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Avec l’EP « Reptile » Moodoid fait peau neuve

Nouveau groupe, nouvelles fringues et nouvelles priorités dans ses morceaux : j'ai rencontré l'animal dans les locaux de son label pour comprendre sa mutation.

« Reptile » produit par Pierre Rousseau de Paradis, ce sont cinq titres funk, rock mais surtout disco 80’s, façon Gainsbarre au Palace. Et c’est bien la nouveauté dans l’histoire, parce que si la présence de sons électroniques se faisait déjà ressentir dans les projets précédents, la prédominance sur les instruments acoustiques est aujourd’hui claire. Et le tout est accompagné de textes en français et d’un délire toujours très psychédélique. Pour en savoir plus sur l’univers de Pablo, pleins de couleurs, appuyons maintenant sur le gros tube.

Comment s’est passé la rencontre avec Pierre Rousseau?

J’ai rencontré Pierre et le groupe Paradis parce qu’on a le même tourneur, j’ai très vite sympathisé avec eux en tant qu’ami plus qu’en pensant un jour travailler avec eux. Pierre est un très grand mélomane qui a une culture musicale énorme et on s’est retrouvé dans beaucoup de goûts musicaux en commun comme la pop japonaise des années 80. A l’époque, j’étais en train de faire mes premières musiques et notamment Planète Tokyo, que je lui ai fait écouter et il a adoré, du coup il m’a proposé qu’on le fasse ensemble, on a testé une sorte de processus de travail là-dessus et vu qu’il était content du résultat, on a décidé de faire tout les autres morceaux.

La composition instrumentale de l’EP est différente de ce dont on pouvait avoir l’habitude avec tes anciens projets, comment t’en es venu là ?

J’avais envie de ce côté samplé, ce sont des vraies basses, batteries, tout ça mais dans le traitement j’avais envie que cet album ressemble à un album de remix presque, j’avais envie que la version originale soit comme un remix. On s’est inspiré du disco et de toute la période Larry Levan, Arthur Russell, cette période où ils sortaient des vinyles sur lesquels il y avait toujours des extended versions, des maxis…

Tu réalises beaucoup de tes clips. Tu te définis même comme « un cinéaste qui ferait de la musique », tu peux nous expliquer ?

Bah c’est vrai que cette phrase je la pense toujours, mais dans le sens où Moodoid est un moyen pour créer un univers visuel. C’est vrai que la musique a un truc assez cinématographique, en tout cela m’inspire des images.

Toute l’influence rock psyché, c’est une page qui se tourne ou tu vas y revenir ?

Je trouve que dans l’album il reste un univers psyché dans le sens ou c’est de la musique très pleine, assez bruyante, c’est un évènement sonore où il y a beaucoup de chose, beaucoup moins rock certes, mais je pense que c’est un truc que je vais garder pour le live, avec trois guitares sur scène, c’est un environnement assez propice au rock’n’roll.

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Tes influences sur tes projets précédents étaient Gong, Animal Collectif, Dirty Projector, aujourd’hui tes influences sont…

A l’époque, le premier album on l’a fait avec Nicolas Verne – qui est le producteur qui a fait les premiers albums d’Animal Collectif et Dirty Projector – c’était une période où j’étais un peu dans la recherche de ce genre d’esthétique en effet, un truc rock indie et assez progressif. Cette fois j’ai choisi de travailler avec Pierre parce que j’avais envie de quelque chose de plus électronique, avec ce gros coup de cœur pour le Japon et la musique de là bas. Je sais que Gonzaï déteste, mais je suis un grand fan de Steely Dan, ahah ! Pour cet album la j’avais envie de faire quelque chose comme ça, mais version 2017, avec quelque chose de plus électro, c’est pour ça que le processus est vachement classique, et enregistré sur bandes avec des musiciens hyper forts.

Bon, moi je suis venu pour la promo de l’EP et toi tu me parles que d’un album, c’est prévu pour quand ?

Pour le début de l’année, je parle beaucoup de l’album parce que y’a trois morceaux de l’EP qui seront dessus et qui font partie de l’histoire à venir.

Moodoid // Reptile // Because Music
https://www.facebook.com/Moodoid/

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