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C’est bien c’est nouveau : L’Effondras

Souvent relégués au fond de top 10 d’artistes à suivre parrainés par des marques de téléphone, ils luttent contre 60 ans d’histoire pour se faire une place dans le cœur d’auditeurs qui croient avoir tout entendu. Aujourd’hui, un groupe lyonnais qui, pour une fois, ne s’est pas trempé le pénis dans un gros bol de post-rock contestataire.

C’est pas qu’on ait quelque chose contre les groupes issus de la Capitale des Gaules, mais la majorité des rockeurs issus de la contrée de Gérard « heavy » Collomb :

– font la gueule
– sont d’extrême gauche
– jouent dans des squats anarchistes
– citent Fugazi avec une larme de nostalgie qui coule jusqu’au fond de leur slip confectionné selon les critères éthiques et écolo-responsables en vigueur à Trouduculand.
– refusent de monter à la capitale (la vraie) et préfèrent faire carrière dans un périmètre circonscrit à la zone Villeurbanne / Villefranche sur Saone (les plus téméraires, parfois, s’aventurent jusqu’à Saint-Etienne).

Maintenant qu’on a à peu près brassé tous les clichés sur cette étrange famille d’insoumis, arrivons-en à l’essentiel, à savoir le nouvel EP de L’Effrondras, un groupe de post-rock (oui, désolé) qui a au moins le mérite de servir une musique moins triste que la majorité de ses voisins. De toute façon, L’Effondras vient de Bourg en Bresse. C’est un trio, ils font le bruit de cinq. « Les Flavescences », le dernier né, pourrait se résumer comme une partie de bras de fer entre fans de Tortoise, Earth et Rien (un autre groupe lyonnais atypique). Vous n’y croyez pas ? Ca vous démanger de placer un commentaire d’insulte en bas de ce torchon ? C’est votre droit. Mais commencez par regarder la session live de Lux Furiosa. Cela ne devrait pas vous demander beaucoup d’efforts, c’est juste en dessous.

Outre le fait qu’on puisse saluer le non-port du bermuda contestataire, L’Effondras sonne surtout comme le mot « effronté ». Le groupe, lui-même, se qualifiant de « belle saloperie pour qui aime les musiques répétitives mais déteste les répétitions », il n’a pas beaucoup à envier aux pointures Stoner internationales qui, tous les ans, ruinent les tympans de quelques milliers de français. Après s’être isolés dans le parc des Cévennes pour enregistrer ces « Flavescences », le mieux qu’on puisse leur souhaiter est qu’ils soient repérés par les affreux de Mogwai pour des premières parties après lesquelles le groupe anglais, dépité, déciderait d’arrêter sa carrière pour emménager dans une colocation étudiante pas loin de la place Bellecour. A défaut d’y jouer, ils pourront toujours faire la manche.

L’Effondras // Les Flavescences // NoiseParade et Dur et Doux
https://leffondras.bandcamp.com/

07.12.17 @ El Doggo | limoges (21)
10.12.17 @ Kultura | Liège (Belgique)
14.12.17 @ Jack Jack | Bron (69)
15.12.17 @ Centre Culturel Paul Baillard | Massy Palaiseau (91)

3 Comments

  1. Jean Satan

    20 septembre 2017 at 12 h 10 min

    Ca marchera jamais !

  2. Stefan

    20 septembre 2017 at 17 h 08 min

    Rectification: Rien est un groupe grenoblois

  3. Vernon

    20 septembre 2017 at 22 h 16 min

    RIEN est de Grenoble, Mogwaï, d’Ecosse, Môssieur.

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