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KIKI PICASSO [INTERVIEW]
Vocation Provocation

Les dessinateurs du collectif Bazooka dans le milieu des années 70 ont sacrément foutu la merde dans la presse. En bousculant les colonnes du jeune « Libération » ou en déclenchant des procès avec Hara-Kiri, ces artistes de la maquette auront fait du graphisme une nouvelle déclinaison du mouvement punk. Retour sur la méthode Bazooka pour allumer la mèche dans une France molle du pinceau avec Kiki Picasso, fondateur du gang et, comme il le dit lui-même, « honnête travailleur de l’art. »

Les dessinateurs du collectif Bazooka dans le milieu des années 70 ont sacrément foutu la merde dans la presse. En bousculant les colonnes du jeune « Libération » ou en déclenchant des procès avec Hara-Kiri, ces artistes de la maquette auront fait du graphisme une nouvelle déclinaison du mouvement punk. Retour sur la méthode Bazooka pour allumer la mèche dans une France molle du pinceau avec Kiki Picasso, fondateur du gang et, comme il le dit lui-même, « honnête travailleur de l’art. »

Un mec pour qui « la provocation peut se résumer à faire quelque chose de beau » ne peut pas être un petit teigneux. Pourtant, il en aura dynamité des maquettes, changé des légendes photos chez Libé et proposé des dessins trash à Hara-Kiri (« journal bête et méchant »), L’Écho des Savanes, Métal Hurlant… Et quand les jeunes graphistes de Bazooka proposent leurs premiers montages, c’est une explosion qui change les règles de l’illustration, créant une tranchée séparant l’avant et l’après Bazooka.

Kiki Picasso, 57 ans, père de Mai Lan et de Kim Chapiron, est aujourd’hui exposé pour ses travaux avec Bazooka, dans une Cité de la Musique qui met le punk européen au musée à l’occasion de l’exposition Europunk. Dans les couloirs où nous avons déambulé toute une après-midi, on revient sur ses pochettes pour Starshooter, le professeur Choron, les revues communistes, la liberté d’expression… Détendus. L’ancien « ennemi public » a toujours des choses à dire et ne se prive toujours pas d’ouvrir sa gueule, micro ouvert. Rencontre au musée, entre punks et intellos.

Exposition Europunk, jusqu’au 19 janvier à la Cité de la musique. Plus d’infos ici

5 Comments

  1. Onésime

    20 décembre 2013 at 11 h 55 min

    Merci qui pour les bons conseils sur la conservation des buvards ?
    Merci Kiki.

  2. BLXG

    30 décembre 2013 at 6 h 43 min

    Salut Bastien ,
    Bravo pour l’interview .
    Par contre tu aurais pu en profiter pour lui demander de refaire le logo de Gonzai qui est vraiment trop à chier et que j’ai de plus en plus de mal à supporter.
    En te remerciant de contribuer à améliorer le confort de lecture des gonzaionautes.
    bien à toi .

  3. Bester

    30 décembre 2013 at 22 h 28 min

    Cher BLXG,

    le comité de censure s’est réuni hier soir en urgence suite à votre commentaire,
    et a tranché sur le fait que : vous aviez tort.

    Conséquence de quoi vous serez exécuté demain matin à l’aube, en présence du graphiste de notre logo. Bonne chance. Et bisou.

  4. Woloch

    3 janvier 2014 at 19 h 12 min

    Chouette interview les gars !

  5. Pingback: Gonzai » Seul le detail compte » ELZO DURT Pas sage comme une image

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