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DOUG PAISLEY
Contre-pied

Alors que je devrais plutôt être à la recherche du groupe du futur, celui qui transcendera les genres, le disque qui s’élèvera au rang de catalyseur social, dont on parlera comme le disque d’une génération perdue au milieu des références poussiéreuses de nos parents, je ne peux m’empêcher de décoller l’oreille des quelques titres de Doug Paisley disponibles sur son Myspace.L’album est sorti depuis quelques temps en vinyle, mais l’époque étant ce qu’elle est, j’attends sagement la sortie cd prévue en janvier, à moins que Deezer m’évite de trop attendre. C’est comme ça.

Alors que je devrais plutôt être à la recherche du groupe du futur, celui qui transcendera les genres, le disque qui s’élèvera au rang de catalyseur social, dont on parlera comme le disque d’une génération perdue au milieu des références poussiéreuses de nos parents, je ne peux m’empêcher de décoller l’oreille des quelques titres de Doug Paisley disponibles sur son Myspace.L’album est sorti depuis quelques temps en vinyle, mais l’époque étant ce qu’elle est, j’attends sagement la sortie cd prévue en janvier, à moins que Deezer m’évite de trop attendre. C’est comme ça.

D’autres jours, j’aurais trouvé ça plus ennuyeux encore qu’une écoute de l’album éponyme de Secret Machines. De style pompier, je dirais pour simplifier que Secret Machines est un mélange bâtard de Silverchair reprenant Pink Floyd en première partie de U2. Ca vous fait rêver, ça, un rock stadium avec expérimentations creuses ?

Enfin bref, tout ça pour dire qu’après l’écoute de ce disque des Secret Machines, écouter Doug Paisley a un sens, même à la veille de 2009. Bien que, je vous l’accorde, cette comparaison n’a pas grand-chose à faire ici.

Il n’empêche que ce qu’on demande à la musique, c’est avant tout d’avoir quelque chose à dire, quelque chose à montrer, quelque chose à donner. Et c’est la que se trouve toute la force de la musique de Doug Paisley.

Généralement, ce sur quoi je fantasme quand les températures s’abaissent, ce sont les grands espaces. La forêt en face et la montagne derrière. Quelque chose qui vous remette une bonne fois pour toute la tête sur les épaules et vous change des pavés glissant. Ca fait du bien parfois et en plus la neige tient moins bien en ville. Bien sûr, on pourra me rétorquer que le mélange country/folk, c’est connu, que Townes Van Zandt l’a joué mieux que personne. Je m’en fous. Depuis que je me demande si finalement, écouter Doug Paisley est vraiment une bonne idée ou sans intérêt, je n’ai pas décollé l’oreille de Petals Leaves and Snow et Broken In Two.

D’ailleurs, l’intérêt d’écouter Doug Paisley et non pas un quelconque album de rock sortis ces dernières semaines type Secret Machines ou le prochain Animal Collective, Merriweather Post Pavilion, le voilà. La musique du canadien exilé en Angleterre ne prétend pas être supérieure à sa valeur réelle. Et c’est probablement ce qui rend ennuyeux d’écouter du rock aujourd’hui. On fait trop de chefs d’œuvres de ce qui n’est, au final, qu’une suite de productions anodines et sans âmes.

La musique de Doug Paisley a le mérite de n’être que ce qu’elle est : une porte de sortie éclairée vers le chemin de la rédemption, piétinant tous ces groupes qui hantent nos magazines de doubles pages, d’albums du mois par la pureté d’un type et sa guitare, s’élevant au rang de gardien de la sincérité en chemise à carreaux et moustache.

DOUG PAISLEY // LP // No Quarter Rec.
http://www.myspace.com/dougpaisley

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