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EDITIONS ALLIA
Rencontre

“La parole appartient pour moitié à celui qui la prononce et pour moitié à celui qui l’entend” n’avait de cesse de répéter Montaigne. Pour Gérard Berréb

“La parole appartient pour moitié à celui qui la prononce et pour moitié à celui qui l’entend” n’avait de cesse de répéter Montaigne. Pour Gérard Berréb

“La parole appartient pour moitié à celui qui la prononce et pour moitié à celui qui l’entend” n’avait de cesse de répéter Montaigne. Pour Gérard Berréby, fondateur/éditeur de la maison d’édition Allia, la bonne parole qu’elle soit musicale, philosophique ou littéraire, n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

Berréby a su, comme certains avant lui (de Christian Bourgois à Maurice Girodias), s’astreindre à ce dur exercice qu’est le défrichage visionnaire : se faire voyant pour étendre son regard toujours plus loin, vers des contrées littéraires encore vierges de toute traduction française.

Un passeur en un sens, oui.

Un éditeur qui, grâce à ses choix éditoriaux, offre à ses lecteurs bien plus que des textes de grande qualité. Un parcours initiatique et démocratique en somme ; les livres édités par les éditions Allia sont le fruit d’une pédagogie accessible, bien que riche et fouillée. En moins de trente ans la maison a publié les auteurs fondamentaux du rock (Nik Cohn, Peter Guralnick, Greil Marcus) et quelques récents succès de librairie (Please kill me, l’histoire non censurée du punk) sans posséder la moindre collection Musique en son sein. Allia, on le répètera encore une fois, n’est pas un éditeur rock (il faut ici rappeler que l’éditeur a entre autre publié L’éloge de Socrate ou L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique). Il s’agit, comme bien souvent, d’une histoire de coups de coeur, de rencontres, qui figent l’idée sur le papier. L’encre comme une résistance, finalement.Tout comme sa maison d’édition, Gérard Berréby semble de prime abord inaccessible et réservé. Les vingt minutes d’interview qui suivent permettent de mieux comprendre cet homme de coeur ayant fait sienne la phrase de Coco Chanel :

“La Mode n’est pas drôle, c’est quelque chose au bord du suicide”

Remplaçons simplement le mot mode par celui d’édition.

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