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	<title>Gonzai</title>
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	<description>Seul le detail compte</description>
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		<title>NOLIFE TV ::: Naissance d’un pré-curseur</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:58:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sinem Bargo</dc:creator>
				<category><![CDATA[CulTURIsME]]></category>
		<category><![CDATA[Double G: La Gaité Lyrique et Gonzaï]]></category>
		<category><![CDATA[Niveau 3]]></category>
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		<category><![CDATA[jeux vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[En bientôt six ans d’existence, Nolife a su passer du statut de chaîne pour gamers japanophiles à celui plus enviable de prescripteur de la culture geek. En Emett Brown du pixel, on vous paye un petit retour dans le passé pour mieux comprendre le futur. Tenez bon vos joysticks.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Au commencement était Cyril Drevet. Nous sommes alors en 1993 et pour la première fois sur le petit écran, un journaliste &#8211; aux cheveux longs et à casquette dans la pure tradition Wayne’s World – nous parle avec sérieux de ce média qui résonne dans toutes les cours de récré : les jeux vidéo. L’émission s’appelle « Télévisator 2 », avec un nom pareil elle passe sur Antenne 2 à la même heure que son concurrent de la Une, le « Club Dorothée », qui diffuse de son côté toute une flopée de dessins animés made in Japan. Ainsi, dès le début des années 90, le jeu vidéo et l’animation japonaise s’invitaient chaque semaine sur les ondes hertziennes pour le plus grand plaisir des enfants, des adolescents et de quelques parents en avance sur leur temps. En 2013, pareille situation semble impensable : le « Journal des Jeux Vidéo » de Canal + par exemple est au mieux un long spot publicitaire dénué de tout avis critique. Quant aux dessins animés nippons, seules les grosses licences telles Naruto et l’éternel Dragon Ball sont encore diffusées, les séries plus originales ayant été remplacées par des créations américaines de Nickelodeon (la chaîne cheap et star à qui l’on doit<em> Bob L’éponge</em> et <em>Dora l’exploratrice</em>) au design effrayant et au message délivré des plus enfantins. C’est dans ce triste contexte que Nolife intervient.</p>
<p><object width="600" height="450" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/5HbhsGDPkmM?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="450" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/5HbhsGDPkmM?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h3><b>Same player shoot again</b></h3>
<p>« <i>Parce qu’aucune émission désormais ne parle de jeu vidéo concrètement – là où les émissions sur le cinéma ou la littérature demeurent nombreuses – ni de la culture qui l’environne, il nous faut créer notre chaîne et changer ça.</i> »  Voilà ce que se sont dits Sébastien Ruchet et Alex Pilot, les deux créateurs de Nolife, avant de lancer ce projet faramineux sur internet en 2007. Alex Pilot vient alors de quitter Game One – « <i>l’autre chaîne du jeu vidéo</i> » – chez qui il a réalisé et produit plusieurs émissions et documentaires avec son compère. Pourquoi cette fuite telle Mario dans son tuyau vert ? De par ses impératifs financiers de chaîne du satellite (bouquet CanalSat), Game One ne jouit pas d’une totale liberté éditoriale et la profondeur dans le traitement de ses sujets s’en ressent ; son JT quotidien ressemble à un panneau 4 par 3 pour les titres qui marchent déjà. En tous cas, le 1<sup>er</sup> juin 2007, Nolife émet pour la toute première fois et tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes.</p>
<p><a href="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/36867_17916.jpg" rel="lightbox[21098]" title="36867_17916"><img class="alignleft size-medium wp-image-21103" alt="36867_17916" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/36867_17916-300x168.jpg" width="227" height="127" /></a>Un an plus tard, Nolife possède une grille de programmes étoffée : il y a « Chez Marcus » animé par Marc Lacombe, ancienne tête de prou de Game One ayant quitté le navire afin de pouvoir continuer à s’exprimer librement sur <i>tous</i> les jeux qu’il teste ; « Oscillations », une pastille sur la musique de jeu vidéo faite au travers du prisme savant de la musicologie ; « Temps perdu » qui décortique l’actualité des freeware, ces jeux disponibles gratuitement en ligne ; et la savoureuse mini-série « Nerdz », sorte de « Friends » cracra à la sauce Amiga où officie avec brio l’incontournable Davy Mourier, qui réussit le pari d’être aussi indéniablement talentueux comédien que chauve et scatophile. L’offre est donc bien large et comble autant le gamer à la recherche d’un avis éclairé que le téléspectateur en quête de pur divertissement. Et ça marche.</p>
<p>Le site Internet de la chaîne regorge chaque jour de témoignages du public. Sans surprise d’ailleurs, le jeu vidéo étant désormais la première industrie culturelle au monde et la France se trouvant être le deuxième plus gros consommateur d’œuvres en provenance du Japon derrière… le Japon himself. Seulement, du fait de son statut ô combien bancal de web TV (tous les comptables sont d’accords là-dessus), Nolife doit faire face à une réalité économique beaucoup moins amicale que ses spectateurs et songe sérieusement à déposer le bilan. Il n’en sera rien, la société Ankama en ayant décidé autrement. Bien connu du grand public grâce à ses jeux en ligne au look cartoonesque que sont Dofus et sa suite Wakfu, cette société protéiforme entre dans le capital de nos geeks en 2008. Laissant, en bon ange gardien, la chaîne aux mains de ses créateurs. Tout le monde souffle, l’orage est passé et la (second) life continue.</p>
<p><object width="600" height="338" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/sYZ5L4dIRTI?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="338" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/sYZ5L4dIRTI?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Mais toute forme de vie ayant des besoins de plus en plus grands pour vivre correctement, Nolife se met à viser plus haut et à espérer une diffusion sur le câble. A plusieurs reprises malheureusement, la chaîne essuiera un refus de la part de Médiamétrie, institut toujours aussi peu équipé pour la mesure d’audience Internet. Nolife se remet à avoir de l’asthme et à craindre pour sa survie. C’est là que les spectateurs interviennent. Car la chaîne dispose d’une belle communauté qui va, suite à un appel aux dons, fournir la ventoline nécessaire.</p>
<h3><b>Game (One) Over</b></h3>
<p>Ce passage de la gratuité au légèrement payant (ou freemium) se fait évidemment en échange de quelques avantages pour les abonnés, comme la possibilité de voir des programmes inédits ou de regarder, à partir du site Internet, toutes les anciennes émissions. L’engouement avec lequel une large foule de téléspectateurs assidus est venue apporter son soutien a, dans la foulée, permis à la chaîne de travailler avec une régie publicitaire et de profiter par conséquent d’une meilleure autonomie financière. Ce net regain de forme jaillira en orgasme le 8 mars 2011 lorsque Sébastien Ruchet annonce que Nolife vient de rejoindre le bouquet thématique de France Télévisions.</p>
<p><a href="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/nolife01.jpeg" rel="lightbox[21098]" title="nolife01"><img class="alignleft size-medium wp-image-21107" alt="nolife01" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/nolife01-300x135.jpeg" width="216" height="97" /></a>Depuis, la chaîne ne fait que grossir, diversifiant encore sa grille. Ils ont reçu ce bon vieux Cyril Drevet à différentes occasions, et il se porte très bien – bon, il a laissé tomber cheveux longs-casquette mais il va bien – à l&rsquo;instar du jeu vidéo et de sa culture. Car n’en déplaise aux quelques associations et journalistes qui à chaque nouveau fait divers sordide essaient d’impliquer notre beau média (dernière en date, la tentative de récupération dans l&rsquo;affaire Merah), le jeu vidéo et les joueurs vont très bien aussi, merci. Et ça, Nolife sait le montrer. Ce qu’elle montre aussi, c’est l’évolution lente mais sûre de cette communauté vers quelque chose de plus global. Hier, Internet était vu comme un repère d’informaticiens pointus mais boutonneux, aujourd’hui, c’est l’outil de communication de tout à chacun. Hier, le gamer était un apathique glandeur boutonneux (notez l’insistance sur l’acné) totalement dénué d’ambition, aujourd’hui, même pépé et mémé jouent. Bon ils jouent comme des pieds, mais ils jouent.</p>
<h3><b>Demain, c&rsquo;est pas loin</b></h3>
<p>En même pas cinq ans, les cultures numériques se sont imposées d’elles-mêmes en faisant fi des préjugés de départ, jusqu’à devenir parfaitement intégrées à nos modes de vie. Que celui qui n’utilise pas de Smartphone aujourd’hui pour jouer à Angry Birds me jette le premier Rubik&rsquo;s Cube… Nolife c’est aussi ça, une chaîne plus intelligente qui ne parle pas qu’à la « communauté geek » mais à des gens cultivés. Car oui très bientôt, il ne sera plus ici question de « culture geek » mais de culture tout court. Et ça n&rsquo;est pas le succès international de <em>The Big Bang Theory</em> qui nous fera penser le contraire. L&rsquo;intérêt, là où ce phénomène devient passionnant, c’est que Nolife a su le cerner un peu avant tout le monde. C&rsquo;est ce côté prophylactique qui explique sans doute la progression de la chaîne. Cela, et aussi quelque chose de moins mathématique et de plus humain qui nous donne l&rsquo;impression d&rsquo;assister à des shows fabriqués par des potes, avec tout ce que ça peut avoir de jouissif et de régressif parfois. Il suffit de voir un épisode de MangeMonGeek, émission de cuisine tout à fait barrée, pour s&rsquo;en rendre immédiatement compte&#8230; d&rsquo;ailleurs :</p>
<p><object width="600" height="450" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Z6u4qwSyet4?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="450" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Z6u4qwSyet4?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Grâce à tous ces atouts, l&rsquo;espoir est de mise pour Nolife et pour le complet délitement de tous les précédents clichés. A l&rsquo;heure qu’il est, nous sommes tous branchés sur Youtube, nos télés lisent d’abord Twitter avant l’AFP. Quelque part, les nerds et les otakus sont en train de se fossiliser et de virer à l&rsquo;image d&rsquo;Epinal puisque nous sommes tous devenus comme eux. Ils ne sont pas stricto sensu notre avenir, mais comme eux les écrans nous ont englobé, tel un Blob plein de diodes. Et puisqu’on parle d’écran, concluons sur notre chaîne préférée : tout cela, Nolife l’avait anticipé.  Et comme ils le clament : « <i>Y&rsquo;a pas que la vraie vie dans la vie. </i>»</p>
<p><a href="http://nolife-tv.com/" target="_blank"><strong>http://nolife-tv.com/</strong></a></p>
<p><object width="600" height="450" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/n6p6RBc9Vy8?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="450" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/n6p6RBc9Vy8?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>PATRICK VIAN ::: L’écume des contrejours</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:56:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille » chantait Maxime Le Forestier, qui aurait peut-être du s’arrêter là où l’histoire de Patrick Vian, fils de Boris, a plutôt mal commencé. Droit d’inventaire et hasard des calendriers oblige, son deuxième disque « Bruits et temps analogues » (1976) est aujourd’hui réédité, à l’heure même où le plus célèbre des livres de son père est adapté sur grand écran. Est-ce que les gens naissent égaux en droit ? L’histoire de Vian junior tend à prouver que non.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/Patrick-Vian-Bruit-Et-Temps-Analogues.jpg" rel="lightbox[21062]" title="Patrick-Vian-Bruit-Et-Temps-Analogues"><img class="alignleft size-medium wp-image-21066" alt="Patrick-Vian-Bruit-Et-Temps-Analogues" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/Patrick-Vian-Bruit-Et-Temps-Analogues-296x300.jpg" width="210" height="212" /></a>L’écriture de ce papier pose, en préambule, un cas de conscience : parlerait-on aujourd’hui de cet album si Patrick n’était pas le fils de son père ? Par soucis d’honnêteté, on s’aventurera à répondre que oui, car « Bruits et temps analogues », s’il traine depuis plusieurs années déjà sur d’obscurs blogs dédiés aux pépites oubliées, méritait tout de même mieux que la malédiction qui l’a vu atterrir entre les mains d’une poignée de vieux garçons collectionneurs et fétichistes tels qu’on les croise sur les conventions de disques, tous affairés en rats de laboratoires trépanés à rechercher des trucs aussi inaudibles et pédants que… Red Noise, premier groupe de Patrick Vian fondé dans l’après mai 68, et responsable – c’est le mot – d’un disque à la fois contestataire, free jazz et complètement chiant. Alors que des millions de salariés manifestent dans la rue et que Boris Vian – qui n’a jamais rien compris au rock – est mort dix ans plus tôt, son fils décide alors de prendre le contre-pied freudien en s’embarquant dans un Viêt-Nam mélodique, à la fois ampoulé et maladroitement révolutionnaire qui accouchera difficilement de « Sarcelles-Lochères », disque aujourd’hui inécoutable, comme la majorité des disques de rock français de l’époque. Si la fin des années 60 reste le symbole de liberté et d’espoirs pour un monde nouveau, le début de la décennie suivante marque celui des désillusions. Red Noise dissout puis refondé avec une partie dudit groupe sous le nom de Komintern, ne reste plus à Patrick Vian que ses yeux pour pleurer et une ombre grandissante qui le suit partout. Paradoxalement, et alors que l’histoire merdoie, c’est ici que la vie musicale de Patrick devient intéressante.</p>
<p>Cinq ans après avoir mis fin à Red Noise de peur de rentrer dans le système qu’il condamne, le musicien Patrick Vian vire braquet et opte pour l’électronique. De cette période aventureuse, pour ne pas dire avant-gardiste, reste le disque « Bruits et temps analogues » qui, en plus d’être ambitieux, reste écoutable. Publié à l’époque sur le label Egg avec l’aide de trois musiciens dont Mino Cinelu (percussionniste martiniquais qu’on retrouvera plus tard aux côtés de Stevie Wonder, Lou Reed, Elton John et même Polnareff), le deuxième essai de Vian est le bon, mais c’est pourtant un échec commercial qui, dans la fournaise pré-punk qui s’annonce, rate son public. Et pourtant, quel disque mes amis ! Sur l’extrême gauche, l’influence du rock Français se fait entendre, on pense en vrac à Richard Pinhas, à Heldon et aux quelques groupes locaux sachant compter jusqu’à dix, parmi lesquels le groupe  Pôle de Philippe Besombes et Jean-Louis Rizet, lui même récemment sauvé de l’oubli par Alexis Le Tan sur la compilation « Space Oddities ». Sur la droite, côté Nord-Est, on entend l’électronique planante des premiers Kraftwerk et Klaus Schulze, le tout parfois même mélangé aux rythmes africains comme sur le titre <i>Oreknock</i>. L’ensemble, instrumental, a de quoi laisser pantois. Evidemment, la nostalgie des temps révolus et le révisionnisme donnent à « Bruits et temps analogues » un parfum de modernité classieuse qui n’a peut-être pas sa place ici. Reste que des étrangetés comme <i>R &amp; B Degenerit !</i> ou <i>Sphere </i>s’écoutent sans rougir, de quoi s’étonner que Patrick Vian n’ait pas prolongé l’aventure sur d’autres disques d’illustration.</p>
<p><iframe src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F77508304" height="166" width="100%" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<p>Pionnier éphémère de la musique électronique en France, Patrick Vian devient à l’aube de temps, disons, plus digitaux, animateur sur les radios libres, et puis… et puis plus rien, on perd subitement la trace du Patrick au milieu des années 80. De quoi vit-il, pendant toutes ces années ? De l’œuvre de son père, qui le rattrape jusque dans son quotidien mais lui permet tout de même de mener vie de bohème, à cheval entre sa passion pour la science-fiction et les machines, qu’il continue de bidouiller sans avoir besoin de sortir d’album pour exister. Il fut un temps où les soirées étaient moins disco, avec son père Boris. Coincé entre le cortex son père déjà culte de son vivant et celui de maman (Michelle Léglise) plus tard égérie de Jean-Paul Sartre, le jeune Patrick fait sa première psychanalyse à l’âge de onze ans puis est envoyé en pension suisse, loin de Saint-Germain des Près, loin des lumières. Quarante ans plus tard, « Bruits et temps analogues » ressuscite non seulement le talent fugace du fils, mais aussi la relation complexe au père, omniprésent même dans la mort. Et comme Patrick n’a pas été, de son propre aveu, à l’enterrement de son père, bien difficile d’aller cracher sur sa tombe.</p>
<p><b>Patrick Vian // <i>Bruits et temps analogues </i>// Staubgold (Differ-Ant)<br />
</b><br />
<object width="600" height="450" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ovfJPSMvg1c?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="450" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ovfJPSMvg1c?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>THEE OH SEES ::: Floating Coffin</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:55:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Niveau 3]]></category>
		<category><![CDATA[Niveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Off THE RECoRD]]></category>
		<category><![CDATA[garage]]></category>
		<category><![CDATA[thee oh sees]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un monde idéal, l’humanité se contenterait du strict nécessaire. Les rockeurs se passeraient de donner des interviews fadasses et la critique musicale se résumerait à une note suivie de trois adjectifs, un peu comme les modes d’emploi pour les cafetières, le tout affiché sur de grands panneaux en libre consultation, un peu comme les résultats du Bac, avec un redoublement prescrit pour toutes les nouvelles stars n’ayant pas obtenu la moyenne. Dans ce monde là, John Dwyer et ses Thee Oh Sees règneraient sans partage et personne n’y retrouverait rien à redire, pour la simple et bonne raison qu’on aurait claqué le beignet de l’amicale des commentateurs anonymes depuis fort longtemps. Entre le nazisme et le groupe de San Francisco, deux conceptions différentes de la dictature séparées par soixante ans de grand vide démocratique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le nouvel album de Thee Oh Sees, « Floating Coffin », pousse cette tentation du parti unique à son extrême. Pas que cet énième disque – on a arrêté de compter depuis longtemps tant la discographie est chargée – soit un bouleversement profond du rock’n’roll, ni que le groupe s’embarque ici dans un chambardement profond de ses habitudes. Le disque, puisqu’il faut bien en parler, est d’une simplicité désarmante ; on a pour ainsi dire envie d’écrire que comme à chaque fois depuis plus d’une décennie, Thee Oh Sees laisse l’ensemble de la concurrence sur place avec une recette pourtant connue depuis des lustres. Leur force, la folie, parvient tout de même à faire des miracles de 4 minutes avec l’attirail en vigueur depuis l’apparition des Sonics, une batterie, des guitares, un chanteur, quoi d’autre ? Le talent, peut-être. Allez dire ça aux autres…</p>
<p><a href="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/thee-oh-sees-floating-coffin-600-e1359414491142.jpeg" rel="lightbox[21050]" title="thee-oh-sees-floating-coffin-600-e1359414491142"><img class="aligncenter size-full wp-image-21056" alt="thee-oh-sees-floating-coffin-600-e1359414491142" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/thee-oh-sees-floating-coffin-600-e1359414491142.jpeg" width="600" height="622" /></a></p>
<p>« Floating Coffin », titre dont on comprendra peut-être le sens profond dans trois décennies, ne déroge pas aux règles fixées par le groupe ; un savoir-faire de production, un chanteur habité jappant comme un clébard à la pleine lune, du groove californien tel que les Red Hot Chili Peppers n’en font plus depuis que leurs articulations craquent plus que leurs groupies, bref de l’éructation sonique qui s’infiltrent par tous les pores avec des chansons démoniaques qui parfois regardent vers le très bas (<i>Night Crawler</i>, idéal pour un enterrement à Las Vegas) et à d’autres vers les sommets (la chanson d’ouverture <i>I come from the mountain</i>, plus messianique tu meurs). Inutile, pourtant, de connaître par cœur la discographie de chaque groupe présent sur la compile Nuggets de Lenny Kaye et bref, d’être un nazi du Garage rock, pour apprécier « Floating Coffin » à sa juste mesure. Plus pop que ne pourrait le laisser penser leurs dégaines de garçons mal dégrossis, plus malins que les clichés puristes, plus modernes que nombre de leurs fans aussi, les Thee Oh Sees puisent aujourd’hui dans un bocal bien plus grand que le seul Garage bruitiste construit à coups de pédales et de méthode fuzz pour les nuls. Ce qui était déjà apparent sur « <a title="THEE OH SEES ::: Putrifiers II" href="http://gonzai.com/thee-oh-sees-putrifiers-ii/">Putrifiers II</a> » l’est ici encore davantage ; le groupe donne l’impression d’avoir croisé les harmonies vocales des Beach Boys avec le code barre encore collé dessus. Déconcertant jusqu’à l’extrême, comme ce long riff monosyllabique à la Lou Reed sur <i>Toe Cutter/Thumb Buster, </i>ou encore cette envolée de fin de parcours avec <i>Minotaur</i>, morceau épique qui invoque l’esprit de Thurston Moore plaqué sur des violons chantant l’hallali. S’agit-il encore de rock ? Avons-nous rêvé ? Et si finalement la vie n’était qu’une pénible épreuve qu’on supporterait tant bien que mal avec des disques de cet acabit ? En conclusion de « Floating Coffin », et alors que le groupe vient à peine de reposer ses instruments en sueur, on entendra encore pendant près de 30 secondes le bruit de l’électricité résonner sur ce disque cinglant. Thee Oh Sees, ou le génie deux doigts dans la prise. Le courant passe, les chiens aboient.</p>
<p><b>Thee Oh Sees // <i>Floating Coffin</i> // Castle Face<br />
</b><a href="http://www.theeohsees.com/"><b>http://www.theeohsees.com/</b></a><b> </b></p>
<p><i>En concert le 26 mai à Villette Sonique, le 20 juillet au 104</i></p>
<p><object width="600" height="338" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/aeD3-sdGf1c?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="338" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/aeD3-sdGf1c?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>MEHDI BELHAJ KACEM ::: La Grande Vie #3</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:55:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Rinkel</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE CuLTE]]></category>
		<category><![CDATA[Niveau 1]]></category>
		<category><![CDATA[Niveau 4]]></category>
		<category><![CDATA[Niveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Belhaj Kacem]]></category>
		<category><![CDATA[grande vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Une émission qui se propose, chaque mois, d’ouvrir la voix à une figure de la marge. Au café ou dans sa cuisine, deux heures durant, un illustre excentré nous propose sa grande vie. Un crawl radiophonique désynchronisé au cœur d’un entretien fleuve. Faites entrer la farandole des grands vivants… Aujourd’hui, Mehdi Belhaj Kacem ou la gloire du cancéreux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F91705031" height="166" width="100%" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<p>Mehdi Belhaj-Kacem se présente comme un malade à vie, qui ferait légende de ses pathologies. Son premier trouble, celui de l’écriture, il l’attrape à 17 ans avec <i>Cancer</i>, un roman d’adolescent enragé, publié trois ans plus tard chez Tristram, cette maison spécialisée dans les écrivains dangereusement lucides, d’Isodore Ducasse à Lester Bangs. A cette époque, Mehdi crise aux diners de famille, buissonne sa scolarité et se sape en gothique ; son imagination névrotique refuse de se plier aux d’obligations socio-normées du « passage à l’âge adulte » pour leur préférer une farandole de publications marginales. D’abord viennent les romans:<i> Cancer, 1993, Vie et Mort d’Irène Lepic</i>, puis arrivent les essais <i>Antéforme, Esthétique du chaos, Society</i>. Autant de parutions qui font du joli rebelle le dernier addictif à la mode: une sorte de mondainderground.</p>
<p>Fin 90, l’œuvre pullule. L’homme, quant à lui, s’annule. C’est que l’acteur de <i>Sauvage innocence</i> entend sacrifier ses yeux couleur horizon pour son travail littéraire. Il faut quitter la médiasphère pour « <i>devenir minoritaire</i> » et évoluer souplement dans l’inapparence. Belhaj Kacem flirte alors avec <i>TIQQUN</i> et <i>EXISTENZ</i>, ces communautés de la désertion insurrectionnelle. Puis, à elles aussi, il finit par tourner le dos; un nouveau cancer l’appelle.</p>
<p><a href="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/IMG_7728-copy-1.jpg" rel="lightbox[21070]" title="IMG_7728 copy-1"><img class="aligncenter size-full wp-image-21072" alt="IMG_7728 copy-1" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/IMG_7728-copy-1.jpg" width="599" height="903" /></a></p>
<p>A l’aube du 21<sup>ième</sup> siècle, MBK entame une série d’écrits sur l’<i>Esprit du nihilisme</i>. Avec, il entend penser le symptôme du <i>renoncement</i>, cette bactérie rongeant la conscience contemporaine. Ses genoux khâgneux, c’est maintenant le long de son œuvre de penseur qu’il les traine. Sa nouvelle drogue, c’est la philosophie. Mehdi s’éprend d’Alain Badiou et se radicalise en cherchant, à l’instar de « son maître », à faire système. Mais début 2000, c’est la rupture et la dépression. Désillusionné par la systématisation Badiousienne, Mehdi disparait tout à fait. Il dit traverser une « <i>mort antérieure </i>», douloureuse et paranoïaque, avant de ressusciter, en 2011 par le biais de la publication d’un <i>Après Badiou</i> assassin. Belhaj-Kacem tue le père et s’autorise alors enfin à penser de nouveau <i>librement</i>. Comme si, encore une fois, la vie ne pouvait être grande ici qu’en tant qu’elle participe de la mort d’autre chose, là-bas.</p>
<p>Depuis le meurtre du gourou, MBK s’échine à fortifier sa conscience robuste en élaborant un système de la singularité. Dans une petite propriété de Brive la Gaillarde, il étoffe chaque jour son œuvre en vivotant maigrement, de prêts d’amis et de rasades de Whisky. Parfois il se déplace à Paris pour un colloque à l’ENS d’Ulm qui lui est consacré, souvent, il se contente de fumer rêveusement en décortiquant le travail de João César Monteiro. Il ne sort que rarement, mais quand il quitte son cendrier, c’est toujours pour remettre en jeu sa santé &#8211; à la drague, au poker ou aux discussions échauffées.</p>
<p><b>Entretien</b>: Pierre Jouan et Blandine Rinkel<br />
<b>Texte</b>: Blandine Rinkel<br />
<b>Photos</b>: Astrid Karoual</p>
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		<title>ROCK À LA CASBAH #87 ::: Carte blanche à Kid et les Marinellis</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:55:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock a la Casbah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Niveau 4]]></category>
		<category><![CDATA[Niveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Off THE RECoRD]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeudi 25 Avril, je décide de rencontrer les Québécois du groupe Le Kid &#038; Les Marinellis, et de leur offrir, si tout se passe bien, une carte blanche pour une émission radio autour de leur discret passage en Europe, notamment ce soir là au Trokson, à Lyon. En voici les raisons, et le résultat.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout simplement et avant tout parce que leur album « Les Jolies Filles » que vient de sortir P-Trash Records est imparable. On ne s&rsquo;était pas autant amusé depuis les premiers Black Lips. Mais aussi parce que Le Kid &amp; Les Marinellis sont encore un excellent exemple de cette maîtrise du chant francophone que la France, elle, n&rsquo;a pas. En braillant et en chantonnant l&rsquo;adolescence, le Kid nous l&rsquo;a fait bien à l&rsquo;envers. On rigole de ces textes potaches, mais sur la fin du disque, c&rsquo;est une mélancolie forte qui nous saisit. Où est passé le temps insouciant, celui durant lequel l&rsquo;existence était si légère ? Parce que « Les Jolies Filles » est encore un disque qui est passé inaperçu, et qui pourtant s&rsquo;adresse à tous. Et enfin, parce qu&rsquo;échanger avec le Kid et Les Marinellis autour de ce parcours en terres européennes, à cinq dans un van avec les yeux rivés sur les jupes des filles et la main enrobant fermement un canette de bière, ça nous rappelle que le problème est toujours le même : «<em> Les gens sont trop cons pour rester adolescents</em> ». Une playlist de qualité concoctée par le groupe, des extraits du nouvel album, et des propos graveleux avec l&rsquo;accent, c&rsquo;est le nouveau cadeau de cette session FREAK IS THE ARTIST. Bonne écoute.</p>
<p><iframe src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F91836004" height="166" width="100%" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>THE LIMINANAS [INTERVIEW] ::: &#171;&#160;Votre côté yéyé m&#8217;emmerde&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:55:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M.Arty</dc:creator>
				<category><![CDATA[Newcomer]]></category>
		<category><![CDATA[Niveau 2]]></category>
		<category><![CDATA[Niveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Off THE RECoRD]]></category>
		<category><![CDATA[la femme]]></category>
		<category><![CDATA[liminanas]]></category>

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		<description><![CDATA[On se souvient vaguement de la déferlante des bébés rockeurs montée de toutes pièces par quelques anciens influents qui n'en pouvaient plus de voir les jeunes s'identifier à Britney ou Justin. Pour la plupart, des Parisiens juste pubères, souvent fils de bonnes familles, une mèche travaillée au babyliss, « L'écume des jours » fraichement achetée dans la poche arrière d'un jean slim diesel et un je-m'en-foutisme sous contrôle. Que reste-t-il du fameux « J'écoute les Cramps » des BB Brunes, unique déplorable rescapé de cette génération à combustion spontanée ? Quand une génération fait pschitt, que reste-t-il ? ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il reste ceux qui étaient là avant, les durs à cuire, au sens noble du terme. Ceux qui ne sont pas nés d&rsquo;un coup marketing et qui écument les salles de France quelle que soit l&rsquo;intensité de la lumière braquée sur eux. Marie et Lionel, respectivement guitare et batterie des Liminanas, font partie de ceux là. A l&rsquo;époque où les Naast nous livraient une pantomime de Dutronc, eux se frayaient un chemin auprès des plus prestigieux labels indépendants américains. La France ignorait leur existence et se paluchait sur le sex appeal de trois jeunettes pastichant Patti Smith et Les Liminanas perçaient avec<i> Je ne suis pas très drogue</i>, titre digne de figurer dans la Bande Originale de <i>OSS 117</i>. Toujours pas signé en France mais avec déjà deux albums à leur actif dont &lsquo; »Crystal Anis&rsquo; » sortie en septembre 2012 chez Hozac Records, les Liminanas commencent à faire parler d&rsquo;eux et c&rsquo;est tant mieux pour le rock en France. J&rsquo;ai eu la chance de les rencontrer dans l&rsquo;étroite salle du Labo à Vienne lors d&rsquo;une soirée glaciale et humide de Janvier. Entretien chaleureux et amical, sans fanfaronnade.</p>
<p><object width="600" height="450" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/WMgKTWkdY0Q?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="450" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/WMgKTWkdY0Q?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h3><b>Salut à vous, merci de m&rsquo;accorder un peu de temps. Pour tous ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous présenter ?</b></h3>
<p><b>Marie</b> : Moi je joue de la batterie, et de temps en temps je fais les chœurs.</p>
<p><b>Lionel</b> : je joue de tous les autres instruments sur les disques et de la guitare électrique sur scène&#8230;et de la fuzz.</p>
<h3><b>Vous n&rsquo;êtes pas de jeunes premiers comme on en voit beaucoup aujourd&rsquo;hui sur la scène garage, qui y a-t-il eu avant Les Liminanas ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Tout a débuté dans les années 80, nous avions un groupe qui s&rsquo;appelait les Beach Bitches. Quand le groupe a splitté un peu plus tard, Marie, Nadège, Guillaume le chanteur des Beach et moi-même avons fondé Les Bellas. On a enregistré deux simples et un album qui n&rsquo;est pas sorti parce qu&rsquo;à l&rsquo;époque le label US Dionysus qui devait l&rsquo;éditer ne l&rsquo;a jamais fait. On s&rsquo;est retrouvé avec cet album sur les bras sans personne pour le sortir, il est un peu tombé aux oubliettes. Pas mal d&rsquo;années après, les Disques Steack et SDZ Records l&rsquo;ont exhumé (le disque s&rsquo;intitule « Belladelic&rsquo; »). On a continué à jouer dans des groupes à Perpignan et comme tu le sais dans ces petites villes, tout le monde joue avec tout le monde. Nous avions un groupe qui s&rsquo;appelait les Migas Valdez dans lequel jouait la moitié des Sonic Chicken 4.  Quand ils sont partis faire des dates aux US, Marie et moi nous n&rsquo;avions plus de groupe.<br />
On en a alors profité pour enregistrer une démo bricolée à la maison. On l&rsquo;a enregistré dans un petit studio à Perpignan, on a collé les mises à plat sur MySpace et dès le premier jour on a choppé un premier deal avec Hozac Records qui voulait les deux titres (<i>I&rsquo;m dead et Migas 2000</i>) pour faire un 45t. On était comme des fous. Et, assez dingue c&rsquo;est que le lendemain, on a reçu le même mail de la part de Trouble In Mind Records qui voulait aussi un single. Le problème, c&rsquo;était qu&rsquo;on n&rsquo;avait plus rien en stock mais on leur a dit qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucun problème qu&rsquo;il nous restait plus qu&rsquo;à enregistrer nos compositions, ce qui était faux. C&rsquo;est dans la foulée qu&rsquo;on a fait<i> Je ne suis pas très drogue</i> dans notre salon et <i>La berceuse pour Clive</i> , Clive étant notre fils. Ils ont sorti ce single et nous ont proposé de faire un LP. C&rsquo;est comme ça que l&rsquo;aventure a débuté. Au bout de quelque temps ils nous ont demandé de venir tourner aux Etats-unis. Nous n&rsquo;avions pas de groupe et pas de concert à notre actif puisqu&rsquo;on bidouillait tout de chez nous. On a monté un groupe avec des chanteuses, en particulier Muriel et Nadège, et on a pris Gaz Gaz, un groupe de potes pour la tournée US. Comme cette année là ils étaient moins disponibles et voulaient se consacrer à leur propre truc, on a créé un groupe de scène pour pouvoir faire des dates et être plus autonome. Maintenant on joue avec Nadège qui jouait dans les Bellas, Martin, son copain qui est un super musicien de Limoges, et Mickey à la basse qui est un vieux pote quasiment un membre de la famille et voilà&#8230;..</p>
<h3><b>Alors comme ça la légende des groupes qui ont percé grâce à Myspace existe !</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Et bien c&rsquo;était la bonne époque, avant que ça sombre dans un truc incompréhensible.</p>
<h3><b>On a souvent qualifié Les Liminanas de &laquo;&nbsp;groupe de garage le plus connu aux États-Unis mais encore méconnu en France&nbsp;&raquo;. Avez-vous le même regard sur votre notoriété ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Ouais, enfin&#8230;.Je ne sais pas si on est très connu aux États-Unis. On l&rsquo;est peut-être un petit peu. On le doit principalement aux deux labels sur lesquels nous sommes signés, qui sont des maisons de disques super cools avec une forte base de fans. Par exemple lorsque Trouble In mind records sort un disque il y a des mecs qui vont l&rsquo;acheter les yeux fermés, d&rsquo;autres qui vont le chroniquer, le défendre et le faire buzzer. C&rsquo;est cette dynamique qui nous a permis de faire entendre notre musique. Et après en France, ….Oui en fait on n&rsquo;a pas de vraie maison de disques en France. On a fait un 45t sur SDZ (AF3458) et là on va en faire un autre chez Nasty Records (<i>Ton coté yéyé m&rsquo;emmerde</i>) et on va certainement bosser sur un projet avec Born Bad Records à la rentrée.</p>
<p><b>Marie</b> : On n’a presque pas joué en France.</p>
<p><b>Lionel </b>: Ouais c&rsquo;est vrai, on n&rsquo;a pratiquement pas fait de dates en France, quoi. Donc forcément, cela n&rsquo;a pas aidé à nous faire connaître ici.</p>
<p><object width="600" height="450" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MZlvNPQWoX0?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="450" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/MZlvNPQWoX0?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h3><b>Pour vos sorties, vous alternez entre Trouble In Mind Records et Hozac Records. Ce deal leur convient-il ? Ils n&rsquo;ont pas envie d&rsquo;une exclu ?</b></h3>
<p><b>(Rire général) Marie</b> : Sur la tranche, non&#8230; à coté des ronds, ils s’envoyaient des vannes du genre « <i>touche pas à mon groupe </i>».</p>
<p><b>Lionel</b> : Ouais c&rsquo;est vrai. En fait c&rsquo;est juste que nous avions promis à l&rsquo;un et à l&rsquo;autre. Tu vois cette fameuse semaine folle où ils nous ont contactés coup sur coup, on a dit au premier qu&rsquo;on aller faire un LP et au second aussi. On a juste tenu parole. Mais non, ils nous ont jamais demandé une exclu. Ils nous foutent une paix royale, on enregistre ce qu&rsquo;on veut, on fait tout comme on veut avec les labels qu&rsquo;on veut.</p>
<blockquote><p>« On n&rsquo;est pas du tout dans le truc nostalgique et yéyé »</p></blockquote>
<h3><b>Il y a eu le premier LP avec le single <i>je ne suis pas très drogue</i> sorti chez Trouble In Mind Records puis &lsquo; »Crystal Anis » qui est sorti chez Hozac Records. Le prochain sortira chez qui ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Le troisième&#8230;pfuit. On bosse sur un projet mais on n&rsquo;a pas trop avancé donc on ne va pas en parler. On a un projet avec Casbah Records <a title="" href="#_ftn1">[1]</a> également. Je pense que le nouveau vrai album, il sortira chez Trouble In Mind. Après, on a plein de projets parallèles. En fait, on a installé un petit studio à la maison, on enregistre tout le temps et on a plein de projets en cours parce que c&rsquo;est ce qu&rsquo;on aime faire. Enregistrer, c&rsquo;est super cool. Faire de la prod’ à la maison, on y passe un temps fou mais ça nous plaît vachement et du coup ça nous permet de développer plein de trucs différents.</p>
<h3><b>Cela signifie que vous êtes complètement autonome, de la composition à la masterisation finale ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Non, on enregistre à la maison. On mixe chez un pote à nous qui s’appelle Raphaël Dima. C&rsquo;est un mec super doué qui vient plutôt de la scène électronique de Perpignan. Il est producteur mais également DJ. Son approche nous intéresse énormément car cela nous apporte un regard moderne sur notre propre musique. On n&rsquo;est pas du tout dans le truc nostalgique et yéyé, où beaucoup de gens veulent nous cataloguer. Ce n&rsquo;est pas du tout notre truc. On aime aussi les sonorités d&rsquo;aujourd’hui comme Nick Cave, les ambiances un peu dark comme sait si bien le faire Grinderman. Donc le fait de mixer notre travail avec lui au niveau des basses, des caisses claires et du beat, ça apporte un truc différent assez intéressant. On a ensuite un plan de mastering avec un technicien qui vient d’Amérique du Sud, Luis, c&rsquo;est un fou furieux. Ce mec, il bosse avec du matos ultra vintage, par forcément à lampe, mais des trucs bidouillés, des pré-amplis énormes. Tout ce qu&rsquo;on fait numériquement à la maison, on arrive à lui donner du corps et de la chaleur en passant par ses machines. Donc en gros, on est autonome au niveau de la production mais il y a des étapes incontournables qu&rsquo;on respecte pour obtenir le son &nbsp;&raquo; Liminanas&nbsp;&raquo;.</p>
<h3><b>En France, le raccourci permanent c&rsquo;est Gainsbourg et l&rsquo;époque des yéyés. Cette filiation vous gonfle où c&rsquo;est ce que vous vouliez faire en créant les Liminanas ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Bon ce n&rsquo;est pas une surprise parce que la patte « Melody Nelson&rsquo; », « Anna », elle y est évidemment. Mais c&rsquo;est plus un hommage. Ce sont des disques qu&rsquo;on a beaucoup écouté, mais je pense qu&rsquo;on fait des trucs qui sont plus éclectiques que ça. La similitude pour le public vient de la façon dont on joue les basses. Mais bon, après je préfère qu&rsquo;on nous compare à la musique de Gainsbourg qu&rsquo;à celle de Claude François. Pour nous c&rsquo;est un honneur mais on n&rsquo;est pas dans un délire d&rsquo;hommage permanent. S&rsquo;il le faut, le prochain truc ce sera plus dans l&rsquo;esprit de Suicide ou des Stooges. Ce qui nous pétera quand on jouera.<br />
On mélange des influences qu&rsquo;on écoute tout le temps. J&rsquo;adore également le jeu de batterie de Marie, super primitif, cela fait partie de nos influences, les Gories et toute cette scène garage et sauvage avec de gros toms qui claquent. Bon, je sais pas comment expliciter ça, mais rien n&rsquo;est calculé à la base, il n&rsquo;y a pas de concept. La seule règle sur laquelle on ne reviendra jamais, c&rsquo;est l&rsquo;autonomie, ne jamais bosser avec un directeur artistique et continuer de sortir les disques au rythme qu&rsquo;on veut. On ne veut pas que qui que ce soit foute son nez dans nos affaires. Si tu baisses ta culotte dans la musique c&rsquo;est même plus la peine.</p>
<p><object width="600" height="338" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pcGDZR76hJ8?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="338" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/pcGDZR76hJ8?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h3><b>On commence à pas mal parler de vous, je vous ai entendu sur France Inter, je vous ai vu sur Canal +. Vous le prenez comment ?</b></h3>
<p><b>Marie</b> : On a été scotché.</p>
<p><b>Lionel</b> : Cela nous a fait plaisir mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on peut dire ? On s&rsquo;est pas monté la tête pour autant.</p>
<h3><b>Vous n’essayez pas de surfer sur la vague.</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Ah si, on en profite déjà, si tu veux. On arrive à jouer dans des endroits cools. On arrive à caler des dates sans trop de soucis. Donc on en profite déjà. Après,&#8230;&#8230;</p>
<p><b>Marie </b>: Faut rester les pieds sur terre. On n’a pas spécialement envie de devenir un gros groupe. Nous on fait juste notre truc dans notre coin.</p>
<h3><b>Sur vos albums vous alternez le chant en français, en anglais voire des instrumentaux. A quel niveau de la composition vous décidez de la langue, du chant ? Comment cela se passe ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : L&rsquo;écriture nous prend un paquet de temps. Des fois ça vient tout seul mais des fois&#8230; On est des acharnés sur nos textes, qu&rsquo;on les aime ou qu&rsquo;on les aime pas. Mon frangin en écrit également. Ce sont des textes sur lesquels on revient tout le temps de façon à ce que la rythmique colle avec les mots. La plupart du temps, ça se fait à base de démos, des fois juste sur une boîte à rythmes qu&rsquo;on écoute au casque pendant des plombes et sur lesquelles on bosse jusqu&rsquo;à obtenir le résultat qu&rsquo;on veut. Même si nos textes paraissent simples, la plupart du temps c&rsquo;est beaucoup de boulot pour arriver à cette simplicité, cette radicalité qui sonne.</p>
<h3><b>Votre musique est assez cinématographique. Avez-vous des images, des scènes de vie lorsque vous composez des titres ? Vous aimeriez travailler sur une BO de film ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : A fond. J&rsquo;adorerais.</p>
<h3><b>Quel type de films ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Il y a plein de trucs qu&rsquo;on aime. Les films avant-garde de Gabin, les films d&rsquo;Audiard, l&rsquo;univers de Lautner, Lino Ventura. Tous les grands classiques. Enfin, Lautner et Ventura, ce sont des univers qui me font vibrer depuis que je suis tout petit. Le cinéma français des années 50 et 60. Oui oui le cinéma est vachement présent dans ce qu&rsquo;on fait aujourd’hui&#8230;</p>
<h3><b>Comme on aime bien laisser une carte blanche aux groupes qu&rsquo;on interviewe, on aimerait vous demander une playlist. Jouable ?</b></h3>
<p><b>Lionel</b> : Carrément, je t&rsquo;enverrai ça par mail.</p>
<p>Deux mois, plus tard nous avons reçu un mail de Lionel via son mobile : « <i>Je suis dans le van, on est en tournée, je te met les références de mémoire, dit moi si tu as besoin d&rsquo;autre chose, merci, lio </i>».</p>
<p>1. <em>Down on the street</em>, The Stooges<br />
2. <em>Cheree, cheree</em> de Suicide<br />
3. Le générique de début de « La folie des grandeurs », Michel Polnareff<br />
4. La musique originale de « La Scoumoune » par François de Roubaix<br />
5. La Bande Originale de « Ne nous fâchons pas » par les Rosbif Attack<br />
6. <i>TV set</i> des Cramps<br />
7. No pussy blues, Grinderman<br />
8. Green onions, Booker T and the MG&rsquo;s<br />
9. La Bande Originale de « Midnight Cowboy », John Barry<br />
10. <i>SOS Mademoiselle</i>, Ronnie Bird.</p>
<p><b><a href="http://www.myspace.com/theliminanas">http://www.myspace.com/theliminanas</a></b></p>
<p><em>Vous pouvez retrouver cette interview avec la carte blanche (playlist + extraits des Bellas et de chaque projet des Liminanas) sur <a href="http://casbah-records.com">http://casbah-records.com</a> </em></p>
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<p><object width="600" height="338" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/qQKN1Ye2bVk?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="338" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/qQKN1Ye2bVk?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
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<p><a title="" href="#_ftnref">[1]</a> Normalement, Casbah Records (le label de l&rsquo;émission rock à la casbah) devrait sortir à la rentrée 2013 le n°1 d&rsquo;une collection de maxis mêlant littérature et rock garage. Chaque groupe s&rsquo;appropriant des textes littéraires dont la finalité première n&rsquo;était pas d&rsquo;être chanté ou mis en musique.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>GONZAÏ MAGAZINE ::: Le numéro 2 enfin sorti !</title>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 04:29:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gonzaï</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE CuLTE]]></category>
		<category><![CDATA[N'importe quoi]]></category>
		<category><![CDATA[Niveau 4]]></category>
		<category><![CDATA[Niveaux]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>

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		<description><![CDATA[Albert Londres disait que « le métier du journaliste n’est pas de faire plaisir, pas plus de faire du tort, mais de porter la plume dans la plaie ». Tout ça c’est bien beau, mais à force de citer dans les écoles de journalisme cet homme qui n’a pas connu Twitter, on finit par en oublier que le journalisme c’est aussi des faits, des freaks et du fun. Comme on n’avait plus de mercurochrome mais encore assez d’énergie pour vous surprendre, on vous a concocté un deuxième numéro à commander dès maintenant. Tout le monde se lève pour Gonzaï ?  ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous étiez déjà né voilà trois mois, il ne vous aura sans doute pas échappé que le bouclage du deuxième numéro de Gonzaï magazine fut plus douloureux qu’une égratignure soignée au fer à repasser. En imposant un nouveau mode de distribution – se passer du kiosque à journaux – et un achat du magazine en précommande via Ulule, il faut bien avouer qu’on n’a pas choisi la facilité. Mais enfin, et comme cela fut répété maintes et maintes fois, lancer un magazine n’a jamais été une sinécure, aujourd’hui pas plus qu’hier. Et cela rend l’accouchement de ce numéro deux encore plus jouissif, et pas seulement parce que la carte des menus nous semble encore plus alléchante que celle du premier.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&amp;hosted_button_id=WDFJYSAWB5HU6"><img class="aligncenter size-full wp-image-20807" alt="kiosque-Square" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/04/kiosque-Square.jpg" width="599" height="599" /></a><br />
Au programme, donc ! Un grand dossier musical consacré à la beauté du geste et aux artisans qui, « retour du vinyle » mis à part, continue de résister à l’envahisseur industriel, avec notamment un long témoignage de Geoff Barrow sur la création de son label Invada, mais aussi un monumental reportage sur le label anglais Ace Records. Quelques pages avant, vous pourrez vous poiler avec les Infos du monde rédigées par le collectif Bilboquet, mais aussi suivre une journée type de Jean-Louis Costes dans notre bientôt mythique rubrique <i>24H avec</i>, sans oublier nos énigmes de la pop culture où vous apprendrez tout sur Bobby Beausoleil et les raisons de la coupe de cheveux merdique de Jack White. Entre un long voyage au bout de la chair dans les bas fonds de New York et une rencontre avec le fondateur de Mad Movies, la folle histoire du groupe italien Chrisma, mais aussi l’histoire pipeautée de Jean-Pierre Dupire. Puis pour finir notre rubrique <i>A Rebours</i> consacrée aux frères maudits de la pop, d’André et Henri Salvador à Charles et Robert Crumb. En bref, 100 pages de contre-culture avec des fausses pubs qui font le bruit d’un Sumo tentant le saut de l’ange.</p>
<p>Si vous avez passé les deux derniers mois séquestré par Christophe Barbier dans son bureau pour d’interminables séances de monologues et que, bref, vous avez raté la campagne de précommandes du numéro 2, il est encore temps de vous dégourdir les poignets en cliquant sur l’icône Paypal ci-dessous pour commander le numéro, qui partira dès réception du paiement dans votre boite aux lettres. Merci de noter que comme on fait tout sur ce put*** de magazine, on fait les plis, on colle les étiquettes et on vous envoie ça avec tout notre amour (et parfois un peu d’Anthrax aussi, faites gaffe). Re-bref, Gonzaï magazine coute 7 € frais de port compris. Si comme les premiers fans du Velvet Underground (ça marche aussi pour les Charlots) vous désirez faire parti des chanceux pouvant affirmer, dans 10 ou 20 ans, qu’ils étaient là au moment du BIG BANG, do the right thing !</p>
<p><b>OPTION  1 (PAIEMENT DIRECT PAR PAYPAL) :</b> cliquez sur le bouton ci-dessous pour acheter immédiatement le deuxième numéro au prix de 7 € frais de port compris (uniquement valable pour la France métropolitaine et la Belgique). Livraison sous 1 semaine à compter du règlement. Si vous habitez à l’étranger (c’est 15 € frais de port compris, bah oui l’étranger c’est plus loin), contactez-nous via desk@gonzai.com.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&amp;hosted_button_id=WDFJYSAWB5HU6"><img class="size-full wp-image-20810 alignleft" alt="Paypal copie" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/04/Paypal-copie.jpg" width="391" height="72" /></a><b><br />
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<p style="text-align: left;"><b><br />
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<p style="text-align: left;"><b>OPTION  2 (ABONNEMENT PAR CHÈQUE) :</b> abonnez-vous en nous envoyant directement un chèque à l’ordre de GONZAÏ MEDIA, en souscrivant à l’un des deux forfaits proposés : 7 € pour un numéro ou 21 € pour un abonnement semestriel (3 prochains numéros). Renvoyez-nous le chèque à Gonzaï, 9 villa de Guelma 75018 Paris. Dès réception du chèque, le numéro 2 part chez vous avec un cordial bisou à l’intérieur.</p>
<p><a href="https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&amp;hosted_button_id=WDFJYSAWB5HU6"><img class="alignnone" alt="" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/01/Couv-n%C2%B02.jpg" width="600" height="791" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>EDITIONS INCULTE ::: La ville est une illusion</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 02:11:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William Burren</dc:creator>
				<category><![CDATA[CulTURIsME]]></category>
		<category><![CDATA[Litterature]]></category>
		<category><![CDATA[Niveau 4]]></category>
		<category><![CDATA[Niveaux]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[inculte]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Nos villes sont des constructions collectives, des lieux qui ne tiennent que parce que nous le décidons, parce que s’y trouve là une confluence d’intérêt. De là, la ville est un objet paradoxal, à la fois artificiel et en même temps organique. Comme tout organisme, la ville peut mourir et peut muter. Que dire par exemple du Paris en plastique de Jean-Pierre Jeunet ou d’Olivier Dahan, un Paris à faire hurler de rire quiconque a jamais mis les pieds dans le ghetto pour über-riches qu’est Montmartre, mais un Paris qui s’exporte et qui se vend en gros à tout ce que le monde compte de touristes étrangers, la tour Eiffel, le moulin rouge, la ville lumière…]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/parisleurrecover.jpg" rel="lightbox[20987]" title="parisleurrecover"><img class="size-full wp-image-21024 alignleft" alt="parisleurrecover" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/parisleurrecover.jpg" width="164" height="227" /></a>Les éditions Inculte ont ouvert une collection d’essai sur la Ville qui compte deux volumes. Des textes courts à mi-chemin entre le reportage, l’essai critique et la dérive urbaine. <i>Paris est un leurre</i> de Xavier Boissel s’intéresse à ce projet conçu à la fin de la 1<sup>ère</sup> guerre mondiale, projet de construire en dehors de Paris une réplique de la ville pour tromper les bombardiers ennemis. On fait le tour de cette idée assez folle, à une époque où les avions ne disposent pas de radars, de créer une illusion optique, un dispositif lumineux qui viendrait imiter les lumières de la Gare de l’est ou de la place de l’Opéra. Mais pour Boissel, le projet est aussi un prétexte. Muni de quelques vagues informations, il part à la recherche des vestiges de cette installation, autour de Paris, entre des terrains vagues et des magasins Ikéa. L’enquête crée un distance entre ce Paris fictif et le Paris dans lequel nous vivons, ville simulacre.</p>
<p><i>Projet el Pocero</i> d’Anthony Poiraudeau est une enquête du même type, une traversée surréaliste de la ville d’El Quinon, une ville construite dans les derniers temps de la bulle de spéculation immobilière qui a conduit l’Espagne au chaos. El Quinon est à la fois un symptôme économique et le projet mégalomane &#8211; on peut y loger 20.000 personnes &#8211; d’un self-made-man exilé depuis en Afrique. Si la plupart des villes fantômes sont des villes abandonnées, El Quinon a la particularité de n’avoir jamais été habité. Malcommode, située dans un lieu difficile d’accès, d’un accès difficile aux ressources en eau, il s’agit presque d’une ville monument ou une ville mausolée, de ces lieux conçus pour rester vide, comme une ruine par anticipation.</p>
<p><a href="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/pocero_cover.jpg" rel="lightbox[20987]" title="pocero_cover"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-21023" alt="pocero_cover" src="http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/05/pocero_cover-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Les deux essais s’inscrivent dans la longue tradition d’écrit, qui de Walter Benjamin à Mike Davis, s’emparent de la ville pour penser le réel. Ils s’appuient d’ailleurs sur cette généalogie pour aborder leurs objets. Pour ceux qui sont familiers avec des enjeux devenus classiques, l’apport théorique restera secondaire. On reste aussi un peu frustré par le travail iconographique des cahiers d’images qui n’apportent que peu d’éléments dialectiques, supports assez pauvres d’un texte qui pourrait s’en passer. C’est finalement dans ce qui échappe que les ouvrages puisent leur force et leur intérêt. Le retour du texte de Boissel vers le Paris contemporain, comme le vertige Antonionien du texte de Poiraudeau provoquent un vacillement sensible. Lorsque, par l’écrit, par l’expérience de l’auteur, ces lieux presque abstraits émergent du texte, c’est notre rapport physique à la ville qui est déstabilisé. On se rappelle alors combien il serait dangereux de croire en une ville qui ne serait qu’une idée.</p>
<p><strong><em>Paris est un leurre,</em> éditions Inculte</strong><br />
<strong><em>Projet El Pocero,</em> éditions Inculte </strong><br />
<strong><em>Paris, capitale du XIXe siècle</em>, éditions Allia</strong></p>
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		<title>GONZAI CLUB #9 ::: Gabriel Matzneff</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 01:40:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Syd Charlus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Niveau 3]]></category>
		<category><![CDATA[Niveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Off THE RECoRD]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour présenter Gabriel Matzneff, on tergiverse des heures avant de revenir vers l’un de ses titres : l’archange aux pieds fourchus. Comment mieux résumer cette alchimie de soufre, de sincérité, de scandale et de style qui fait l’attrait de ses livres ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Séraphin, c’est la fin !</em>, son dernier recueil d’articles (paru aux éditions La table ronde) n’échappe pas à la règle et passe sans précaution de Casanova au tailleur Arnys, de Kadhafi au fantastique Jacques Perret, sans oublier Pierre Clémenti dans le galop du libertin. Avec les yeux grands ouverts et une certaine distance, Gabriel Matzneff a traversé le 20ième siècle, de Montherlant à Mitterrand. Le 21ième ne lui dit rien qui vaille mais, en bon stoïcien, il supporte et s’abstient. « <em>J’ai acquis le droit au déshonneur</em> », glisse-t-il à la fin de l’émission. A chacun ses médailles.</p>
<p><iframe src="http://www.radiocampusparis.org/?powerpress_embed=86907-podcast&amp;powerpress_player=default" height="24" width="600" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>ROCK À LA CASBAH #86 ::: Carte blanche aux Liminanas</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 01:40:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock a la Casbah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Niveau 3]]></category>
		<category><![CDATA[Niveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Off THE RECoRD]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[liminanas]]></category>
		<category><![CDATA[radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Rock à la casbah laisse Carte Blanche à Lionel et Marie des Liminanas. La couleur musicale de leur sélection est riche et éclectique en parfaite adéquation avec les univers cinématographiques que nous livre ce duo Perpignanais depuis quelques années. Nous les avons rencontré juste avant leur concert au Labo de Vienne, une interview de 20' avant de monter sur scène.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les Liminanas ne sont pas issus de la génération spontané du rock garage, ils n&rsquo;ont pas ingurgité des mégaoctets de rock garage, n&rsquo;ont pas décidé autour d&rsquo;une bière de faire de la surf ou du blues, ils n&rsquo;ont pas 20 ans. D&rsquo;ailleurs, il y a eu des groupes avant The Liminanas, tels que les Bellas, que <a href="http://sdzrecords.free.fr/" target="_blank">SDZ</a> et Les Disques <a href="http://lesdisquessteak.bandcamp.com/" target="_blank">Steak Records</a> ont eu la bonne idée de rééditer en format vinyle. Et puis, Les Bellas se sont séparés et Les Liminanas sont enfin nés en duo, avec Marie derrière les futs et Lionel à la six cordes. Une première composition balancée sans trop d&rsquo;attente sur une page Myspace de fortune et dans la foulée deux gros labels indé us <a href="http://troubleinmindrecs.com/index.html" target="_blank">Trouble in mind Records</a> et <a href="http://hozacrecords.com/" target="_blank">Hozac Records</a> sonnent à la porte. Lionel et Marie sont accueillant et généreux, ils ouvrent grand la porte et promettent aux deux labels un LP. Le premier qui pourrait s&rsquo;intituler &laquo;&nbsp;Introducing The Liminanas&nbsp;&raquo; sortira en Avril 2010 avec le single <em>Je ne suis pas très drogue</em>. Comme Les Liminanas ont pour habitude de tenir leurs promesses, ils offrent donc leur second LP (été 2012) au label de Chicago Hozac Records. Le disque s&rsquo;appelle &laquo;&nbsp;Crystal Anis&nbsp;&raquo;, véritable merveille de rock sixties teinté de la culture des yéyé française.</p>
<p>Rock à la casbah leur donne aujourd&rsquo;hui carte blanche. La couleur musicale de leur sélection est riche et éclectique en parfaite adéquation avec les univers cinématographiques que nous livre ce duo Perpignanais depuis quelques années.</p>
<p><iframe src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F90827716" height="166" width="100%" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
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