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ALINE & BAXTER DURY
Pop, alcool et battle de hipsters

J'aime les concerts. Sauf que je suis un putain d'hyperactif à tendance impossible de suivre un truc plus de 15 minutes d'affilée. Du coup, j'ai trouvé la solution : prendre des photos. Aujourd'hui, Aline à l'anglaise et Baxter à l'envers.

Bon, l’information la plus importante de cette soirée est qu’il existe des hipsters de 60 balais et que c’est très gênant. Et que certaines personnes croient tout ce qu’on leur dit. Genre qu’une soirée avec 3 concerts peut être considérée comme un festival (Fireworks, pour être précis). Du coup il y avait au premier rang un mec avec un bonnet à motifs de Noël et des lunettes de soleil. Le gars s’est clairement cru à Solidays. Ambiance. Sur scène, un petit bout de Marie Flore, qui fait une pop torturée pas désagréable mais… je vais pas finir cette phrase car son réal, Robin Leduc, a fait un des meilleurs disque de chanson en français de la première décennie 2000, « Hors Piste » (il était alors produit par Fred Pallem, mais ça commence à faire beaucoup de mise en abîme).

Pour être 100% honnête, ce soir c’est Aline que je voulais voir. Pour cause, le groupe doit balancer ses nouveaux morceaux en exclu 100% garantie sans internet. Quelque jours après avoir dévoilé La vie électrique premier single pop 80’s groovy du disque du même nom qui sortira en juin (en juin, oui, allez comprendre l’intérêt de sortir un single 1000 ans avant le disque), on a eu droit à cinq ou six nouveaux titres. Sans surprise, la patte Stephen Street se sent. Et je suppose que comme pour le premier disque, les morceaux sont plus véner’ sur scène. Ce qui est agréable. A la fin du set après avoir dit à quel point c’était trop cool de jouer à l’Olympia, le chanteur Romain Guerret s’est trompé d’accord pour jouer le tube international (ou presque) Je bois et puis je danse. La honte. Mais bon, c’était l’anniv du batteur alors ça va. En fait j’ai pris des photos pendant tout le concert donc je me souviens pas de tout.

On fait un grand pas en avant depuis la fin des années 80 pour arriver 10 ans plus tard. Première remarque : Baxter Dury, c’est un peu comme si Damon Albarn avait trop écouté Joy Divison. Est-ce grave ? Disons que son flegme excuse beaucoup de choses. Après les 3 chansons réglementaires durant lesquels les photographes ont le droit de travailler – une meuf a le droit de rester plus longtemps, ce qui énervera mes potes qui trouvent ça trop injuste, mais j’ai toujours pas compris ce qu’elles en avaient à foutre, au fond – je vais écouter sur le côté droit de la scène, tout près de la sono. Normalement, je serais parti, mais pour une fois, j’étais accompagné. Alors j’ai dû trouver des occupations.

Déjà, j’ai remarqué qu’il y avait une petite enceinte qui faisait beaucoup de bruit et une très grosse qui servait à rien. Ce fut ma question existentielle de la soirée : pourquoi ? Je ne dirais pas que Baxter Dury est nul sur scène, car c’est faux. Mais sa musique ne se prête pas à l’exercice. Lui, par contre, si. Il est arrivé dans le noir entouré de guirlandes puis a fait allumer la scène et a commencé à boire du cognac (dans un verre, s’il vous plaît). A un moment, il a jeté des Fererro Rocher, et à un autre moment, il a jeté une mini-poupée gonflable noire. D’une part, c’est très raciste car la blanche et restée sur scène. D’autre part, vu la taille des poupées, je me pose des question sur la taille de l’engin de cet homme. Ensuite, un type est venu devant moi, a sorti un appareil photo argentique qui ressemblait un peu à un accordéon et a pris une photo qui sortira probablement mal cadrée et trop sombre. Mais bon, c’est de l’argentique.

Comme la musique n’était pas très intéressante, je me suis rendu compte que quand il y avait des filles mignonnes à côté, l’attente était moins longue. Surtout qu’elles faisaient un fight de regards avec d’autre filles qui dansaient derrière elle. Mieux qu’un safari. Le mec d’une des filles du gang du derrière (venu exclusivement pour voir la clavieriste, allez savoir pourquoi) s’est allumé une clope à 20 cm d’un mec de la sécurité. C’était drôle. Sinon, quand Baxter Dury a crié « show me your nipples » (ce type crie sans changer de faciès, c’est extrêmement bizarre), je pensais que ça allait devenir intéressant, mais personne a eu l’air de comprendre ce qu’il avait dit. Par contre, on a tous capté qu’il était méchamment bourré quand un techos a dû venir ramasser pour lui le micro qu’il avait fait tomber. Finalement, je me suis rendu compte que la fille que je trouvais bien dansait mal, ça m’a déçu, je suis parti avant le rappel.

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