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EX FULGUR
Ian Curtis n’est pas né aux Bahamas

C'est un jour froid et humide, le petit crachin se confond avec les embruns et je me cache sous ma capuche pour fumer ma clope roulée, mouillée. Je viens de lancer le premier album d'Ex Fulgur, un trio rennais, et j'ai des relents d'adolescence bretonne, des souvenirs de ciel bas et de lumière grise.

« Noires sont les galaxies », c’est le titre de cet album. Et c’est une histoire fantastique dont le nom est emprunté à une série française des années 80. L’univers est hostile et malveillant ; des extra-terrestres qui luttent pour la terre, des plantes qui sortent de corps infestés par les yeux et par le dos. C’est sombre et c’est angoissant.

Ex-Fulgur a repris cet univers noir pour décrire des amours qui font mal, des éjaculations douloureuses et des lendemains politiques pessimistes. Les guitares crient, étouffantes. La boîte à rythme avance implacable et il n’y aucun échappatoire à cette obscurité. On danse sur des bruits de train qui fendent un champ désolé.

Je continue mon chemin toujours sous les nuages gris mais le ciel me paraît moins sombre. Fulgur en Latin c’est un éclair, une lueur vive provoquée par des décharges électriques. Ici elle s’est éteinte mais qu’importe, ils ont un instant éclairé les murs de béton.

Ex Fulgur // Noires sont les galaxies // Kerviniou Recordz
https://exfulgur.bandcamp.com/releases

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