le trio infernal a joué ses grands classiques, mais il en a surtout profité pour balancer la purée du nouvel album « Strange Peace ». Parlons-en d’ailleurs, parce que même si rien ne vaut un live, celui-ci gifle et réconfortera (un peu) tout ceux qui désespèrent de n’avoir pu les voir lors de leur dernière tournée française.

Enregistré à Chicago avec Steve Albini, « Strange Peace » montre une volonté du groupe d’élargir son champ d’action et tente de retranscrire un peu de l’ambiance bordélique des lives. On retrouve dès le premier morceau cette puissance et cette énergie si caractéristique du son METZ, et qui fera plaisir aux fans de la première heure.

S’ensuivent des pistes plus post punk, pop, mais que les choses soient claires : quand je dis pop, ça ne veut pas dire que c’est de la merde. Il y a bien entendu toujours cette énergie virulente, mais on retrouve une rythmique abrasive comme sur Cellophane, par exemple. Alex Edkins le chanteur, résume l’enregistrement de cet album ainsi : « Strange Peace est beaucoup plus diversifié et varié que tout ce que nous avons fait auparavant, ce qui était exaltant, mais terrifiant aussi. Nous avons ramené les bandes à Toronto avec le sentiment d’avoir fait exactement ce que nous voulions faire. En quatre jours on a enregistré 14 morceaux ». Autant dire que ça glissait tout seul.

Revenons à la soirée. Quand tu vas seul à un concert, t’as pas 150 solutions : il te faut beaucoup d’alcool et un gros investissement personnel dans le show. Après m’être enfilé quelques canettes de bière en marchant tranquillement vers le Trabendo, je suis arrivé un peu éméché pendant que le premier groupe, Decibelles, jouait. Et je peux dire que la soirée entière a été une claque. Non pas parce qu’en faisant les yeux doux au bar j’ai réussi à négocier un peu plus de rhum dans mon verre, mais parce que personne n’aurait pu mieux préparer la salle pour METZ que les deux groupes qui l’ont précédés. Entre Decibelles groupe lyonnais, et Drahla de Leeds, le décor était planté. De la sueur, de l’énergie, et beaucoup de rock bruyant. Donc pas de doute, cette soirée était bien placée sous le signe de la main tendue.

METZ// Strange Peace //Sub Pop
https://www.subpop.com/artists/metz

1 Comment

  1. amiens + snob

    23 novembre 2017 at 14 h 14 min

    ? au Trinitaires ?

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