Jérome Hurdy-Gurdy est à la musique ce que le pou est au cheveu ou le ténia à l’intestin : un parasite inutile et encombrant. Ego pharaonique, voix lénifiante, textes poncifs et charisme d’un suppositoire, quand JHG entre en scène c’est toute la planète rock qui souffre d’urticaire et de nausées. Ce n’est même plus affligeant, c’est pathétique. Sans nouvelles musicales du nocif prétentieux depuis plusieurs mois, nous le pensions définitivement rayé de la surface du globe musical. Soulagement bien compréhensible, mais funeste erreur. Une résurgence du virus JHG est annoncée pour le 14 février 2009, à l’OPA.
Unique moyen d’éradiquer le fléau infernal et d’enrayer la prolifération d’une épidémie mortifère pour le rock’n’roll : inoculer un puissant antivirus dans le cœur palpitant de la Bête Immonde. Autrement dit, envoyer un Gonzaïman dans la zone contaminée. Mais qui sera assez fou pour s’y rendre ? Qui ?
– Ben quoi, les mecs ?
On est vendredi 6 février et sur le trottoir de l’International, devant une partie de la rédaction de Gonzaï et quelques vieux amis, je viens d’exprimer le projet de me rendre au concert d’Hurdy-Gurdy la semaine prochaine.
Autour de moi, c’est la consternation. Quelques uns me fixent d’un oeil étrange (« Qui est ce taré ? ») et les autres, les briscards aguerris de la scène underground, restent sans voix. Même le plus intrépide des Gonzaïmen, Little Johnny Jet – l’homme qui a eu le courage d’interviewer Dick Rivers pourtant, c’est pas rien – a blêmi en entendant ma proposition (puis a prétexté juste après un lâche booking diplomatique pour le jour de la Saint-Valentin. Quel salaud). Et jusqu’à mon meilleur pote, Jack, qui m’a proposé de boire un dernier verre chez lui, dans un regard où se mêlaient la tristesse et – déjà – la nostalgie d’un ami perdu…
Car l’heure est grave, lecteur mon ami. Ce dont on va parler maintenant, c’est du sérieux. Du brutal, du féroce : en un mot, du toxique. Jérôme HURDY-GURDY, et depuis peu Jérôme GURDYK DIT HURDYK, puis Jérôme GURDYK (courage vieux, encore un effort et tu arriveras bientôt à Jérôme G., puis Jérôme, puis « J », puis plus rien – enfin). Jérôme Hurdy-Gurdy, donc. L’homme aux quatre myspace (dont un seul pour le groupe[1] et qui finalement ne parle que de lui) ; le désespéré qui détourne les mailing-lists des autres bands à son profit pour polluer à tour de bras les adresses électroniques ; le géniteur du létal album La Chatière ; l’anomalie plumitive d’Arkronik, capable d’écrire un truc aussi grotesque que ça :
« …Comme j’arrivais, Natacha, la secrétaire du boss, petite brunette au regard intense et aux regards intenses, remit en place ses jarretelles / En forme, Gurd’ ?, qu’elle lança…/ Toujours quand je te vois, Nat’, lui rétorquai-je… Une question d’angle, tu vois, d’angle droit…/ Nous pouffâmes idiotesquement et puis je fis claquer mes feuilles blanches A4 sur son bureau / Fais gaffe à pas t’attraper un coup de soleil, c’est du brillant hein…. [2] »
Du brillant...
Bref, Jérôme Hurdy-Gurdy. Le néfaste is back, il est vital d’agir. Ce n’est plus de la critique rock, c’est de l’humanitaire musical. Et c’est là que j’interviens. Pour trois raisons :
1. J’ai déjà contracté le JHG et j’ai survécu (l’alcool, on dira ce qu’on voudra, mais parfois c’est bien utile[3]). Je suis donc logiquement immunisé depuis. C’était le 13 décembre 2006, à l’OPA (le lieu semble manifestement infesté). Arrivé avec plus d’une heure de retard aux répétitions (et sans s’excuser), l’animal a pourri la balance d’un des deux autres groupes pour nous asséner un set consternant de nullité. Heureusement que j’étais jeune et vigoureux à l’époque. Mais c’est pas passé loin.
2. Il y a quelques mois, le JHG – après avoir insidieusement contaminé mon myspace (comme celui de centaines d’autres innocentes victimes) – m’a envoyé un truc du genre « Ça ne vous dirait pas de chroniquer notre disque, la Chatière ?[4] ». Ben non, Jérôme, ça ne me dit pas, non. Du tout. Je ne chronique pas les albums, moi, seulement les Lives. Tu en ferais un peu plus, tu le saurais (ce qui démontre en même temps un minimum de jugeote chez les programmateurs parisiens). Remarque, comme je suis un type sympa je vais en parler un peu, de ton disque…
3. J’ai besoin d’une redynamisation mentale. Ces dernières semaines, j’ai passé l’essentiel de mon temps à lire, boire de l’alcool et tenter de séduire les filles (la vie de rêve, quoi). Malheureusement, les résultats obtenus dans ce dernier domaine n’ont pas vraiment été ceux escomptés : rien, zéro, que dalle. Et ce, malgré une stratégie de conquête sexuelle finement pensée (on prend un verre, on parle, on nique). Il fallait être lucide, je m’étais empâté. La faute aux excellents combos que j’avais vu dernièrement (The Craftmen Club, TC&TDN, Wovenhand…). Bercé par leurs riffs sublimes, hypnotisé par leurs présences inspirées, je me suis vautré dans mon bonheur auditif comme un calife obèse sur son coussin. J’avais perdu cette spiritualité d’esprit qui faisait ma légende d’autrefois, celle ou j’étais encore un guerrier fougueux. Je devais me ressaisir. Seul un choc violent pourrait me réanimer. Il en allait de mon avenir sexuel…
De retour de chez Jack, (d’où j’ai pris cinq whisky pour conjurer le mauvais sort et la désagréable impression lisible dans les yeux de mes amis : celle du condamné à mort à qui on offre un dernier verre), j’élabore un protocole sanitaire que je me promets d’appliquer dès le lendemain (il faut savoir qu’une exposition non protégée au JHG, même courte, peut entraîner de graves effets secondaires : on perd ses amis, on devient fou, amorphe, on a des envies de meurtre…). Une nuit plus tard, fatalitas, arrive le lendemain.
Prudent, je privilégie une réacclimatation progressive au JHG afin de parfaire mon immunisation et, dans l’idéal, développer une résistance. Tel Raspoutine qui s’ingérait des doses quotidiennes de cyanure pour se prémunir d’un éventuel empoisonnement, j’opte moi aussi pour la mithridatisation[5] et décide de m’ingérer des doses quotidiennes de La Chatière. Puisqu’il faut bien commencer un jour, je démarre par Vive, la première chanson de l’album (restons rationnel). Attaque en frappe sur le cercle de la caisse claire, O.K., doublée par la Charley et une ligne de basse, mouais… Pas mauvais.
Simple mais correct. Et plutôt bien senti pour la pose de l’atmosphère. Attendons le vocal, je me dis, car... COOOOOOOOMME UUUUUNE… !!!!!! [6]
Deux heures plus tard, je me réveille.
Gasp, le JHG est foudroyant. Je me suis laissé surprendre. C’est de ma faute. Je le savais, hein, je le savais. J’ai été trop présomptueux. Echaudé, je contourne l’approche frontale et choisis au hasard la cinquième piste : A bloc (part 1 et 2).
C’est pire.
L’attaque est directe, le lyric immédiat et immédiatement ennuyeux. Soporifiques, traînantes, aussi excitantes qu’une méduse morte, les intonations anesthésiantes du JHG me rappellent douloureusement l’effet d’un GHB[7]ingurgité bien involontairement quelques mois plus tôt (c’est marrant, cette similitude entre les sigles) et dans un ultime sursaut d’énergie, je me jette sur la touche « stop » pour échapper de justesse à l’apathie morbide. J’appréhende une semaine de préparation longue et mortelle.
La semaine est effectivement longue et mortelle. De petites touches en petites touches, je parviens néanmoins à écouter les dix pistes de l’album – un exploit. Il découle de La Chatière une impression générale de médiocrité aux clichés accablants. Novateur en rien, atone en tout, l’album est vocalement monocorde et musicalement cadenassé (sans doute au grand désespoir des musiciens dont on devine un véritable potentiel). De Vive au Parc, en passant par Le Phasme, Le Lavoir ou – et sans doute la pire – Pacotille, c’est une seule et même chanson qu’on a l’impression d’entendre et qui s’étire mollement comme une guimauve coulant sur un bout de braise. Le ton est geignard et les paroles confondantes de mièvrerie, quand ce n’est pas de ridicule («Entrevue chez le coiffeur/Rencontrée à la Sécu’/Une vague histoire de flirt/J’ai du cul à la Sécu’ ?...»[8]). Je suis à deux doigts d’envoyer un mail à Pierre Siankowski, journaliste aux Inrockuptibles, pour lui dire que ça y est brotha’, on est frères de douleur maintenant car je comprends ce que tu as pu subir en écoutant l’album de Vincent Delerm[9], mais je me retiens car l’homme, dans son professionnalisme, serait capable d’étudier La Chatière. Après Vincent Delerm, ça risquerait de le tuer.
La semaine passe dans la douleur et la mortification et ce qui devait arriver arriva : nous voilà le samedi 14 février. Le moment est venu de savoir si le protocole d’immunisation va fonctionner. Courage vieux, je me motive mentalement, et après un dernier regard triste sur mon appartement chéri de Saint Germain des Prés (Vais-je te revoir, toi ?) je me dirige vers le métro d’un pas lent, implacable – le pas de l’homme conscient de l’importance de sa mission, Bruce Willis dans Armageddon. Le JHG is back, mais Nash aussi...
A l’OPA, première constatation : le JHG n’a pas muté. Même méthode de contamination : une balance chronophage (balances OPA : 18h. Concert programmé : 20h/20h30. Soundcheck hurdygurdyen : jusqu’à 21h00). Le virus ne semble pas réactif, ça rassure. Même méthode de propagation également : l’infestation par e-mails volés. Y a des témoins (plein).
Deuxième constatation : le line-up a changé. Aura (piano, keyboards) a disparu, un autre (le musicien a souhaité conserver l'anonymat, NDR) apparaît derrière la batterie (ou réapparaît, semblerait-il) et Jean-Baptiste Naturel au piano, nouveau pour moi aussi – par rapport au set de 2006 – mais apparemment lui aussi ex-membre du band.
(Je reviens une seconde sur l’exemple précédemment cité d’Armageddon. Je viens de me rendre compte que le héros meurt à la fin. Alors si ça ne dérange personne, je vais plutôt prendre Die Hard. Le 1, le 2, le 3, le 4… au choix. Merci).
Après une cinquantaine de « On entend bien ma voix, là ? », une trentaine de « C’est pas possible de baisser le son des instruments ? » et une bonne centaine de « Mais non, on ne m’entend pas du public ! » le JHG déclenche l’infestation. Et là , c’est le choc.
L’urticant démarre violemment par un massacre en bonne et due forme de Lautréamont[10] et poursuit sur sa lancée diabolique par un Phasme superbement mal chanté et magnifiquement surjoué. J’ai beau m’être préparé, le premier contact est fracassant et mon organisme accuse le coup. Amoindri, mais néanmoins professionnel – je suis chroniqueur à Gonzaï, faudrait voir à ne pas l’oublier tout de même – je combats stoïquement la douleur diffuse qui s’installe progressivement dans mon corps tandis que le JHG déploie tous ses agents pathogènes dans la bataille : gesticulations inquiétantes, spasmes épileptiques (dont l'effrayant « pas de la poule », d’après mon conseiller musical courageusement présent lui aussi) et chant faux, mais alors faux... Dire qu’il chante mal serait un doux euphémisme pour lui, limite un compliment. Heureusement, la mithridatisation fonctionne et la résistance au germe sournois s’avère efficace. Peu à peu, je refais surface et réussis même à filmer le JHG en action, JHG dont je te propose, lecteur mon ami, d’en visionner céans quelques extraits (extraits, car point trop n’en faut. Une écoute prolongée du JHG peut nuire gravement à la santé) car comme on dit, ça se passe de commentaire…
Juste avant de refermer cette page de veille sanitaire qui marquera à jamais les archives scientifiques de Gonzaï et celles de ma postérité (« Tout de même, il avait du cran, ce Nash »), une pensée – et un mystère pour moi – en direction des quatre musiciens présents durant le set. Kim Belhadj (guitare), Jean-Baptiste Naturel (piano), Axel Vallat (basse) et le batteur ont effectué un travail pour le moins honnête et acceptable et on sent qu’ils ont largement les compétences pour faire bien plus que ce à quoi on les a employés. Ils gagneraient à fuir ce cadre réducteur et asphyxiant dans lequel je soupçonne grandement quelqu’un (mais qui, bon sang, qui ?) de les y avoir enfermés.
Enfin bon.
Après quelques bières bien méritées pour renforcer mes défenses naturelles durement éprouvées lors de la confrontation, je retourne chez moi. Dans le métro – un métro vide, triste : le métro du héros fatigué après l’Apocalypse – je me dis que les missions à Gonzaï deviennent de plus en plus périlleuses. Je vais peut-être en toucher deux mots à Ursula, notre spécialiste du cinéma qui fait peur. Après tout, elle a l’habitude de voir des trucs horribles, elle…
envoyé par Gonzai_mag
[1] www.myspace.com/hurdygurdytheband
[2] In Arkronik (http://www.arkronik.com/pele_mele/detail/?id=71), août 2008.
[3] « Certains pensent qu’un verre d’alcool fort (…) consommé pur peut amener le ténia à mourir… » in Wikipédia, article sur le ténia.
[4] Correspondance publique sur site de diffusion publique.
[5] « La mithridatisation consiste à ingérer des doses croissantes d’un produit toxique afin d’acquérir une insensibilité ou une résistance vis-à -vis de celui-ci… » (Wikipédia).
[6] Début du lyric de Vive.
[7] GHB : acide Gamma Hydro Butyrique, plus communément appelé « drogue du violeur », et qui amène une incapacité à « fixer » les souvenirs. Utilisé pour « anesthésier » les résistances des consommateurs du produit.
[8] Les torts partagés, in « La Chatière ».
[9] Le Buffalo Grill plutôt que Vincent Delerm ? Article de Pierre Siankowski, les Inrockuptibles, 7 février 2009. http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/le-buffalo-gri...
[10] « Au clair de la lune, près de la mer, dans les endroits isolés de la campagne, l’on voit, plongé dans d’amères réflexions, toutes les choses revêtir des formes jaunes, indécises, fantastiques… » Lautréamont, Les Chants de Maldoror (chant I)









Commentaires
Je n'ose appuyer sur la
février 23, 2009 par - Delf , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 167
Je n'ose appuyer sur la touche "play" de la fenêtre de lecture .. Dois-je avoir à portée de main un anti-parasitaire puissant ? Est-ce que mon ordi risque lui aussi d'être infesté ? AVAST+ PARAPOUX suffiront-ils ?
En tout cas, je vois le phasme d'un oeil différent maintenant... Ce pauvre insecte doit, dès à présent, préparer un mouvement de rébellion afin de se protéger lui-même de l'envahisseur humain JHG !!!
NASH, merci d'avoir mis le doigt, le clavier, la caméra.. etc.. sur un insecte Ô combien plus néfaste pour nos oreilles musicales !! C'est toujours excellent de lire une notice préventive aussi bien écrite !! ;-)
Le dit Jérôme t'a t-il
février 23, 2009 par - eugénie , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 181
Le dit Jérôme t'a t-il lu?!
Anyway, j'ai appuyé sur play et.... holly shit!
A bientôt Mr Nash.
Eug
Et bien Nash, on dirait que
février 23, 2009 par - Jack Daw , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 182
Et bien Nash, on dirait que tu renoues enfin avec "La Critique Gonzo Ancestrale". Là où le sensationnel seul ne suffit pas, là où l'auteur est animée par une volonté anthropologique, là où l'encre est poussée par une rage existentielle, là où le temps n'est qu'une aura d'empathie. Merci de l'avoir suivi, l'observation participante a toujours des vertus bienheureuses.
EUGENIE - Je ne sais pas
février 23, 2009 par - - Nash , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 183
EUGENIE - Je ne sais pas s'il l'a lu. J'espère du moins, ça le concerne...
JACK - T'écris vachement bien, enfoiré...
Il faudrait donc lui renvoyer
février 23, 2009 par - - Jack Daw , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 184
Il faudrait donc lui renvoyer un mail...
(merci pour le compliment)
"Il faudrait donc lui
février 23, 2009 par - Clément,Pigeon voyageur , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 185
"Il faudrait donc lui renvoyer un mail..."
Pour tout vous dire, ça a été fait... En l'attente d'une réponse...
L'autre jour j'ai été voir
février 23, 2009 par - Whitney , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 186
L'autre jour j'ai été voir Yan Destal (à cause de ses cicatrices que j'aimais bien en photo). Ben dis donc, c'était dur! Oulala j'ai tenu 5mn et j'ai du m'enfuir...
ça c'est du gonzo journalisme
février 23, 2009 par - soizik , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 187
ça c'est du gonzo journalisme !
Dis donc, t'es pas prêt d'oublier la St Valentin 2009 ...
Ah, ça restera effectivement
février 23, 2009 par - - - Nash , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 188
Ah, ça restera effectivement gravé dans ma mémoire, Soizik et ça n'en bougera plus. Comme un phasme, quoi...
Aimant les films
février 23, 2009 par - Bergamote , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 189
Aimant les films fantastiques, j'ai moi-aussi l'habitude de voir des trucs horribles, mais rarement à ce point. Au début, j'ai soupçonné cette critique de se montrer exagérément cruelle : je tiens donc à faire publiquement mon mea culpa.
Je crois que je n'ai rien entendu d'aussi abominable depuis la dernière fois où mes pauvres oreilles se sont bien malgré elles trouvées confrontées à la voix d'Eric Charden...
Toute mon admiration au preux gonzo-journaliste qui a eu le courage, non seulement d'écouter le CD, mais plus encore d'aller au concert.
dis donc espèce d'hypocrite !
février 23, 2009 par - karine , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 190
dis donc espèce d'hypocrite !
t'as choisi de quitter ton appart, si je me rappelle bien !
je jure que ce n'est pas moi qui aies mis de la drogue dans ta bière !
Si j'osais, je dirais que
février 23, 2009 par - Sarah Connor , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 192
Si j'osais, je dirais que c'est formidablement exécuté... Bravo, net, propre, sans la moindre bavure... Sniping Brigade de Gonzaï? ;-)
En parlant des Chants de
février 23, 2009 par - - - Jack Daw , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 193
En parlant des Chants de Maldoror de Lautréamont, injectant une dose de cynisme :
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car à moins qu'il n'apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d'esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l'eau le sucre. Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant."
Pour les courageux, lisez donc le Chant I en entier...
Par quelle conscience
février 23, 2009 par - elperu , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 195
Par quelle conscience extraordinaire t'es-tu donné autant de mal à erienter ainsi ce JHG ? Moi qui suis l'exemple même du béotien dans ce type musical, je ne vois que 3 explications:
1. Nash s'est hérigé en Lucky Luke , Caton, ou Pâpe d'un intégrisme qui a trouvé un nouveau territoire à investir: mais cette hypothèse ne tient pas face à cet enthousiasme ravageur !
2. Nash, emporté par un lyrisme qui me rappelle une folle nuit à Lourdes où seules quelques pages d'un roman scandinave avaient compensé le manque d'alcool, a cédé à cette irruption d'un talent bien au-dessus d'un simple compte-rendu: possible ...
3. Ce JHG atteint dans l'insignifiance musicale et personnelle un degré qui rend obligatoire qu'un amoureux de la musique s'explose: bizarrement ,car sans rationalité aucune , je pencherais pour cette dernière explication !
Salut Nash, ça fait du bien de lire une prose qui ose !
Trop de groupes sur Myspace,
février 23, 2009 par - Bester , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 200
Trop de groupes sur Myspace, trop de médiocrité, trop de gens qui pensent être artistes, trop de gens qui écoutent des gens qui pensent être artistes.
Gonzaï, la justice pour tous.
Next!
Absolument, Bester. Et trop
février 23, 2009 par - - - - Nash , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 201
Absolument, Bester. Et trop de vrais artistes injustement mis de côté à cause de types qui trustent des scènes où ils n'ont rien à y faire. Rétablir la vérité, telle est notre mission, à Gonzaï... (c'est beau, ça, je trouve)
Bergamote, ton commentaire
février 23, 2009 par - - - - - Nash , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 202
Bergamote, ton commentaire est du miel à mes oreilles... Je t'aime déjà ...
Fais attention Nash parce que
février 23, 2009 par - - - - - Jack Daw , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 204
Fais attention Nash parce que ton dernier commentaire pourrait être interprété comme un symptôme viral.
Bah, je suis déjà fichu, moi
février 23, 2009 par - - - - - - - Nash , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 205
Bah, je suis déjà fichu, moi : je mourrai avant soixante ans, c'est ce que m'a prédit une voyante poussiéreuse quand j'avais une quinzaine d'année. Et puis, nicotino-alcoolo-sexo-dépendant comme je le suis, je suis même pas sûr de finir l'année...
Cher Nash, tu m'en vois
février 23, 2009 par - - Bergamote , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 206
Cher Nash, tu m'en vois flattée. Un tel compliment de la part d'un gonzaïeux en personne ; pour un peu, j'en rougirais.
Monsieur Hurdy-Gurdy, vous
février 24, 2009 par - - - - Heebooh , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 211
Monsieur Hurdy-Gurdy, vous êtes une merde (de phasme).
C'est triste à dire mais vos
février 24, 2009 par - - - Ooh-oOH-Man , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 215
C'est triste à dire mais vos critiques négatives restent plus divertissantes que les positives. C'est pour ça que vous passez pour des grincheux (un peu comme Eric Naulleau).
Soit, mais une question me
février 24, 2009 par - zAZA LA FRITE , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 217
Soit, mais une question me taraude, à quand le/la prochaine ? car il est effectivement saoulant de voir des personnes passant trop de temps à montrer leur gueule qu'à travailler la musique et un ménage s'impose, ponctuel mais efficace.ça reste super violent mais vous êtes bien placé pour y mettre votre GROS grain de sel, ahahaha
Il est clair que tu nous as
février 24, 2009 par - - Walter Ego , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 219
Il est clair que tu nous as sauvé sur ce coup nash, tel un valeureux pompier de la musique tu as su nous prévenir du danger et nous sauver des flammes menaçantes que sont ces bruits stridents (sortant de ce qu'il semble être une bouche). C'était kamikaze d'aller au concert en ayant conscience de l'horreur qui t'attendait mais grâce à toi nous avons pu préserver notre intégrité auditive. merci
Je passe par ici de temps en
février 24, 2009 par - someone, anyone , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 222
Je passe par ici de temps en temps et je pensais que la critique était, bien que subjective, sensée être constructive, et non aussi destructive, aussi pathétique que ce que je viens de lire dans cet article-là .
Vous écrivez, si on peut encore appeler cela ainsi, sur une personne, plus que sur un groupe. Vous portez atteinte à un nom, à une identité, au travail d'un groupe de personnes, voire même à des principes (qui vous sont peut-être étrangers).
Je n'étais pas à ce concert. Je ne suis pas "parisiennement" intime à tout cela, mais tous vos mots sonnent comme un acharnement. Cet Hurdy-Gurdy, sa musique et son image, vous dérangent-ils autant? Vous empêche-t-il de dormir? ou d'écouter ce que vous considérez comme de la bonne musique?
Vous en faîtes trop pour que cela reste crédible.
Déçu.
Et tu as raison, Someone.
février 24, 2009 par - - - - - - - - Nash , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 223
Et tu as raison, Someone. J'écris ( je tape des mots qui deviennent des phrases, devenant elles-mêmes des paragraphes. Oui, c'est un peu ce qu'on appelle "écrire"), j'écris donc plus sur une personne que sur un groupe. C'est d'ailleurs le but de cette chronique et heureux de voir que ça ne t'as pas échappé. Quant aux musiciens, rien à dire, ils ont fait leur travail... eux.
Je porte atteinte à un nom, tu dis... Ben j'espère bien, c'est le but. Quand on veut utiliser le domaine public et s'y faire connaître, il faut en accepter le jeu dans toute sa globalité et s'attendre à ce que des types du public n'apprécient pas obligatoirement ce qu'ils voient ou entendent (et oui, je sais mais c'est comme ça). Ca s'appelle la démocratie. (le cas inverse, dire que tout est toujours beau et bien, c'est de l'endoctrinement). Tu sais, Someone, je ne suis qu'un type lambda du public, moi, et comme tout type lambda du public, j'ai aussi un avis et j'e ne vois pas qui aurait la prétention de m'interdire de le donner (à 40 ans, j'ai passé l'âge d'obéir gentiment sans répondre. Ca s'appelle prendre ses responsabilités). Que tu n'aimes pas, maintenant, c'est ton droit et ton avis est aussi constructif que les autres.
Mais tu vois (pour conclure), j'ai des principes, oui : je vais au front. Je prends le risque de me rendre au(x) concert(s) et où parfois je sais que je n'y suis pas le bienvenu. Ca s'appelle de l'honnêteté professionnelle... Tu aurais dû venir à ce concert, j'aurais sincèrement aimé échanger nos points de vue...
Je viens de lire votre
février 24, 2009 par - Pas d'accord , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 226
Je viens de lire votre article avec autant d'intérêt que d'irritation, et je m'insurge : j'étais au concert d'Hurdy-Gurdy à l'OPA samedi dernier, et ce que vous en dites pas plus que le montage vidéo putassier que vous en faites ne rendent justice à la réalité. Je conçois que mes goûts musicaux ne soient pas les vôtres (d'ailleurs, quels sont-ils ? Aucune référence dans votre article, hormis Dick Rivers), néanmoins un tantinet d'objectivité n'aurait pas été déplacé dans votre critique. Moi, j'aime la voix éraillée et sombre de Jérôme Gurdyk dit Hurdyk. C'est un registre qui n'a pas à séduire tout le monde, mais qui a suffisamment de prédécesseurs reconnus (Cave, Waits, pour ne citer que ceux-là ) pour avoir sa place dans le paysage du rock français. J'aime beaucoup les textes, aussi. Comment peut-on s'acharner sur quelqu'un qui connaît et tisse à même la langue française mieux que tous les chantouilleurs actuels réunis ? Vous citez en outre certains de ses textes avec un arbitraire malhonnête, je tiens à ce que vos lecteurs le sachent.
Votre texte est drôle et bien écrit, mais la cible est mal choisie : il en est de bien plus dangereux que notre cher phasme (allez, je ne doute pas que vous ayez quelque tendresse à son endroit, tant vous avez dû consacrer de temps à sa personne cette semaine), et quitte à vous ériger en défenseur du bon goût musical, vous feriez mieux de vous en prendre à ceux qui écrasent de leur médiocrité médiatiquement assourdissante les tentatives d'artistes convaincus et convaincants dont, à mon sens, font partie Jérôme et ceux qui l'entourent dans Hurdy-Gurdy.
Votre article Nash, n'est
février 24, 2009 par - Elodie , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 233
Votre article Nash, n'est certes pas convenable.
Pardonnez un manque de compassion apparent. Je me contenterai du nécessaire en confirmant le temoignage dénonçant votre montage vidéo fallacieux. Celui-ci ne reflète évidemment pas la qualité de la prestation à laquelle j'ai assisté samedi soir.
Bonsoir Elodie. Je n'aime pas
février 24, 2009 par - - - - - - - - - Nash , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 234
Bonsoir Elodie.
Je n'aime pas trop intervenir dans les commentaires, puisque me permettant de donner mon avis sur tel ou tel artiste, je conçois - forcément - qu'on puisse donner le sien sur mes articles. Mais quand on annonce des contre-vérités, ça m' énerve.
Un montage vidéo fallacieux, donc...
1) J'ai capté le concert dans pratiquement son intégralité. Aucun problème, je peux le diffuser sur youtube, ça va être drôle (surtout la lecture de Lautréamont, la balance rocambolesque et le reste du set...) et va encore mieux refléter la tonalité de la chronique... D'ailleurs, maintenant qu'on en parle, je vais commencer à y travailler dès ce soir...
2) l'homme qui chante sur la vidéo a réellement chanté ça. Je suis au grand regret de te dire que c'est sans trucage. Ca n'aurait pas été nécesaire, du reste, tant c'était mauvais. C'est amusant de critiquer ce format (vidéo) qui est sans conteste le plus objectif puisqu'il filme la prestation...
3) Avoir des influences (Cave, Waits...(message précédent)) c'est très bien, et ceux-là en particulier... Et alors ? Ce n'est pas parce qu'on cite des artistes qu'on a forcément leur talent (la preuve, d'ailleurs...)
4) Je cite certaine parties de ses textes avec un arbitraire... Ben évidemment ! Je ne vais pas non plus citer l'intégralité de ses textes. C'est une chronique, pas un documentaire... Et du reste, ce qui a été cité ne me semble pas, et de loin, une invention de ma part. Quand on fait quelque chose, on l'assume...
Maintenant, Elodie, qu'e l'on ne soit pas d'accord et que nous ayons chacun apprécié diversement la prestation de samedi, c'est justement tout l'intérêt d'un Live et je comprends - et respecte - parfaitement le fait que tu ne sois pas d'accord ave moi...
Sans aucne rancune...
P.S : tu me recontactes pour savoir si je diffuse le set intégral ? Ca risque d'être un très grand moment...
La démocratie et la liberté
février 25, 2009 par - Margaret Thatcher , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 241
La démocratie et la liberté d'expression ont vite bon dos dès qu'il s'agit de briser quelqu'un (qui, ne faisant pas partie du (souvent médiocre) "paysage musical" français, tente juste de faire exister son groupe, en emmerdant personne) , en s'assurant, bien sûr, qu'il ait bien le dos tourné...à "la française"!
ça, pour une frappe "clinique et chirurgicale", c'est bien éxécuté!
Lynchage public dans les règles de l'art: le physique, le nom, la personnalité, l'écriture, la voix, la gestuelle, la méthode pour "se vendre" (pardon, mais quel artiste non signé sur un label, n'envoie pas de mails à ses contacts, afin de les avertir de ses dates de concert? faudrait fermer boutique (en plus de sa gueule), aussi?...J'oublie quoi, au fait? Ah oui, la musique!
C'est important la musique (dans une critique).
J'étais à ce concert (que j'ai beaucoup aimé, par ailleurs, mais visiblement, tout le monde s'en foutra, se contentant de rire d'un montage vidéo foutraque, au son saturé, et d'"extraits" de textes totalement hors contexte - le rapport avec Delerm, au fait? je vois pas... -). J'ai vu un artiste avec une vraie personnalité, une belle présence, un réel talent d'auteur. Mais "ça doit être mes yeux", hein! - comme dirait l'ami Dusse -.
Je sais aussi voir ce qui ne fonctionne pas ou pourrait être amélioré. Je n'apprécie pas ta méthode (ouais, je te tutoie, parce que je sens le mec sympathique malgré l'acharnement dégueulasse).
Tu étais là -bas. Arrivé déjà bourré de préjugés (bon, ça arrive).
T'as détesté (je vois pas où est le problème, chacun ses goûts). Pourquoi ne pas avoir fait part de ton "dégoût" et de tes critiques au chanteur? ("bouh, tu chantes pas bien, t'es vilain, tu plais aux filles que j'arrive pas à foutre dans mon lit, même après 38 bières, tu lis Lautréamont et moi Bukowski, ta belle bouille me revient pas, sans que je sache l'expliquer...",
Le journaliste gonzo a des couilles, habituellement.
Je suis étonnée (quoique...la lâcheté est si courante, de nos jours).
Moi, j'aime cet album ("La chatière"), je n'avais pas entendu une telle "langue" depuis bien longtemps, et j'ai envie de découvrir la suite. Musicalement, il y a un travail de folie et une ambiance à la Lynch/Cronenberg fascinante. "Le lavoir", "A bloc", "Western vodka" sont des tueries (qui méritent un plus large public).
L'idée des "intros lues" était parfaite.
Voilà . Ce com' juste pour prendre le contrepied de ton article, et ne pas dégoûter le lecteur, avide de sensations et de "décharge" sur son prochain.
Pour finir, "Le vague n'est rien", et après t'avoir lu, je comprends mieux.
(Margaret - critique de cinéma, par ailleurs...ce métier de pou! -)
Moi j'ai adoré cet
février 26, 2009 par - Sylvia Hanschneckenbühl , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 243
Moi j'ai adoré cet article.
Très belles métaphores.
Merci Nash, j'ai beaucoup ri.
Tout d'abord, je voudrais
février 26, 2009 par - Anaïs , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 244
Tout d'abord, je voudrais souligner que j'ai assisté au concert d'Hurdy Gurdy le 14 février et que je l'ai trouvé d'une qualité certaine. Après cette précision indispensable, permettez-moi de vous donner mon avis à propos de votre écrit.
Allons, allons, soyons sérieux je vous prie.
Mais quelle mouche vous a donc piqué M.Nash?
D'où tirez-vous cette pathétique amertume et cette aigreur lancinante?
En réalité, en relisant bien votre article, la réponse semble résider dans la teneur de vos rapports avec la gente féminine, mais je n'oserais guère me lancer dans une interprétation hasardeuse de votre comportement sans pour autant vous connaitre (en effet, je ne voudrais en aucun cas vous voler le propre de vos méthodes).
La violente attaque que vous déployez envers le chanteur d'Hurdy Gurdy, car, soyons honnêtes, vous ne pouvez vous targuer de nous présenter ici une véritable critique musicale, est écœurante tant elle use de moyens iniques et perfides.
Je ne relèverai pas point par point les éléments détournés sur lesquels vous vous fondez pour détruire en miette l'image de cet artiste pour le moins talentueux (montage vidéo de qualité déplorable, phrases sorties de leur contexte, ...), certains commentaires s'en sont fort bien chargés pour moi.
Je me contenterai de préciser tout au plus que le véritable parasite dans l'histoire présente des similitudes troublantes avec votre manière de procéder. Je vous rappelle au passage la définition toute officielle du parasite:
-Qui coûte plus qu'il ne rapporte, qui exploite, tire profit sans rien rapporter, qui se pratique au détriment de la société.
-Organisme animal ou végétal qui, pendant une partie ou la totalité de son existence, se nourrit de substances produites par un autre être vivant sur lequel ou dans les tissus duquel il vit, lui causant un dommage.
Que dire de plus, sinon, je pense, que vous vous reconnaitrez fort bien.
Hurdy Gurdy ne méritait en aucun cas ce "lynchage" ridicule, le concert du 14 février était des plus réussi et le chanteur qui se donne corps et âme dans son projet musical fait preuve d'un talent certain. J'espère que la puante perfidie qui nourrit votre texte ne découragera pas les lecteurs de faire un tour sur les pages officielles d'un groupe qui mérite toute notre attention.
Dans un souci d'intégrité, je ne vous salue pas.
Ils sont d'un chiant les
février 27, 2009 par - Heebooh , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 247
Ils sont d'un chiant les amateurs du "phâsme"...
Je me lance donc dans
février 27, 2009 par - Anonyme , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 248
Je me lance donc dans l'écriture du 33ème commentaire qui loin d'être exceptionnel, marque l'intérêt profond des lecteurs pour une bataille, une critique, et une façon de faire.
"Une bataille", à Anaïs :
"Je me contenterai de préciser tout au plus que le véritable parasite dans l'histoire présente des similitudes troublantes avec votre manière de procéder. Je vous rappelle au passage la définition toute officielle du parasite:
-Qui coûte plus qu'il ne rapporte, qui exploite, tire profit sans rien rapporter, qui se pratique au détriment de la société.
-Organisme animal ou végétal qui, pendant une partie ou la totalité de son existence, se nourrit de substances produites par un autre être vivant sur lequel ou dans les tissus duquel il vit, lui causant un dommage."
Jérôme Gurdyk Dit Hurdyk a pour l'instant 2293 amis sur Facebook et envoie systématiquement les mêmes mails, les mêmes commentaires, avec le même ton désinvolte, vouvoiement dévoyés et démagogiques teintés d'une prose à peine plus digne que celle d'un professeur de français maniéré visant à accaparer la naïveté ou la bienveillance des pauvres et jeunes gens. Les mots semblent s'adresser à une personne en particulier, mais non il s'agit en fait d'un message collectif. Plusieurs boîtes mails en font les frais, professionnelles notamment, et malgré les retours nombreux, jamais il n'a réussi à enlever une adresse de ces mailings-listes. D'autres personnes parlent de harcèlement, oserai-je un qualificatif supplémentaire ?
Le phasme n'est pas un parasite mais il bataille dans le bon sens.
Une critique", Ã Margaret Thatcher :
"Tu étais là -bas. Arrivé déjà bourré de préjugés (bon, ça arrive).
T'as détesté (je vois pas où est le problème, chacun ses goûts). Pourquoi ne pas avoir fait part de ton "dégoût" et de tes critiques au chanteur? ("bouh, tu chantes pas bien, t'es vilain, tu plais aux filles que j'arrive pas à foutre dans mon lit, même après 38 bières, tu lis Lautréamont et moi Bukowski, ta belle bouille me revient pas, sans que je sache l'expliquer...",
Le journaliste gonzo a des couilles, habituellement.
Je suis étonnée (quoique...la lâcheté est si courante, de nos jours)."
Vous vous dîtes critique cinéma, et bien faites donc un article sur Nash c'est un véritable personnage. A la différence de vous, il n'a pas survolé quelques pages du net pour attaquer Jérôme sur quelque chose qui vous semble relever de sa psychologie individuelle, il a écouté ses albums, il a lu Lautréamont (et pas simplement Bukowski), et il a passé des nuits à écrire cette chronique avec style, avec verbe, alors même qu'il s'agissait d'une demande réelle du JHG lui-même (demande appuyée pendant deux très longues années).
Pouvons-nous lire un de vos articles ?
"Une façon de faire", à Pas d'accord :
"C'est un registre qui n'a pas à séduire tout le monde, mais qui a suffisamment de prédécesseurs reconnus (Cave, Waits, pour ne citer que ceux-là ) pour avoir sa place dans le paysage du rock français. J'aime beaucoup les textes, aussi. Comment peut-on s'acharner sur quelqu'un qui connaît et tisse à même la langue française mieux que tous les chantouilleurs actuels réunis ?"
Cave et Waits ! C'est une blague ? Je ne suis pas d'accord Pas d'accord. Jérôme ne fait pas d'accord sur scène, Jérôme n'est pas accordé sur scène, Jérôme n'est accordé avec personne sur scène, Jérôme n'est d'accord avec personne sur scène, Jérôme ne donne son accord à personne sur scène. Je me souviens cette scène terrible où deux choristes interviennent gentiment pour faire des choeurs. Juste là , à côté du pylône, dans l'ombre, où personne ne peut les voir. Puis, j'ai cru voir un geste désinvolte, un soufflé, l'esquisse d'une grimace qui transpire : "je ne vous entends pas, approchez vous du micro". Évidemment, leur micro n'était pas branché sur la console. Une question tout de même, il y avait bien un second micro sur scène ? Si, si, celui que personne n'a touché. Peut-être aurait-il pu leur donner ?
Drôle de façon d'agir...
Zut, c'était le 34ème.
février 27, 2009 par - - Anonyme , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 249
Zut, c'était le 34ème. Heebooh, tu m'as devancé.
Trop de groupes mauvais
février 27, 2009 par - BSTR , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 250
Trop de groupes mauvais polluent la sphère du médiocre.
Cher Nash, Votre article est
février 27, 2009 par - Jérôme Gurdyk dit Hurdyk , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 252
Cher Nash,
Votre article est amusant et bien troussé. Je me suis bien amusé à lire cela ainsi que les commentaires. Et, vraiment, c’est trop d’honneur que l’on me rend par ici. Ah ! déranger à ce point…voilà qui est parfaitement délicieux, euphorisant, jubilatoire pour ainsi dire. Ha !
Toutefois, j’aimerais sur quelques points précis :
1/ A propos de la vidéo :
Le son de la vidéo étant parfaitement saturé, il est absolument impossible se faire un avis objectif sur la prestation. Je renvoie donc les chers lecteurs de Gonzaï à ceci : http://www.myspace.com/hurdygurdytheband pour connaître la musique de mon petit orchestre d'une manière plus réaliste).
Ceci étant, votre vidéo ne m'embarrasse en rien et je ne vous demande absolument pas de la supprimer. Mais, crois-je, il eût été élégant de demander mon accord pour utiliser les images, non? Mais, rassurez-vous je n'ai en aucun cas les mœurs policières.
2/ A propos de la balance et de ses horaires :
Contrairement à ce qui est dit dans le corps de votre texte, l'OPA n'ouvre ses portes aux musiciens qu'à 18h30. Après installation du matériel, la balance du groupe qui jouait après nous a dû commencer vers 19h30 et la nôtre, bien malgré nous, vers 20h30. Comment commencer à 20h dans ces conditions? Anyway, notre concert était annoncé à 21h par l'OPA et nous avons commencé à 21h15... Vous êtes tatillon comme un inspecteur des impôts, cher ami.
3/ A propos d’Hurdy-Gurdy :
Il faut que vos lecteurs sachent que l’on peut avoir un avis radicalement différent du vôtre. J’en veux, par exemple, pour preuve les chroniques suivantes :
http://blogs.arte.tv/Le_poing_et_la_plume/frontUser.do?method=getPost&po...
http://www.tatapoum.net/idisque/?D=51096
http://www.rocknfrance.free.fr/chroniques.php?id_album=11052
Oh, et puis l’OPA était bien plein, non ?... Ah oui, je paie sans doute les gens pour venir, c’pas … A propos de la mailing list, que je n’ai pas personnellement gérée pendant deux ans, je n’en ai récupéré la responsabilité que depuis peu ; et, depuis lors, j’assure que les adresses en sont retirées dès que l’on m’en fait la demande.
4/ A propos de vos méthodes journalistiques :
Vous dites, dans un des commentaires qui précède, je cite "aller au front"...
Pourtant, Nash, vous n'êtes à aucun moment venu me voir, vous ne m'avez à aucun moment demandé l'autorisation de filmer (que je vous aurais d'ailleurs accordée... Vous êtes même allé jusqu'à filmer la balance si j'en crois l'un de vos commentaires qui précèdent... Voilà qui montre bien l'état d'esprit particulier qui vous animait... Jusqu'où êtes-vous prêt à aller dans ces méthodes de paparazzi ? Voulez-vous assister à une répétition? ou à une séance de brossage de dents? Vous serez toujours le bienvenu, soyez-en assuré.) et vous ne signez pas vos articles de votre vrai nom (quoique je connaisse votre véritable patronyme, rassurez-vous, je ne le dévoilerai pas ici, ce n'est pas dans mes méthodes ; je vous ferai en revanche parvenir un petit courriel privé pour vous prévenir de la publication de la présente réponse. A propos de noms, sachez que "Gurdyk dit Hurdyk" est bel et bien mon patronyme officiel, aussi étrange soit-il, et que "Hurdy-Gurdy" est le nom de mon groupe)… Enfin, l'injure qui domine dans votre texte m'a semblé bien faible en teneur argumentative (A ce propos, quand j'étais petit, j'adorais aussi écrire des choses pamphlétaires mais au moins avais-je le courage de m'en prendre à des intouchables et véritables privilégiés sociaux. En effet n'eût-il pas été plus courageux de vous attaquer à un plus gros poisson que moi? car, pour ma part, soyez satisfait, je considère n'être pas grand-chose en effet dans le paysage musical français.)
Aussi comment ne pas s'interroger sur la crédibilité de vos méthodes journalistiques ?
Récapitulons :
- vol d'images,
- montage malhonnête de ces images ;
- son saturé de ces images ;
- citation des textes tout à fait hors contexte ;
- propos injurieux ;
- propos mensongers ;
- signature de l'article au moyen d'un pseudonyme.
La classe… Décidément, quelle leçon de journalisme, d’élégance et de courage, mon cher Nash... Et du haut de votre mètre quatre-vingt dix, vous êtes en vérité un maitre en la matière.
5/ A propos de votre vie :
Il faut que je vous dises que je m’inquiète pour vous.
En effet, je note que votre sentimentale n'a pas l'air de vous donner entière satisfaction.
Je vous cite :
"Ces dernières semaines, j’ai passé l’essentiel de mon temps à lire, boire de l’alcool et tenter de séduire les filles (la vie de rêve, quoi). Malheureusement, les résultats obtenus dans ce dernier domaine n’ont pas vraiment été ceux escomptés : rien, zéro, que dalle. Et ce, malgré une stratégie de conquête sexuelle finement pensée (on prend un verre, on parle, on nique). Il fallait être lucide, je m’étais empâté. [...] Je devais me ressaisir. [..] Il en allait de mon avenir sexuel…"
Est-ce donc une légère frustration qui expliquerait l'épaisseur grasse de... votre débit? Il en va de votre "avenir sexuel", dites-vous... Ma foi, je suis ravi de ne pas vous avoir laissé tout à fait indifférent et... sachez-le, mon cœur est tout à toi, grand fou ! Ha!
Vous avez l'air si seul et si désœuvré… L'écoute d'un disque puis celle d'un concert d’un groupe que vous savez ne pas aimer... Pourquoi perdre autant de temps à ce que vous n'aimez pas?... Ce d'autant plus que vous aviez déjà assisté à l'un de mes concerts... Rien d'autre à faire? Si vous avez besoin de quelqu'un pour parler, je serai toujours là pour vous.
En guise de conclusion :
Enfin ce n'est pas grave que tout cela puisque, au final, l'énergie (Diable, quelle vindicte...) et le temps que vous m'avez consacrés ne sont pas loin de m'honorer et je me suis, pour le moins, bien amusé à lire tout cela et à y répondre. Pour être bien aimé, il faut être bien détesté et il paraît que l'on compte la valeur d'un homme au nombre de ses ennemis ; je suis à présent pas peu fier de vous compter parmi ceux-ci.
Et je ne vous remercierai jamais assez de m'avoir assuré une telle réclame. Je n’en demandais pas tant.
Je vous aime bien ; ad vitam aeternam ; même si ce culte que vous semblez me vouer, pourrait presque me faire rougir tant votre hommage me semble excessif.
Continuez, vous avez sans doute des talents.
Bien à vous,
Jérôme Gurdyk dit Hurdyk
Dans un souci d'intégrité,
février 27, 2009 par - Maryse , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 253
Dans un souci d'intégrité, après avoir lu cette chronique et visionné la vidéo, je suis suis allée sur le profil facebook de cet auteur-compositeur-interprète et je n'ai réellement qu'une seule chose à te dire Nash, félicitations pour le courage dont tu as fais preuve en écoutant son disque (au bout de quelques extraits, j'ai abandonné) et en te rendant à son concert!!!
Cher Jérôme, Tout d’abord
février 27, 2009 par - - - - - - - - - - Nash , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 256
Cher Jérôme,
Tout d’abord merci (sincèrement) d’intervenir sur ce site. Ravi que cet article te plaise et je vais donc essayer de répondre à quelques unes de tes interrogations, dans l’ordre que tu as toi-même initié dans ton commentaire précédent.
1/ "Le son de la vidéo est saturé". Et oui. Je confirme et j’en suis le premier navré et c’est bien pourquoi j’avais déjà cité en note de bas de page le lien de ton groupe (qui fait donc doublon avec le lien que tu as mis, chenapan, dans ton commentaire). Et quant à demander l’avis de quelqu’un pour diffuser la vidéo, c’est gentil mais j’ai déjà un patron à Gonzaï, le seul à même de me donner des recommandations et le seul dont j'accepte les ordres...
2/ Mea culpa pour la ½ heure de balance décalée… Quoique, à lé réflexion, non. Quand on propose une prestation publique, on s’adapte aux contraintes. En 2006, un groupe n’a eu droit qu’à 15 minutes de balances, lui…
3/
- Ne t’inquiètes pas. J’ai conscience que certains lecteurs peuvent avoir un avis différent du mien. D’où la présence de commentaires divergents sur le site et qui ne sont - et ne seront - pas retirés. La globalité des points de vue est la meilleure chose qui puisse exister…
- Je confirme, il y avait du monde à l’OPA. Tant mieux d’ailleurs. Il n’y a rien de plus plaisant que de voir un public se déplacer dans une salle de concert. Ce qui ne veut pas dire que tout le monde doit être d’accord avec la prestation scénique SEULEMENT parce qu’il y a des gens dans la salle. Certains, et même beaucoup, sont venus pour te voir jouer, sûrement, mais la présence du public n’est pas obligatoirement un gage de la qualité des bands qui joueront. Tu sais, il m’est arrivé de chroniquer des groupes formidables devant un parterre quasi-désert et d’autres beaucoup moins formidables devant du monde…
- La mailing-list que tu n’aurais pas personnellement gérée depuis deux ans… Mouais, j’ai un petit doute là -dessus, mais bon, puisqu’il semble que tu assumes à nouveau sa gestion, je te fais confiance pour arranger les choses…
4 / N
- Non, en effet, je ne te demande pas ton avis ; il ne m’intéresse pas. Oui, filmer une balance est intéressant (tu me proposes bien de voir une répétition, toi), parce que ça ne se lance pas comme ça, un set, et ça montre la capacité (ou pas) des artistes à s’adapter aux contraintes (techniques, matérielles, humaines). Et aux horaires, aussi…
- La répétition, peut-être, mais dans ce cas il faudrait faire un reportage (pour montrer l’évolution qui existe entre les premiers jets et le résultat final) et un reportage entier sur toi, je t’avoue qu’honnêtement non, ça ne me motive pas des masses. Alors la répétition peut-être un jour, et ton brossage de dent tu te le mets ou tu veux (et avec la profondeur qui te conviendra…)
- Non, effectivement, je ne signe pas de mon vrai nom. Ca s’appelle un pseudo (tu sais, comme Lautréamont pour Isidore Lucien Ducasse). Remarque, j’aurais bien pris « Compte de St-Germain », mais c’était déjà utilisé… Je crois savoir que tu lis beaucoup, alors tu auras sans doute remarqué que l’utilisation d’un pseudo ou d’initiales est très courant dans le milieu littéraire, journalistique, éditorial… Ca se fait aussi souvent dans le milieu musical. Il y a des gens qui font la différence entre leur vie publique et leur vie privée. Ca évite les ridicules menaces, genre " Hin, hin, attention, je connais ton patronyme...", etc, etc. S’il y a des gens qui préfèrent mélanger sphère publique et sphère privée, libre à eux mais ils doivent en assumer les conséquences. Tu vois, vieux frère, je ne cite que les informations que les artistes donnent dans les sites de diffusions publiques et quand ils se présentent comme tels… Tu aurais eu un nom d’artiste comme « Bob » ou « Truc », par exemple, tu aurais été présenté au nom de « Bob » ou « Truc ». Tu te présentes artistiquement en tant que JHG ou JG dit H, tu es donc cité avec ces noms. Quant aux informations privées, elles ne sont jamais dévoilées (déontologie, quand tu nous tiens). Mais je te propose une interview pour en discuter. Les nouveaux locaux de Gonzaï ne sont pas très loin de chez toi et comme on travaille pour le même service public, toi et moi, on peut trouver certainement un créneau…
- Les « gros poissons », comme tu dis, ont déjà une couverture médiatique et celle-ci étouffe les « petits », ce qui est intolérable. En ce qui me concerne, je ferai tout pour encourager et donner un écho aux artistes qui le méritent et particulièrement ceux qui n’ont que trop rarement accès aux médias… Et inversement s’ils ne le méritent pas.
D’ailleurs, je me permets de te rappeler que tu es le premier à citer à tour de bras les avis positifs sur ton compte (et que tu l’as encore fait dans ton commentaire précédent). Ne crachons pas trop dans la soupe, veux-tu….
Et la façon dont tu te considères t’appartient…
" Vol d'images…"
Pas vol d’images, Jérôme, puisque c’est moi-même qui les aient prises, ces images. Utilisation d’images sans le consentement de l’artiste, ça oui, en effet. Tu me diras, c’était une prestation publique (et non privée), annoncée publiquement, sous un nom « public » d’artiste. A suivre, donc sur une autre voie ? Je suis partant…
" Montage malhonnête de ces images…"
Montage tout court, Jérôme. Montage tout court. La malhonnêteté aurait été de trafiquer ces images ou le son. Ce qui n’a pas été le cas. Tout est vrai dedans…
" Son saturé de ces images…"
Et oui…J’en suis, et je me répète, le premier navré, mais mon salaire ne me permet d’acheter que ce qui correspond à mon budget…
" Citation des textes tout à fait hors contexte…"
Hors contexte quand je cite les paroles d’une chanson dont je suis en train de chroniquer l’album ? Il faudra m’expliquer, ou me dire la prochaine fois ce que tu veux que je mette ou pas. Limite, tu écriras l’article à ma place, hein…
" Propos injurieux..."
Non, métaphores. Un peu comme quand tu dis que tu fais le phasme…
' Propos mensongers…"
Lesquels, s’il te plaît ? Tu pourrais me les citer ?
5/ Merci de t’inquiéter de ma vie sexuelle, mon ami, mais ne t’en fais donc pas, je m’en occupe moi-même.
Frustration ? oui, sûrement. Tu sais, je suis un type frustré moi, à la base. Je me pose régulièrement des questions, remets en perspective certaines choses, tout ça… C’est bien, je trouve. Ca rend humble et ça permet d’avancer. Le sens du questionnement de soi est positif. Rien de plus désagréable qu’un individu à l’ego démesuré qui ne se remet jamais en question…
"Ton cœur est tout à moi… ".
C’est gentil, mais non. Mais ceci dit, merci. En effet, ça va beaucoup mieux depuis. On peut dire que tu as été d’utilité publique ce soir-là , vieux pote…
"L'écoute d'un disque puis celle d'un concert d’un groupe que vous savez ne pas aimer... Pourquoi perdre autant de temps à ce que vous n'aimez pas? "
Parce que ça s’appelle de la conscience professionnelle, tiens… Il ne faut jamais rester sur une première impression. On peut parfois être surpris, se dire qu’on avait mal perçu certaines choses la première fois, ou reconnaître aussi que le groupe a pris une nouvelle orientation intéressante… Pour l’anecdote, Lester Bangs avait fait une chronique assassine du MC5 pour, quelques années plus tard, en faire une dithyrambique. J’ai moi-même déjà écrit quelques articles durs sur des combos – et dont certains sur des gens que j’aime beaucoup – pour en rédiger ensuite de très bons sur ces mêmes groupes. L’indispensable remise en question est nécessaire pour tout le monde, artiste ou chroniqueur, et si un jour il m’est donné d’apprécier ton travail, je serai – et je ne plaisante pas – le premier à te soutenir….
"Pour être bien aimé, il faut être bien détesté et il paraît que l'on compte la valeur d'un homme au nombre de ses ennemis ; je suis à présent pas peu fier de vous compter parmi ceux-ci…"
C’est là où tu fais peut-être une erreur, Jérôme. Je ne te déteste pas. En ce qui me concerne, je fais la différence entre l’artiste public et la personne privée. Je peux détester le travail professionnel d’un individu et l’apprécier dans la vie privée. Malheureusement, il existe des gens qui ne comprendront jamais cette distinction. Quand Breat Easton Ellis a écrit "American Psycho", un roman, il a été menacé de mort et a dû vivre quelques temps sous protection policière parce que certains abrutis ont pensé qu’il était ce qu’il écrivait... Idem pour Marilyn Manson ou Ice T. (période Bodycount)…Alors non, je ne te déteste pas. Remlarque, j'ai pas un amour particulier pour toi non plus. On ne sera sans doute jamais ami, mais ennemi, bof, ça ne m'intéresse même pas...
Allez Gonzaï !!! Je propose
février 28, 2009 par - Disso , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 257
Allez Gonzaï !!! Je propose qu'afin d'animer encore plus ce site (qui l'est déjà tout de même pas mal), Bester Langs procure des gants de boxe à ses chroniqueurs et aux chroniqués et qu'ensuite la video soit postée sur le site.
Sinon, je n'aime pas ce que fait ce monsieur Hurdy Gurdy mais je trouve la chronique de Nash un brin outrancière, je pense qu'il s'agit d'un "jeu", que monsieur Nash écrit fort bien et qu'il se laisse un peu emporter par sa plume, en l'occurence.
Ceci-dit, j'ai beaucoup ri.
Gonzo = Bonzo Longtemps, la
mars 1, 2009 par - "Lu sur les Inrocks.com" , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 258
Gonzo = Bonzo
Longtemps, la France a compté plus de rock-critics dignes d’un rayonnement international – de Philippe Garnier à Yves Adrien – que de groupes de rock pouvant revendiquer cet honneur. Mais depuis que Daft Punk, Air, Justice, Phoenix ont enfin placé la France sur une carte mondiale de la musique, c’est exactement l’inverse : la rock-critic à la française, littéraire, pompeuse et hautaine, a fait long feu. Elle semble fossilisée, engoncée dans un quant-à -soi et un parisianisme de salon qui, vu de province, la rend encore un peu plus abjecte, antipathique et précieuse-ridicule. Se référant encore et toujours à de glorieux aînés comme Nick Kent, elle se contente aujourd’hui de vivre par procuration ses rêves de débauche et de flamboyance, sans même se rendre compte du grotesque de ses poses et prétentions dans une industrie totalement nettoyée des excès, de la démesure et, en un mot, des artistes. Car travailler dans le rock aujourd’hui est à peu près aussi exaltant, dangereux, glorieux et désirable qu’une carrière de conducteur de tramway automatisé – même le métier de broker fait plus fantasmer le gogo.
Alors voilà : il n’est plus supportable de lire les avis pontifiants et même pas renseignés, les certitudes embarrassantes et les exercices de styles laborieux de quadras qui vivent encore, grands enfants dramatiques, dans une BD dont le scénario a été écrit il y a trente ans par des têtes brûlées qui leur aurait pissé sur leurs chaussures d’occasion – seuls les rock-critics portent ces souliers vernis qu’ils imaginent dandys Nick Cave, achetés chez Emmaüs à un mort. Vous les reconnaitrez facilement aux concerts, en meutes ricanantes et blasées, à essayer d’extorquer à une attachée de presse trop poire leur bière tiède du soir : ils ont des avis sur tout, mais des opinions sur rien.
Ils se gargarisent de gonzo journalisme, mais certains vivent encore à 40 ans chez leur mère, ne mettant leur existence en danger que pour traverser la rue, acheter chez Monoprix du thé anglais. Ils reviennent alors chez eux se réfugier entre des murs de vinyles que trente années de mise à l’épreuve ont finalement trié, hierarchisé : incapables de se prononcer en direct sur l’importance ou non d’un groupe, il leur faut énormément de temps, d’autres avis, de reniements et de lâcheté, pour former leur opinion. Souvent, un groupe est mort depuis belle lurette – de Joy Division à Jesus & Mary Chain – avant que la rock-critique française ™ n’ose se prononcer, statuer solennellement sur son cas. On se croirait au Sénat.
Piètres écrivains, romanciers frustrés, ils se gargarisent d’auteurs maudits, souvent des salopes d’extrême-droite de l’entre-deux guerres, dont ils vénèrent le style éblouissant en se gardant bien d’émettre la moindre opinion sur les agendas politiques. Ils sont de toute façon tellement réactionnaires et provocateurs à la petite semaine qu’un peu de droite raide à la papa ne leur fait pas peur.
Vieux garçons gangrenés de manies et de lubies, ils pensent que le rock ne peut se passer d’eux, parasites dérisoires rendus caduques et eunuques par une génération de bloggeurs pour qui la musique compte vraiment, viscéralement. Alors que chez ces divas évidées, elle n’est plus qu’un prétexte pour quelques idées recyclées, quelques méchantes remontées d’aigreur et quelques bons mots empruntés.
http://blogs.lesinrocks.com/musique/?p=158
J'espère simplement que ce
mars 1, 2009 par - Bester , 1 an 2 semaines ago
Comment id: 259
J'espère simplement que ce n'est pas Burgel qui a posté ce dernier commentaire, auquel cas je lui demande aussi de nommer précisément les cibles de son article, afin que chacun puisse arrêter les suppositions. Lorsque je dis ici que je n'aime pas les Inrocks, ils sont nommés.
Merci pour ce grand moment de
mars 8, 2009 par - Sfar / Gaël , 1 an 1 semaine ago
Comment id: 385
Merci pour ce grand moment de chronique.
A la rigueur cet artiste je m'en tape complètement tant ce papier est un délice.
Merci encore de ce bon moment passé à le lire !
Ben mon vieux! En voilà une
mars 8, 2009 par - christel , 1 an 1 semaine ago
Comment id: 386
Ben mon vieux!
En voilà une qui en fait couler de l'encre!
J'ose à peine dire ce que j'en pense...
Pourtant, j'ai bien ri ! et comme je suis curieuse , je suis allée voir sur son myspace.
Mais pas longtemps, pas pu tenir...
Bref moi qui ne supporte pas qu'on ne m'aime pas, je préfère m'en tenir à mes nouvelles érotiques: trop dangereux la musique!
Je t'embrasse
Enfin!! J'ai enfin pris le
mars 8, 2009 par - FLO;P DE BAGNEUX , 1 an 1 semaine ago
Comment id: 387
Enfin!! J'ai enfin pris le temps de lire ta chronique...(je sais,mais bon...) sur ce chanteur qui ,semble t il ,ne fait pas parti de tes proches amis...Je dois dire en toute sincérité que ce Monsieur semble dénué de tout sens musical , trop occupé a ressembler a ces chanteurs francais qui font notre fierté tel Arthur H...Son attidude scénique me fait penser fortement aux cris d'un "Coyotte en Détresse"et,c'est pour cela,qu'encore une fois, je suis en accord total avec ton oreille musicale légendaire, mon JP ,qui a scellé jadis notre amitié...Big Kiss à toi Nash!
Tel le médecin se rend là où
avril 13, 2009 par - Fabien , 48 semaines 5h ago
Comment id: 917
Tel le médecin se rend là où se trouvent les malades pour exercer son art, le philosophe doit se rendre là où se trouvent les idiots (attribué à Diogène).
Philosophe, je le suis assez pour me tenir d’ordinaire à l’écart du web et de ses légions de bloggers et forumeurs prétentieux gargarisés de leur gloire minuscule et de leurs certitudes imbéciles ; philosophe, je ne le suis plus assez à la lecture de ce genre de démonstration de bêtise crasse, particulièrement lorsqu’un ami est la cible de celle-ci. Jérôme n’a certes pas besoin de moi pour se défendre et ce n’est pas l’objet de mon message, qui s’adresse d’ailleurs presque plus à tes supporters qu’à toi-même (mais tu dois bien être du genre à te répondre à toi-même histoire d’en remettre une louche).
D’habitude je suis assez client des (trop rares) plumes qui n'hésitent pas à malmener les vaches sacrées du rock, ou de toute autre forme d’expression artistique, et les imposteurs en tout genre... y compris avec mauvaise foi, y compris même sur mes groupes favoris, pourvu que cela soit fait avec esprit et talent ; mais la mauvaise foi même est un art... or qu’avons nous là ? Quelque chose que j’hésite à qualifier d’article, qui n’a à peu près rien à voir avec la musique et qui déroule l’habituel vocabulaire du pamphlétaire amateur se rêvant en quelque Thompson ou Bangs mâtiné de Desproges... mais sans la culture, la verve jubilatoire, l’humour et le style de ceux-ci ; autant d’énergie consacrée à nuire à autrui relève à l’évidence davantage du règlement de comptes ou d’une antipathie exacerbée que de l’exercice journalistique, fût-il gonzo... ce qui invalide plutôt ta posture qualifiée par toi-même dans ta réponse à Jérôme de « conscience professionnelle ».
Plus inquiétantes et nauséabondes sont certaines réactions dans les commentaires où, planqués derrière écrans et pseudonymes, on n’hésite plus à qualifier quelqu’un de « merde », de parler d’individus qui n’ont « rien à faire sur des scènes », de « justice pour tous », de » rétablir la vérité »... Allez-y petits nazillons, faites-vous plaisir et n’hésitez plus à sortir votre lüger (d’ailleurs quelqu’un parle de sniping dans les commentaires) ; grâce en soit rendue au web qui nous ramène aux heures glorieuses de la veulerie franchouillarde et des autodafés. Puisque tu affectionnes les métaphores, grande était la tentation de te retourner celle du pou ou du ténia, mais tu l’aurais peut-être pris pour un compliment ; moi je te vois plutôt comme un bousier, absurde insecte sisyphe poussant ta pelote fécale grossissante des commentaires de tes fans toute une vie durant, dans l’aigreur et la frustration.
Résumons : aucune analyse pertinente, pas d’intelligence dans le propos, pas vraiment de qualité littéraire non plus, juste une diatribe lâche et inutile doublée d’un (assez grossier) exercice d’autofiction de plus comme il y en a tant qui polluent la toile, tel justement ces pages myspaces d’artistes médiocres tant fustigées ici ; tout cela est vain et malheureusement, le fait de prendre la peine de t’écrire ces lignes l’est presque tout autant ; la vie est courte et c'est une heure de trop que je viens de consacrer à toi et tes ouailles fascisantes...
Aaah, Fabien ! Le photographe
avril 30, 2009 par - - - - - Nash , 45 semaines 3 jours ago
Comment id: 1169
Aaah, Fabien ! Le photographe officiel d'Hurdy-Gurdy (ben oui, hein ; pas très difficile à te reconnaître quand on traine un peu dans ce milieu...)
C'est violent, dites donc, le
juin 23, 2009 par Anonyme , 37 semaines 6 jours ago
Comment id: 1766
C'est violent, dites donc, le monde de la critique!
Je trouve tout cela démesuré, quels que soient les goûts des uns et des autres...
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