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DALLAS ACID
Décollage immédiat

C'est peut être la frontière avec le Mexique, la proximité de la nature ou la grandeur du ciel quand on roule vers l'ouest qui a tendance à nous rendre mystique, toujours est-il qu'on va avoir beaucoup de mal à parler de Dallas Acid sans partir dans les étoiles.

J’imagine un de leurs concerts au petit matin après avoir dansé toute la nuit. Nous sommes allongés sur le sol, au milieu d’un désert. Les sons deviennent des couleurs, l’air est épais et nos corps s’enfoncent dans le sable comme dans une moquette beige trop épaisse. Nous sommes prêts pour un voyage à travers l’attraction gravitationnelle, de l’écorce terrestre jusqu’aux poussières d’une étoile naissante.

Comment composez-vous ? Est ce que vous devez vous mettre dans un certain état d’esprit pour cela ?

Linda: Dès que nous commençons à jouer, cela nous met dans une certaine ambiance et le collectif nous porte. Mikael écrit beaucoup de morceaux sur le Modular et nous travaillons aussi beaucoup par thèmes.

Christian: On a pas forcément d’idées précises mais en jouant les choses se révèlent d’elles-mêmes.

Mikael: J’ai des obsessions. J’essaie de modeler le son, de faire sonner le synthétiseur par exemple comme dans un safari avec des rythmes tribaux et des sons de jungle. C’est comme écrire un film dans sa tête.

(C) Caroline Ruffault

(C) Caroline Ruffault

Vous pensez que la musique peut nous aider à nous rapprocher du divin?

Christian: Cela fait sens. Cela fait partie de notre motivation, la musique a évidemment un effet sur notre psyché.

Linda: Cela ne nous correspond pas de jouer dans les salles de rock, c’est l’environnement qui invite à une autre réalité, avec ses propres lois cosmiques.

Christian: La technologie nous apporte tellement d’informations, elle crée cette anxiété collective. On voudrait offrir un échappatoire, même bref. Tout a commencé lorsque nous avons visité un caisson de dépravation sensorielle. C’est un bain de solution saline dans lequel tu es immergé, et il y a des enceintes. Après plusieurs heures, comme ton corps ne reçoit plus aucun stimuli extérieur, ton esprit s’ouvre réellement. C’est là que nous avons eu l’idée d’écrire notre premier disque. Il y a un caisson près de New-York où ils passent toujours notre musique.

« Jouer dans une piscine vide au coucher du soleil, c’est vraiment là que notre musique sonne le mieux. »

Quel est l’endroit le plus surprenant où vous avez joué?

Christian: Le lieu le plus étrange doit probablement être un bar, ce n’est pas vraiment une musique à bière.

Linda: Un bon concert, c’est quand nous créons notre environnement.

Mikael: On a aussi joué dans un drive in pour Halloween. Certains spectateurs étaient assis dehors mais la plupart étaient dans leurs voitures, il fallait donc que le son passe par les autoradios. Le son du concert était envoyé à un satellite pour revenir et cela créait cette distorsion du temps, très étrange mais très cool, pour jouer pour 100 voitures.

Linda: À Johua Tree, nous avons joué dans une piscine vide pendant le coucher du soleil, c’est vraiment dans ce genre d’endroit que notre musique sonne le mieux.

À Los Angeles, par hasard, vous avez joué sur un instrument crée par Alpes?

Christian: Oui. J’avais seulement vu des vidéos du percuphone sur Youtube, c’était incroyable !

Linda: Ça ressemble à une machine à coudre.

Linda: Après un concert, James Trussart, qui est un luthier français installé à Los Angeles, nous a invité chez lui…

Mikael: Il crée des guitares en métal vraiment incroyables. Je lui dis alors mais cela ressemble à un instrument inventé par le groupe Alpes et il me dit : « oui, c’est celui là« . Il est en train de travailler dessus, de rajouter des cordes, c’est un instrument en constante évolution.

Vous avez vécu à Paris, New-York et Austin, quel est le meilleur endroit pour vivre?

Linda: Pour moi le meilleur endroit pour vivre c’est un lieu avec beaucoup d’espace pour se sentir libre, comme un désert par exemple.

Mikael: New-York, c’est une ville pour présenter son travail, pas un endroit pour vivre.

Et qu’est-ce qu’on trouve à Austin qu’on ne trouve pas ailleurs?

Christian: Des lois sur les armes complètement cinglées!

Linda: Une vraie communauté artistique, plus de temps pour travailler sur son art, la nature…

Dallas Acid // Original Soundtrack // Flying moonlight record
https://flyingmoonlight.bandcamp.com/album/original-soundtrack

1 Comment

  1. c l'heure du casse-croute p.m.

    5 mars 2017 at 18 h 04 min

    ils/elle troquent ou ils/elle repugnent le dimanche sous la pluie, le vent, la salissure….

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